Critique – Crisis

Publié le vendredi 16 décembre 2011 dans Critiques de GN

Par

Tags: , ,

--

J’ai eu l’occasion de participer au GN Crisis organisé les 5 & 6 novembre à Saint-Paterne Racan (37) par l’association Dreamcatcher, traditionnellement plus versée dans l’Airsoft scénarisé que le GN. Dans le cadre de ce jeu, Dreamcatcher a été largement soutenue par le toujours débonnaire Stéphane Chapuis, qui a pris en charge l’écriture du jeu.

Le présent billet se veut moins une critique d’un GN donné qu’une réflexion plus générale sur la cohabitation entre le GN et l’Airsoft. Comme cette réflexion demeure une perception personnelle (donc incomplète et partielle) d’une seule et unique expérience, je n’entends pas lui donner une valeur générale et absolue : c’est seulement un témoignage, mais je crois qu’il peut apporter des réponses à d’autres acteurs du GN ou de l’Airsoft, s’ils s’interrogeaient sur la pertinence de la rencontre entre les deux loisirs.

Ce témoignage sera également l’occasion de faire un peu de pédagogie, ce blog se destinant plutôt à de « purs » GNistes, sans expérience de l’Airsoft. En tout cas, c’était mon cas. Ce préambule très sérieux établi, nous nous autoriserons par la suite un ton plus léger et convivial. Certaines références ne sont pas destinées à un public né après 1981. Tant pis pour lui.

GN+Airsoft : noces de latex et de plastique

Sur un plan strictement technique, c’est une rencontre qui fonctionne très bien, pour peu qu’on garde à l’esprit les contraintes liées à l’emploi des répliques.

Si ce dernier mot vous intrigue, c’est que, comme moi il y a encore quelques semaines, vous n’aviez jamais fréquenté d’Airsofteur. Et qu’en bon ignorant, vous auriez dit flingue, gun, arme, pétoire, soufflant ou encore matos à viander, non sans prendre une posture rappelant l’affiche de Rambo III, en affichant un sourire carnassier et conquérant. Eh bien non, on ne dit pas arme, car ce n’en sont pas. Ce sont des répliques, et on ne se tue pas vraiment. On s’élimine, voire on se retire mutuellement, mais on ne se tue pas. 

Les contraintes liées aux répliques, donc : pour éviter de revenir d’un jeu avec Airsoft avec un oeil en moins, il est utile de porter des lunettes obéissant à des normes de sécurité. Ces lunettes existent dans des modèles variés et des coloris chamarrés, qui permettent a priori de se fondre discrètement dans n’importe quel univers contemporain / futuriste / post-apo / space-opera kitsch / cyber-kéké sans aucun problème. Comme ce sont des univers dans lesquels la question de la simulation des armes à feu se pose souvent, sachez-le : utiliser les lunettes comme prétexte esthétique pour ne pas recourir à l’Airsoft relève de la mauvaise foi (ou de l’ignorance). Parce qu’en plus, des lunettes, ça ne coûte pas cher (prix de départ autour de 10€, modèles déjà très satisfaisants autour de 15/20€).

 

lunettes-airsoft-gn-1.jpg

 

Plus avant : le seul contexte de jeu avec problématique « armes à feu » qui ne puisse pas se satisfaire des lunettes, c’est le Western. Espérons seulement qu’un fabricant lira ces lignes et se décide à concevoir une gamme de lunettes « OK Corral ready », et de voir enfin colts, peacemakers et winchesters (déjà disponibles, eux) s’exprimer en liberté. Car côté répliques, le choix ne manque pas : il semble possible, en survolant rapidement les boutiques en ligne et les catalogues de magasins spécialisés, de trouver absolument toutes les répliques adaptées à votre univers de jeu. Ce sera ensuite une question de budget : par exemple, même un petit Derringer, vous savez, ce tout petit pistolet pour dames, coûte beaucoup plus cher que ce que laisse entendre sa capacité de minutions (2 balles).

Ah non, pardon, les balles ça tue, on parle alors de billes. BILLES. Pardon, refera plus. Pour finir sur les lunettes, vous pouvez y aller les yeux fermés.

Maximum Double Gunfight Impact (100% safe)

 

Glissons doucement de la technique vers la mise en scène, en revenant sur les répliques : pendant plastique, métal et bois de la bonne vieille épée en mousse du GNiste, la réplique porte bien son nom : on s’y croirait. L’Airsoft a ce premier avantage de favoriser l’immersion, avant même d’avoir tiré la moindre bille. Lorsque s’approche de vous un personnage équipé avec de quoi envahir, seul, un petit pays africain ; quand ledit équipement vous fait drôlement penser au dernier action movie que vous avez visionné en cachette et en VHS, dans le secret de votre chambre d’adolescent attardé. Quand vous constatez avec effroi que ledit personnage se meut, court et s’exprime avec autant d’aisance que vous en costume trois pièces de corporate, contrairement au paladin-tank dont il est l’évolution moderne, tout ceci grâce à des gilets tactiques, des sangles, des housses ergonomiques, des pantalons contenant plus de poches que Ikari Warriors ne contient de niveaux, eh bien… vous y croyez. Qu’il est loin, le pauvre type en combi de peinture kaki / super soaker qui tente vainement de se faire passer pour un Sergent du Corps des Marines ! L’Airsoft se veut réaliste, vous allez être servis.

 

aisoft-replique-gn.jpg

 

Et quand la fusillade éclate, on n’est plus immergé, on est noyé : crépitement de l’air comprimé, impacts des billes plastique sur toutes les surfaces offertes à la générosité des tireurs, sifflement dans les oreilles, sensation de douleur à l’impact qu’on ne saurait ignorer, chargeurs qui s’éjectent, takakakata caractéristique du fusil d’assaut AK-47, oh ?! une grenade ? Non, ça doit être considéré comme une arme de jet, ça va pas pét… ah si, tiens. Franchement, pour avoir testé à peu près tous les systèmes connus pour simuler des armes à feu, du pétard+fair-play à l’infrarouge en passant par le nerf et le paintball, aucun n’arrive à la cheville de l’Airsoft pour la qualité d’immersion « dans l’action ». À la rigueur, le paintball fournit des sensations proches, mais comporte trop d’inconvénients pour supporter favorablement la comparaison. Non, vraiment, pour se flinguer en toute sécurité, l’Airsoft, c’est de la bal… non, de la bill… enfin, c’est vraiment superbement adapté au GN.

 

aisoft-gn-crisis.jpg

 

L’Airsofteur, cet être mystérieux et mal connu, vit et se reproduit dans les prairies boisées et les réseaux souterrains où ses capacités de camouflage rendent son approche délicate. 

Histoire de tordre le coup à certains clichés, l’Airsofteur n’est pas necessairement un maniaque de la gâchette dont le plaisir se mesure à la hauteur du tas de billes tirées qui ensevelit sa pauvre cible. Sur le GN Crisis, très peu de billes ont été tirées, sans que cela ne soit reproché, pendant ou après le jeu, par les Airsofteurs. La fusillade à tout crin n’est donc pas l’objectif premier de l’Airsofteur.

Ce n’est pas non plus pour faire prendre l’air à son arsenal et faire le beau auprès de ses petits camarades de jeu. Avant le jeu, en effet, plusieurs GNistes sans équipement ont demandé gentiment si du prêt de matériel était possible. A ma grande surprise, compte tenu du prix moyen des répliques, des airsofteurs ont bien voulu prêter leurs si chères répliques. Et pas uniquement à des jeunes et jolies GNistes fortes d’arguments féminins. Le tout en prenant le soin d’expliquer, courtoisement, les règles de sécurité, l’entretien, le dépannage, le fonctionnement… Pour ça, képi bas aux Airsofteux. Les GNistes ont des leçons à prendre : qu’un débutant débarque sur un forum de GN et demande (même poliment) qu’on lui prête une arme en mousse, il n’aura pas cet accueil là. Ni la « formation » pour débutant, ni les conseils, bref, l’Airsoft est accueillant là où le GN est au mieux, condescendant, au pire, hostile.

J’ai trouvé quelques autres qualités récurrentes chez les Airsofteurs, très appréciables : en bons petits soldats très habitués à respecter sérieusement des consignes de sécurité toutes aussi sérieuses, les Airsofteurs ont une capacité à apprendre sérieusement les règles du jeu, non sans s’interdire de poser des questions sur les points restés flous, sans pour autant partir dans un harcèlement loufoque, voire déplacé. Fair-play, auto-discipline, convivialité, un public rêvé pour de nombreux organisateurs.

 

sympa-airsoft-gn.jpg

 

Et puis aussi quelque chose qui m’a bluffé : il y a des rôles en GN qui font fuir les joueurs qui ont un peu de bouteille. Gardiens de porte ou du corps (il se reconnaîtra, je suis votre débiteur reconnaissant, MONSIEUR Cooper), soldat lambda dans une troupe de plein, tous les rôles d’accompagnement et de soutien, subordonnés à autrui, d’une façon générale. J’ai pu constater que ces rôles-là, les GNistes ne les « tiennent » souvent pas comme il faudrait : parce que ce sont des rôles pas très ludiques, parce qu’il faut attendre le bon vouloir, la disponibilité de son supérieur pour agir, parce qu’on n’est pas libre de ses mouvements, etc… En résumé, des rôles qui ne permettent pas de briller individuellement, des rôles d’attente, d’escorte, de second plan. Le GN Crisis m’aura permis de comprendre que le monde n’est pas peuplé que de kékés plus préoccupés par leur gloriole personnelle que par le respect de leur rôle. L’Airsofteur semble avoir un talent, une forme de rigueur personnelle, pour remplir ce type de rôle (mais pas que, hein, ne me faites pas dire ça) avec grande application, avec grand talent. Peut-être parce qu’il a cette culture du jeu d’équipe, du fair-play, de la hiérarchie dans le squad / commando / troupe / groupe d’intervention, il prend la place qui lui est donnée, et il la joue sans chercher à outrepasser son rang à tout prix, surtout quand le jeu ne lui en offre pas la possibilité. Venant du GN, où c’est souvent concours de kéké-tte permanent, ça m’a séduit, vraiment.

Alors, tout est rose au pays du camo ? 

Non, pas tout à fait. Il faut bien admettre que les Airsofteurs, malgré leurs nombreuses et importantes qualités, ont encore quelques lacunes, essentiellement sur deux points.

D’abord, ce sont des joueurs habitués par leur pratique de l’Airsoft à des environnements de jeu « WYSIWYG« , soit what you see is what you get, la formule consacrée pour désigner des modes de jeu réalistes, avec un minimum de signalétique et de symbolique « hors-jeu ». Par exemple, avant et pendant le jeu, malgré moults explications, on a constaté que beaucoup d’Airsofteurs avaient du mal avec le système de « chouchous » équipant chaque arme, pardon, réplique, « active », c’est à dire existant réellement dans l’espace de jeu. Système qui permet, entre autres choses, de simuler le vol des équipements sans vraiment voler d’autres joueurs : il suffit de voler le chouchou et d’équiper une arme à soi, jusque là inactive, pour simuler le changement de propriétaire. Est-ce vraiment une lacune ? Certaines règles de GN paraissent intuitives à des joueurs habitués à faire semblant ; si elles sont compliquées pour les autres, c’est peut-être aussi qu’elles ne sont pas si bonnes que ça, ces règles… Autre débat que nous ne règlerons pas ici maintenant.

Mais surtout, amis Airsofteurs, vous êtes encore un peu verts, un peu jeunes, un peu renfermés, sur le plan de l’interprétation du personnage. Lâchez les chevaux, les amis, enlevez le frein, débridez-vous. Le GN, avec Airsoft ou pas, ce n’est pas la réalité, et on n’y joue pas (que) des personnages aussi réalistes que vos répliques. Le temps de jeu est trop court, les occasions de jouer trop rares, pour ne pas jouer à fond ses personnages. Un personnage, ça n’est pas une contrainte, c’est une ressource, et elle se renouvelle à chaque jeu. Sachez vous l’approprier, le faire vivre, ressentir et vibrer à travers ce masque éphémère. C’est par là que, à mon sens, se trouve le plus et le mieux, en matière de ressenti, d’expérience.

tim-airsoft-gn.jpg

Nous n’avons pas le même treillis, mais nous avons la même passion.

 

Si j’osais une comparaison imagée, je dirais que si le GN est un film de cape et d’épée, vous êtes des membres de l’équipe olympique d’escrime de Corée du Nord. Être performant, équipé, entraîné, discipliné, c’est bien. Mais ça ne fait pas rêver les ménagères dans les chaumières. Et il ne suffit pas de mettre un collant et un chapeau à plumes pour emballer Gina Lollobrigida après avoir pourfendu l’ignoble Rochefort au cours d’un duel épique : un sourire, un bon mot, quelques tourments, une larme, une mèche rebelle, quelques failles apparentes, voilà la différence entre le bon et l’inoubliable.

Nombreux parmi vous ont prouvé que vous étiez tout à fait aptes au GN. Pour ainsi dire, je pense même que de nombreux Airsofteurs pourraient donner des leçons de bonne préparation et de bonne conduite à un grand nombre de GNistes prétendument aguerris. Laissez-nous vous rendre la politesse et vous guider sur la voie du personnage, du roleplay, du « spectacle vivant et interactif » que peut être le GN. Je pense sincèrement, à nous voir évoluer côte à côte, que si nos chemins d’accès sont différents, nos buts sont les mêmes : l’évasion, l’immersion, le temps d’un week-end, la recherche de sensations fortes à travers le jeu, en toute sécurité. Sur ce point commun là, Airsofteurs et GNistes sont appelés à se retrouver de plus en plus fréquemment. Reste à nous apprivoiser mutuellement.

Merci au magazine Warsoft – photos Jacques Maraval

le site du magazine : http://www.warsoft.fr/

The following two tabs change content below.
Bross

Bross

Je joue et organise depuis 1994, avec un souhait militant de variété et de renouvellement des expériences ludiques.
Bross

Derniers articles parBross (voir tous)

18 réactions à Critique – Crisis

  1. Chouette article, il est vrai que le rapprochement des deux communautés s’accélère surtout par le fait de la fédgn.

    En Belgique, ca se développe doucement mais pas de manière évidente. La mentalité de certains airsofteurs laisse à désirer.(Ca dépend fortement des groupes, tout le monde n’est pas de dreamcatcher
    ;))

    Pas mal d’assoc se dirigent plutôt vers les jouets nerf, plus sécuritaires et bon marché.(ce qui fait mon bonheur)

    Il y a deux points ou je trouve à redire.

    Premièrement, l’article n’aborde pas la différence entre l’airsoft low fps (Basse vélocité des billes) et l’airsoft « normal ».
    C’est radicalement différent, le normal nécessitant des protections plus importante si vous ne voulez pas vous faire mal aux articulations ou vous péter une dent. Les joueurs doivent en être
    conscient.
    Et une réplique reste un investissement important si on veut avoir quelque chose d’à moitié correct.

    Deuxièmement, Bross tu expliques que :Utiliser les lunettes comme prétexte esthétique pour ne pas recourir à l’Airsoft relève de la mauvaise foi (ou de l’ignorance)

    C’est clair que les zombies du dernier live que j’ai joué en airsoft était esthétiquement splendides avec leurs protections, lunettes et gants, ce qui réduisait fortement les possibilité de
    maquillage. L’alternative est de fabriquer des masques de protection en latex zombie mais c’est du boulot et c’est pas agréable à porter.

    Et un gn western avec des lunettes de protections même « vintage », c’est tue l’amour. Vous imaginez la prostituée du bar, l’indien et le croque mort avec des lunettes ?

    Bref, les gn airsoft sont vraiment intéressants pour simuler des univers militaires ou paramilitaires. (Réaliste ou de fiction).

    Pour le reste des gn, les lunettes et les normes sécuritaires sont pour moi plus des contraintes qu’une plus value en terme de jeu.

  2. Merci Tilleul pour la précision à côté de laquelle le novice que je suis est passé : en effet, sur le GN Crisis, la puissance des répliques était encadrée (et même clairement nivelée) au plus bas.
    Cela semble incontournable pour toute intégration d’Airsoft dans une activité plus ludique et sociale comme un GN, pour permettre un allègement relatif des protections, favoriser l’interprétation,
    et prévenir des risques de tir réflexe à proximité immédiate.

    A faible puissance, je maintiens mon propos : les lunettes suffisent amplement à protéger pour une très faible contrainte.

    Avec une puissance normale, je pense que l’Airsoft peut encore être scénarisé et s’approcher du GN, mais n’encourage plus un degré d’immixtion comme on a pu l’atteindre sur le GN Crisis. Ce qui
    peut réserver le jeu à puissance « normale » à des purs Airsofteurs (ou des GNistes qui rechercheraient ce type de jeu).

    Sinon, je ne peux que te rejoindre qu’à moitié sur les lunettes en univers western (ou zombie, autre cas pertinent). Je ne dis pas que c’est facile de fabriquer / concevoir des lunettes appropriées
    pour des rôles NON para-militaires, et les exemples que tu donnes sont démonstratifs.

    Maintenant, un indien porte souvent des peintures de guerre ou une coiffe traditionnelle, on peut chercher à y « dissimuler » des lunettes ? un peu de dentelle ou une voilette sur les lunettes de la
    danseuse de bar ? un croque-mort avec des lunettes noires & rondes, ça se conçoit aussi. Ne nous arrêtons pas au catalogue des fabricants, sachons aussi récupérer ou détourner les articles
    existants.

  3. Je vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire du gn high fps, faut juste l’équipement nécessaire. Et il faut savoir que dans les milsim (simulation militaire), ca se veut réaliste et les joueurs ne
    tirent parfois pratiquement pas !! Le milsim, ça peut être du gn à part entière.

    Pour les lunettes, je ne dis pas que ce n’est pas possible, je dis juste que c’est une gêne de devoir porter des lunettes d’un point de vue

    – esthétique (Ton indien aux lunettes de maquillage de guerre fera beaucoup rire ^^)

    – pratique( exemple: j’arrive toujours à les embuer quand il fait froid transpirant beaucoup de la tête)
    Je constate que certains joueurs retirent leurs lunettes pour les remettre ou les réajuster dans des zones estimés sans risques (A tort) dans la zone de jeu.

    Je tiens à souligner aussi que l’airsoft privilégie les combats à distance. Sauf protections spéciales, le tir à bout portant est interdit ce qui casse souvent l’immersion (Ca dépend les règles
    mais généralement le joueur tire en l’air, plus de combat au corps à corps possible)

    Et les tirs à bout portant ne sont pas toujours évités.
    Même à bas fps, je me suis pris des tir réflexes de billes à bout portant dans les genoux, la mâchoires et les coudes et ça faisait vachement mal.
    (Ca me dérange beaucoup plus que de prendre des coups trop puissants d’armes en latex, que je vois généralement venir)

  4. Hello, j’apporte mon grain de sel

    Je suis pour ma par airsofteur
    Je suis aussi équipier secouriste et formateur secours à personne
    Je serais bientot orga sur un GN incluant de l’airsoft
    Je suis orga sur des GN incluant du Nerf

    Pour moi l’airsoft, le GN, l’airsoft scénarisé ne touche pas les mêmes personnes, ne demande pas les mêmes investissements, ni les mêmes règles de sécurités

    Plusieurs amis Gnistes ne sont pas intéressés par l’airsoft scénarisé ou non, pour plusieurs raisons, le cout des répliques et du matériel allant avec, les dangers de ces répliques même équipé de
    lunette aux normes airsoft (dent cassé, plaie, tir instinctif à bon portant,…), réalisme des lanceurs pour certains, pollution même temporaire (bille biodegradable) des sites de jeu), perso j’ai
    du mal à lancer des joueurs qui n’ont jamais utiliser d’airsoft dans un GN avec des répliques électriques ou à gaz. reste les springs et qui reviennent du coup presque à égalité des Nerf.

    Je préfère utiliser les Nerf qui certes ont une courte portée, mais ne coute pas très cher et peuvent facilement être custo

    Le public que je rencontre lors de partie d’airsoft, est rarement demandeur de scénario poussés, ce qu’il recherchent avant tout c’est l’adrénaline, beaucoup ne sont pas Gniste ou roliste et ne
    sont pas intéressés par le fait de jouer un « ROLE »

    Maintenant il y a ceux qui font les deux et sont preneur des sensations données par l’airsoft, qui sont deja équiper, qui connaissent les règles de sécurités, et leurs répliques, ceux la sont
    demandeurs d’airsoft scénarisés

    Enfin en tant que secouriste je suis beaucoup plus tranquille avec des GN sans airsoft ;), même si les GN classiques ne sont pas sans danger (fracture, plaie de l’œil, malaise, trauma diverses, pb
    médicaux liés à l’état de santé de joueur, piqure d’insecte, morsure animale…)
    Sur chacun de nos GN nous mettons en place un point de secours (oxygéno, défibrillateur, brancard, attelle, sac d’inter (lot C)…)

    Terry orga Vaccin

  5. Juste une question sur un point non évoqué : la pollution des billes. C’étaient des billes bio-dégradables ? Le site a-t-il été nettoyé ? Mais ton article donne envie.

  6. Un commentaire sur un point qui m’a fait tiquer : l’adéquation supposée de l’airsofteur à « tous les rôles d’accompagnement et de soutien, subordonnés à autrui, d’une façon générale », reconnus
    d’ailleurs peu ludiques dans le commentaire, et que le GNiste serait incapable de tenir pour des raisons de concours de kéké permanent, et de nécessité de briller sur le devant de la scène. C’est
    une posture aussi clichée que celle qui pousserait les GNistes à catégoriser les airsofteurs de bourrins décérébrés.

    La raison pour laquelle le joueur un peu mature fuit le rôle de Gardien de porte ou subordonné sans initiative? C’est parce que ce n’est pas un rôle au sens narrativiste (allez, j’ose..) du terme.
    Dans un scénario de GN visant à être un peu sérieux et mature, chaque rôle doit être le protagoniste de sa propre histoire. Si le rôle est dépendant des actions ou des ordres d’autrui, c’est un
    rôle de PNJ. Pas besoin que le rôle soit flamboyant, « kéké » ou devant-de-la-scène, j’ai vu, interprété, des rôles entièrement intériorisés, quasi invisibles et pourtant portés en continu par leur
    narration interne. Des rôles de subordonnés bien écrits, ayant leur cohérence, leur propre parcours à accomplir, cela existe également, même si c’est un résultat plus difficile à obtenir.

    C’est donc davantage à mon sens une question de conception scénaristique. Le problème n’est celui de la hiérarchie, mais du développement donné au personnage, et de sa capacité à être un
    protagoniste à son niveau. Ce n’est bien sûr qu’une conception de la scénarisation que je revendique, nombre de GN sont davantage basés sur des logiques de groupe que d’individus. Cependant, en
    faire une simple question d’égo me paraît une vision très restrictive du sujet.

  7. « Dans un scénario de GN visant à être un peu sérieux et mature, chaque rôle doit être le protagoniste de sa propre histoire. »

    Même si ton propos est un peu plus tempéré ensuite, je trouve que cette phrase occulte bien d’autres façons d’aborder un GN. C’est un choix qui se défend tout à fait que d’avoir cette vision du GN,
    mais affirmer qu’un GN sérieux et mature DOIT être pensé ainsi est à mon avis extrêmement restrictif, et faux.

  8. Ayant participé à ce magnifique GN, j’avoue ne pas voir vu de difference entre les Gnistes et les airsofteurs. Appartenant à la premiere categorie et découvrant l’airsoft à cette occasion, je suis
    reparti du Gn etant incapable de dire qui appartenait à telle ou telle categorie tant les interactions que j’ai eu avec chacun ont été bonnes.
    Quand à l’airsoft en mileu Western, je vais tacher de le découvrir bientot. Ayant fait l’Ultime Western en 2010 (et y retournant en 2012), je sais à quoi m’attendre pour un Gn Old West. Mais je en
    demande qu’à découvrir l’airsoft western. J’avais les mêmes reticences que certains au niveau des lunettes mais pour avoir vu des photos de parties, j’avoue que cela ne me choque pas plus que ça au
    final. Allez donc jetter un oeil à ces photos : http://airsoft-oldwest-45.forumgratuit.fr/t179-il-etait-une-fois-dans-l-oise-6-11-2011

  9. 1) Moz :
    extrait des règles du jeu :
    Interdiction d’apporter vos propres billes : elles seront fournies par l’organisation en 6mm (0.20g
    uniquement) et 8mm (0.34g). Ce sont des billes biodégradables de haute qualité (par respect de
    l’environnement).

  10. 2) Mu :

    Je te rejoins en grande partie sur la pertinence d’une histoire pensée et construite pour chaque personnage. en grande partie seulement. Quand tu écris « un rôle qui dépend des actions et des ordres
    d’autrui, c’est un PNJ », alors il n’y a QUE des rôles de PNJ, car saur erreur de ma part, on ne joue jamais complètement tout seul, sans subir une forme de contrainte des autres personnages ou des
    évènements sur ses propres choix.

    Ici, ce n’est de toutes façons pas le propos : je souligne, et persiste à le faire, la vraie qualité que j’ai constaté chez nombre d’airsofteurs à jouer en « équipe cohérente ». Là où nombre de
    GNistes (pas tous, loin de là, et heureusement) ont une capacité de jeu* moins soucieuse d’écoute et de cohésion que de mise en lumière individuelle. Problème : pour 9 joueurs discrets,
    intériorisés, appliqués dans un rôle sans exubérance, et 1 kéké, tu remarques… le kéké.

    Certes, j’emploie les mots kéké et gloriole, péjoratifs, mais au moins tout le monde aura clairement compris de quoi je parle. Pas de posture ou de cliché ici, seulement la retranscription d’une
    perception des choses.

    *voir l’article par ailleurs dans ce blog

  11. @Vincent : j’ai bien précisé que me propos visait une certaine approche de la scénarisation. Je sais que les GN fondés sur une approche d’équipes plutôt que d’individus existent et peuvent
    fonctionner. Mais je tenais à contre-argumenter l’idée que rechercher un jeu où le personnage serait individualisé et cohérent plutôt qu’un rouage de la hiérarchie ne serait qu’une question d’ego,
    de kéké, de narcissisme, quel que soit l’appellation que vous lui donnez.
    @Bross : autant pour moi, j’aurais dû écrire « un rôle qui ne dépendrait QUE des décisions d’autrui ». Une fois encore, le problème n’est pas dans l’existence d’une hiérarchie (ou d’une organisation
    en groupe) que dans son traitement.
    Là-dessus, je soulèverais une question sur cette idée de « jeu d’équipe cohérent » : son efficacité est-elle fondée sur des éléments EJ (l’écriture des personnages justifie leur attachement les uns
    aux autres et le respect de la hiérarchie) ou HJ (l’habitude des joueurs de travailler en équipe et le fait qu’il se connaissent)? La mesure en terme de qualité de jeu, si c’est là l’expression, ne
    serait immédiatement plus la même…

  12. Mu : pour te répondre, je sors du cadre de ce GN précis, car pour en avoir été joueur aussi, avec un personnage au sommet d’une hiérarchie, j’ai une vision forcément biaisée des choses.

    Je pense sincèrement qu’aussi longtemps que cela nourrit le jeu, les deux voies de cohésion (EJ / HJ) peuvent être bonnes et même compatibles.

    Je m’explique : des groupes de joueurs parfaitement composites peuvent trouver une synergie quand les personnages qui les composent sont bien écrits (et bien campés, aussi). C’est la voie
    strictement EJ. J’ai plusieurs exemples vus ou vécus en tête, quand ça fonctionne, ça fonctionne souvent au-delà des espérances raisonnables des auteurs (même des joueurs !). Mais ça peut
    rater.

    Une voie strictement HJ, c’est de laisser un groupe homogène, soudé, avec déjà des automatismes acquis, se concerter et se « sous-caster » les personnages d’un groupe donné au mieux de leurs
    aspirations et qualités/défauts connus. Avantage : tu réduis le risque de plantage. Défaut : tu tues un peu la spontanéité, l’imprévu, la surprise, et tu laisses les gens jouer en terrain très
    (trop) connu. Mais il y a des joueurs friands de l’exercice.

    Je te dirais enfin qu’un jeu d’équipe cohérent apparaît surtout par le côté organique du comportement du groupe, la lisibilité de ses relations hiérarchiques, même et surtout depuis l’extérieur, sa
    faculté de réaction, de prise de décision et d’action collective. Ca peut se résumer à un bon leader, parfois, et là il est difficile de faire la part des choses entre le EJ et le HJ. Ca peut
    n’être que du HJ si le groupe est en effet habitué à jouer ensemble, avec des automatismes quels que soient les personnages correspondants.

    J’aurais tendance à penser qu’aussi longtemps que le résultat est là, et que chacun tire du plaisir à amener ce résultat avec sa propre sensibilité, la mesure en qualité de jeu est la même, que la
    ressource du groupe soit EJ ou HJ importe alors peu.

  13. Pour ma part, deux commentaires.

    D’abord, j’ai trouvé cet article très bien écrit, drôle , enlevé, et je partage ton analyse sur la quasi totalité des points abordés, sauf deux. Et encore je chipotte un peu.
    Premièrement, « vous êtes encore un peu verts, un peu jeunes, un peu renfermés, sur le plan de l’interprétation du personnage. » Cette phrase, certes un peu parternaliste et condescendante, m’a fait
    sourire d’un point de vue logique. N’étant pas en capacité de dire qui est GNiste et qui est airsofteur, tu ne peux savoir à qui tu le dis en fait. Si ça se trouve tu as joué avec un gniste un peu
    timide qui portait une belle réplique bien visible, et en as déduit qu’un airsofteur est timide… Pure rhétorique, me diras-tu, mais tout de même, s’adresser à un groupe en précisant au départ que
    rien ne distinguait ce groupe, c’est… amusant 🙂
    Ensuite, la capacité des airsofteurs à tenir un rôle avec sérieux et discipline au profit du collectif, supérieure à ce qu’on constate en général en GN : oui, c’est vrai… sur le Crisis 🙂 Nous
    avons croisé sur ce jeu des airsofteurs de haute volée. Une majorité des airsodfteurs que j’ai pu croiser ne sont pas intéressés par la tenue d’un rôle, en tout cas moins que par l’adrénaline
    procurée par une bonne situation de combat. Ceux que nous avons croisé dans ces galeries partageaient avec les GNistes ce soucis de donner du jeu à leur camarades, mais ce n’est pas le cas dans la
    plupart des OP (auxquelles j’ai participé, dumoins).

    En tout cas, si tous les Orga GNistes pouvaient prendre connaissance de cet article, ça leur ouvrirait certains horizons vers des univers futuristes, et permettrait, peut-être, à certains
    d’envisager autre chose que le sacro-saint med-fan…

  14. Quelle est l’histoire de Crisis au fait ? C’est futuriste ?

  15. Le Pitch du jeu : En l’an 2150, les humains se sont fédérés et se sont fabriqués leur propre enfer d’inhumanité sur mesure, surpeuplé, pollué, violent, dominé par l’argent et l’obsession du profit,
    les networks et l’individualisme…

    Loin, très loin de la terre, à plus de 7 années lumière, sur une misérable planète minière sous concession de la corporation Weyland-Yutani, une grève a éclaté.

    Les revendications du prolétariat prévaudront-elle sur l’inflexibilité du système ultra libéral de la Fédération Humaine ? Ou les mineurs seront-ils simplement écrasés par les puissances de
    l’argent ?

    Mais vous verrez que dans l’espace, le principal problème est que personne ne vous entend crier…

    Pour le reste, je vous invite à visiter le site http://www.dreamcatcher-asso.com/crisis2011/index.php pour découvrir le travail réalisé par les organisateurs, qui ont réussi efficacement à composer
    un univers de jeu maison, à la fois très accessible et très approfondi, en utilisant des inspirations génériques : « …principalement inspirés de celui qui transparait au travers des films de la
    série des Alien, avec, de ci de là, quelques petits emprunts aux films Total Recall, Blade Runner, Event Horizon, Ghosts of Mars, Le Cinquième Elément, Lifeforce, Robocop et quelques autres… »

  16. Néanmoins, la référence principale reste l’univers d’Alien.

  17. bonjour , j ai participé a ce gn , je suis un ancien gniste, et aussi un airsofteur . tou d abord je suis lassé du clivage airsoft gn , perso je suis un joueur point barre!
    apres j ai deja fait un gn soft ( tres light au niveau du bg certes ) mais avec une tres bonne immersion , enfin je penses que les repliques ne sont que des accessoires ! en consequences si l
    univers s y prete banco pour l utilisation de repliques , si l univers se jouent dans un contexte medfan , ben go pour du latex ! les repliques , armes de gn ne sont que des accessoires point barre
    , et enfin les repliques etaient aux normes de puissances legal courrament jouées ( cad 350 fps max pour du full auto )

  18. Bonjour à tous,

    Je rejoins Loiselleduraf sur l’utilisation des répliques. Bien souvent pour les joueurs de longues date, elles ne sont qu’accessoires.

    Je suis principalement Airsofteur, car très peu imaginatif sur les BG pour me lancer dans le GN, mais ma vision du jeu à beaucoup changé depuis 3 ans.

    J’ai commencé comme beaucoup à jouer entre copains, jusqu’à la douleur, sans règle bien défini.
    Puis j’ai gouté au plaisir des scénarii et ma consommation de bille s’est vue diviser par 3.
    Aujourd’hui, je prend plaisir à tirer 10 billes par WE, à interagir avec les autres joueurs (comme durant l’OP western LEGENDE).

    T’as description de l’airsofteur colle bien pour des joueurs de longue date ou à des GNistes « reconvertis ». Malheureusement une grande quantitée d’entre nous font fructuer les actions des
    fournisseurs de billes.

    Mais il en faut pour tout les goûts.

    Ceci étant, c’est un régale de te lire.
    Bye

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *