Interview de la ligue de Freeplay

Publié le mardi 15 mars 2011 dans Articles

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La ligue de Freeplay n’a laissé personne indifférent la semaine dernière avec son communiqué choc, et vos nombreux courriels et commentaires sur la toile en témoignent. L’équipe d’Electro-GN, après avoir relayé leur message, a décidé d’en savoir plus, et nos reporters de l’impossible sont partis interroger le mystérieux président de la ligue de Freeplay, Justin Carroux.


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Justin Carroux, bonjour.

Bonjour.

Je pense que beaucoup de nos lecteurs n’avaient encore jamais entendu parler du terme de Freeplay avant votre communiqué. Pouvez-vous nous expliquer précisément en quoi cela consiste ?

Le Freeplay est le fait d’ajouter ou de modifier des éléments de l’univers du jeu au sein du flou qui y règne, dans le but de créer de la matière nouvelle dans le jeu et de l’enrichir. Le Freeplay est une pratique extrêmement courante dans le monde du GN, mais elle est souvent employée de façon anodine, parfois inconsciemment. Dans la majorité des cas, son influence sur le jeu est minime, pour ne pas dire quasiment nulle. Prenons l’exemple d’un jeu où les organisateurs ont prévu un concert qui est là pour l’ambiance, sans parler du groupe qui va jouer dans les fiches de personnages. Les joueurs vont freeplayer de façon instinctive. Les discussions vont très naturellement porter sur le concert à venir, et chaque joueur va improviser pour positionner son personnage. A-t-il déjà entendu parler du groupe, aime-t-il leur musique, a-t-il déjà été à l’un de leurs concerts, etc. Bien souvent ce genre de freeplay ne porte pas à conséquence dans la suite du scénario, mais nourrit les conversations et enrichit les relations entre les personnages.

Les joueurs ont différentes attitudes vis-à-vis du freeplay. Ceux qui le rejettent en bloc affirmeront dans l’exemple précédent qu’ils n’ont jamais entendu parler du groupe, puisque ce détail est absent de leur fiche de personnage. Des freeplayers plus audacieux, voyant qu’il ne s’agit que d’un élément d’ambiance ne portant pas à conséquence, détailleront les concerts dans lesquels ils ont vu le groupe, parleront de leur dernier album qu’ils ont trouvé encore meilleur que les précédents, etc. La plupart des joueurs se situent quelque part entre les deux. Certains se forcent à freeplayer pour suivre la conversation tout en hésitant sur la bonne façon de réagir, d’autres le feront naturellement sans même avoir conscience qu’ils sont en train de freeplayer. Certains assumeront leur freeplay et d’autres y verront une sorte de plaisir coupable.

Mes réflexions sur le freeplay remontent à quelques années, après avoir joué plusieurs jeux freestyle (je crois savoir que vous avez prévu de parler de ce genre de jeux dans de futurs articles). Je n’avais pas encore trouvé le terme de freeplay à l’époque, mais cette notion m’intéressait car elle avait été rejetée à mon avis à tort par plusieurs théoriciens du GN et il me semblait important qu’elle reprenne sa place. J’ai écrit en 2008 un jeu intitulé « La Machine Diabolique », que l’association eXperience m’a aidé à organiser, et dont l’objectif était de pousser les joueurs à freeplayer alors que le jeu n’était pas annoncé comme tel. Cependant il m’était difficile de toucher un public large avec ce GN, et à force d’entendre des discours visant à brider entièrement le pouvoir des joueurs sur le déroulement d’un jeu, j’ai eu envie de pousser ce coup de gueule.

Tout de même, vous parlez dans votre communiqué de sabotage, on est loin du genre de freeplay que vous venez de nous présenter !

En réalité le sabotage n’est rien d’autre qu’un excès de freeplay, sa nature est identique. Du freeplay le plus banal au cas extrême, l’action est la même : ajouter ou modifier des éléments à l’univers de jeu de votre propre chef. La véritable différence est dans l’intention, personne ne sabote sciemment un jeu en pensant que cela l’améliorera, contrairement à d’autres utilisations du freeplay, comme le fait de créer une scène de jeu intéressante ou bien de modifier quelques aspects d’un personnage pour favoriser son interprétation.

Dans ce cas où se trouve la limite ? Ne vaut-il pas mieux ne prendre aucun risque en bannissant toute forme de freeplay ?

Le freeplay a cela de polémique que sa limite est floue, et diffère pour chacun d’entre nous. Elle dépendra de la précision apportée par les organisateurs à l’univers du jeu, du ton du jeu, de la façon dont évolue le scénario, des joueurs avec qui l’on joue, d’autres éléments extérieurs, mais surtout de notre propre capacité de jugement d’une situation. Chaque joueur tenté de freeplayer doit se poser la question de cette limite, et si la réponse sera quasiment automatique dans certains cas, il lui sera parfois plus difficile de savoir jusqu’où aller. Et bien sûr qu’un freeplayer peut se tromper, personne n’est infaillible ! Cependant la prise de risque est un élément qui fait partie intégrante de chaque GN. Un organisateur prend constamment des risques calculés lorsqu’il écrit et organise un jeu, et un joueur est tout à fait capable de faire la même chose.

Prenons un GN à la thématique StarWars, vous êtes un chasseur de primes orgueilleux, vous pensez même être le meilleur. Vous prenez tranquillement un verre à la Cantina quand se pointe un autre joueur qui vient se vanter bruyamment des primes qu’il a ramenées, détaillant chacune de ses affaires en racontant des histoires précises, en les datant, alors que vous même n’avez aucun élément précis à ce sujet. Quelle réaction adopter ? Le laisser faire serait contraire à la logique de votre personnage, mais lui répondre sur le même ton en racontant vos exploits vous entraînera aussitôt sur la voie du freeplay. Il est évident que vous pouvez vous tromper, en créant certains éléments qui ne colleront pas avec les informations que possède l’autre personnage, et après ? Vous gâcherez une scène qui n’aurait de toute façon pas eu lieu si vous étiez resté le cul vissé sur votre chaise les yeux contemplant le fond de votre verre. Appeler les gens à envahir un jeu avec une armée de zombies n’est pas plus démesuré que nier en bloc l’existence du freeplay et ce qu’il peut apporter au jeu. Pourrir un jeu intentionnellement est un manque de respect envers l’organisateur, mais proscrire toute forme de freeplay de façon systématique est un manque de respect envers le joueur.

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Certains organisateurs refusent cette prise de risque, arguant que les joueurs n’ont pas une vision complète du jeu. C’est tout à fait vrai, mais bien souvent l’organisateur ne l’a pas non plus lorsque le jeu a fortement évolué et qu’il ne contrôle plus ce qu’il se passe (quand bien même il l’aurait eu au début du jeu, ce qui n’est pas toujours le cas). Ces organisateurs ont le mérite de communiquer clairement sur ce qu’ils attendent de leurs joueurs, mais ce n’est bien souvent pas le cas, et le curseur de Freeplay autorisé est alors laissé implicitement à l’appréciation des joueurs.

Prônez-vous une communication aux joueurs qui fixe cette limite pour chaque GN ?

Cela peut vous sembler paradoxal, mais non je ne pense pas que ce flou sur ce qui est autorisé ou non soit une mauvaise chose dans beaucoup de jeux. Interdire formellement aux joueurs de freeplayer a certes le mérite de donner des consignes claires, mais cela nécessite une sacrée assurance. Si nous avons parlé dans notre communiqué de « jeux où l’on s’emmerde », c’est que souvent la dose de freeplay que les joueurs s’autorisent à utiliser a tendance à augmenter quand la matière de jeu se fait rare. Ce n’est évidemment pas une condition nécessaire à la pratique du freeplay, mais il devient plus visible dans ces cas-là.

Je peux me tromper, mais je pense que beaucoup d’organisateurs acceptent implicitement un certain degré de freeplay sur leurs jeux, parce qu’ils savent qu’ils peuvent avoir oublié de préciser certains éléments, qu’ils ne sont pas à l’abri de quelques bugs qu’ils auraient laissé passer, que des intrigues peuvent ne pas fonctionner, et ils espèrent que les joueurs arriveront à passer outre pour créer la matière de jeu qui leur fait défaut afin de continuer. En réalité on pourrait résumer cela de la façon suivante : ces organisateurs font confiance à leurs joueurs pour savoir juger une situation et y réagir de la meilleure façon possible pour tout le monde. La confiance entre joueurs et organisateurs me semble primordiale pour la bonne réussite d’un jeu de rôles grandeur nature, et le freeplay qui va dans le sens du jeu est toujours celui qui s’associe au fairplay.

Le freeplay n’est pas une tare ou une mauvaise habitude comme j’ai pu le lire par ailleurs. Comme toute pratique, il a ses limites, mais il s’agit d’un outil formidable lorsqu’il est mis intelligemment au service du jeu. J’adresse ce message à tous les joueurs de GN : n’ayez plus peur, devenez un Freeplayer !

Merci Justin pour ces explications qui éclairciront je pense la position de la ligue de freeplay sur ces questions de fond, et qui devraient alimenter à nouveau les débats dans ce milieu merveilleusement passionné qu’est le monde du jeu de rôles grandeur nature. L’équipe d’Electro-GN me souffle dans l’oreillette que plusieurs articles plus complets sur le freeplay sont déjà en préparation (inscrivez-vous à la newsletter pour être le premier au courant !).

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai décidé de prendre ma carte d’abonnement à la ligue de Freeplay. En plus, c’est moins cher qu’une licence FédéGN.

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Vincent CHOUPAUT
GNiste depuis le début des années 2000, cofondateur de l'association eXpérience, Vincent est présent sur Electro-GN depuis son lancement en 2011. Après une trentaine d'articles, il se consacre désormais davantage à la gestion quotidienne du site et à la planification des nouveaux articles. Convaincu qu'il y a encore énormément à découvrir sur le GN et ce qu'il permet, il espère que de nombreux GNistes continueront d'écrire et de partager leurs réflexions sur Electro-GN ou ailleurs.
Vincent CHOUPAUT

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48 réactions à Interview de la ligue de Freeplay

  1. Excellent !
    Rien à jeter !

  2. Je prends ma carte.

  3. Chez nous, on appelle ça le roleplay 🙂

  4. Un peu facile de mettre dans le même panier ‘freeplay’ une improvisation time in qui respecte le cadre du personnage ( ce que de toute façon les joueurs font instinctivement) et les interventions
    qui ne collent absolument pas avec la cohérence du live. (Super cochon dans un gn Macbeth par exemple)

  5. Je crois, Baptiste, que tu vas beaucoup trop vite en besogne, considérant que parce qu’il y a une marge de liberté dans le personnage, alors le freeplay existe avec des limites extrêmement floues
    que chacun s’autofixera à sa guise. Je crois qu’il faut pousser la réflexion beaucoup plus loin que ça. Marges et limites sont fixées par le personnage, et tout se rapporte à la subtilité
    d’écriture d’un tel jeu.

    L’oubli fondamental dans ton article, c’est le cadre donné par la fiche. Une fiche, romancée ou non, n’est qu’une suite d’instructions fournies au joueur pour lui permettre de saisir son
    personnage, dans son contexte. Cette fiche doit lui permettre de déterminer une réaction logique, cohérente, à toute éventualité, à tout moment. Dans le cas contraire, elle ne remplirait pas son
    objectif primaire.

    Si la fiche dit seulement : « Tu as grandi dans l’Oregon, dans une ferme jusqu’à l’âge de 10 ans. », l’information est ouverte. Cette instruction de l’orga pour le joueur signifie que le personnage
    peut raisonnablement considérer comme vrai tout ce qui est « ordinaire » pour un jeune garçon grandissant dans une ferme de ce contexte. Le joueur peut alors considérer qu’il avait telles sortes
    d’animaux, un grand tracteur, plusieurs hectares de terrain, une rivière où il aimait pêcher… En revanche, difficile de considérer qu’il avait un élevage de dromadaires. L’élément serait trop
    extraordinaire pour une ferme, et aurait poussé l’orga à préciser : « une ferme, qui avait pour particularité de faire l’élevage de dromadaires ». Le joueur ne risque aucun dommage au jeu en
    considérant qu’il y a des vaches plutôt que des moutons dans cette ferme, tout simplement, parce que si cela avait eu la moindre importance dans le scénario, par exemple, si un tout autre joueur
    avait l’information comme quoi « la ferme contient des moutons », alors l’auteur aurait précisé dans la fiche que la ferme était un élevage de moutons. Tout ce qui aura été inventé logiquement dans
    le cadre de « tu as grandi dans une ferme » l’est avec l’assentiment implicite de l’auteur, puisque c’est lui-même qui, par l’ouverture de cet élément, laisse cette possibilité.

    Si la fiche dit « Tu as grandi dans une ferme qui accueillaient notamment une vieille carne, un chien paresseux et quelques poules. » l’information reste relativement ouverte. On peut toujours
    considérer qu’il y avait des vaches sans dommage au jeu. Néanmoins, la vieille carne, le chien, et les poules, dès lors, qu’ils sont précisés, sont des informations susceptibles d’être connues
    d’autres personnages, ou qui pourraient apparaître dans un document comme un testament du père donnant des instructions concernant le chien.

    Si la fiche dit « Tu as grandi dans une ferme, qui avait pour seuls représentants du règne animal, une vieille carne, un chien paresseux et quelques poules. » L’information est fermée. Impossible
    d’ajouter qu’il y avait des moutons et des vaches. En revanche, chaque sous-élément peut être encore « ouvert ». On ne précise pas la race du chien par exemple. Ca signifie que le joueur n’a pas
    besoin de le préciser pour jouer. Mais si on lui pose la question, il pourra toujours choisir quelque chose d’ordinaire pour une ferme de l’Oregon, un gros bâtard étant plus cohérent qu’un
    Yorkshire.

    Ajoutons aussi que des informations sont exclusives. Dire « A 12 ans, tu as fait ta communion solennelle », ça exclut à l’évidence la possibilité de raconter sa Bar Mitzvah. A l’évidence encore, dès
    lors que l’information concerne d’autres personnages du jeu (ou éléments manifeste du jeu), la précision devient difficile, et il vaudra toujours mieux rester dans le flou. Par exemple, si notre
    jeune fermier a un frère dans le jeu. Si l’un parle de vaches et l’autre de moutons, ça coince, autant s’en tenir à « une ferme » dans les conversations. Néanmoins, ils peuvent s’envoyer la balle
    entre eux. Si les deux backs parlent de l’habitude pour eux d’aller à la pèche ensemble. La fréquence de l’événement, laisse la possibilité de dire à l’un « Frérot, tu te souviens de ce jour où l’on
    a chopé une carpe comme ça ? » Et l’autre comprenant la référence à un événement si « ordinaire » qu’il y a forcément eu un jour une belle prise : « Rooh, le morceau qu’on avait pris, frangin ! »

    Ce qui fixe la marge de manœuvre d’un joueur, c’est le caractère implicite, explicite, inclusive, exclusive, des informations. Rien n’est réellement inventé, l’information n’est jamais que précisée
    à partir du cadre d’instructions fournies. Prenons l’exemple de ton chasseur de prime. S’il apparaît comme expérimenté dans ta fiche, ayant pas mal bourlingué, alors raconter une anecdote
    « ordinaire » à la vie d’un chasseur de prime, tant qu’elle n’interfère pas avec d’autres éléments du jeu (lieux, personnages, événements…), ne sera jamais indispensable au jeu, mais il peut
    librement le faire. Le bon comportement consistant tout de même à préciser pour répondre, pour illustrer, mais pas pour détourner le jeu vers ces ajouts. Si le chasseur apparaît comme un débutant,
    n’étant que rarement sorti de sa planète, alors ce serait s’avancer beaucoup. Le personnage peut toujours le faire, mais très probablement : « il se vante et ment ».

    Si un joueur n’invente jamais, il ne fait qu’interpréter, que préciser, il est fondamental en revanche qu’un tel jeu fournisse tous les éléments dont le joueur aura besoin en rapport avec le cœur
    du jeu. Si un meurtre a eu lieu au petit salon à 22h précise. Vu l’importance de l’information, les personnages doivent absolument savoir où ils étaient et ce qu’ils faisaient à cette heure là. Si
    un personnage ne le sait pas, devant l’importance de la chose, il n’est plus du tout libre de le préciser. Le fait qu’il ne le sache pas, devient une information importante en elle-même. Cela peut
    signifier, soit qu’il faisait une activité totalement anodine à ce moment là au point que son personnage lui-même ne s’en souvient pas (donc tout précision est un mensonge du personnage). Soit que
    pour une raison qui lui est encore inconnue, il ne sait pas quelque chose qu’il devrait manifestement pourtant savoir (il était ivre ? drogué ? On lui a effacé un souvenir par hypnose ?…).

    Voilà, quelques pistes. Une fiche bien faite, doit contenir TOUTES les informations nécessaires au scénario, TOUTES les informations nécessaires pour saisir le personnage, et doit permettre par le
    cadre qu’elle impose au joueur de pouvoir toujours réagir logiquement à TOUTE interrogation. Apprenons plutôt aux organisateurs à bien écrire leur jeu, aux joueurs à comprendre comment se comporter
    à travers un personnage, plutôt que de légitimer à la va-vite le gros n’importe quoi.

  6. Je n’ai pas signé cet article, il est signé de vincent choupaut.

  7. Quelques précisions.

    Le freeplay n’est pas le roleplay, du moins dans sa définition consistant à dire qu’il s’agit de jouer son personnage (mais je peux admettre que vos définitions diffèrent). Il s’agit d’une
    technique de création d’éléments de l’univers de jeu, qui peut être mis au service du roleplay (ce qui est le cas des exemples donnés, d’où je pense la confusion), ou non.

    Le respect de la cohérence du cadre ne me semble pas être une notion si évidente si on enlève les exemples extrêmes de type super cochon chez Macbeth.

    Le fait de savoir qu’une fiche de personnage devrait me permettre de réagir correctement à n’importe quelle situation me fait une belle jambe quand ce n’est pas le cas. Je m’intéresse davantage à
    la façon de savoir comment réagir dans un cas litigieux qu’à savoir que tout serait plus simple dans un hypothétique monde idéalisé du GN.

  8. Moi en lisant cela je me dis branlage de cerveau ou blagounette des lapins crétins..
    En réalité je n’y vois soit que des vérités évidentes pour tous.. Oui on est tous parti faire de l’impro dans nos rôles sur des sujets fun sans pour autant saloper l’ambiance ou croire qu’on a
    inventé une nouveauté.. Soit une espèce de désir de créer un concept qui pour moi serait la même chose que si je disais… Quand je fais mes course à la superette je fais du Foot Street Run .. Ou
    quand je parle à une terrasse de café je fais du Free Speaking Bar .. On peut en trouver pleins des comme ça…. 
    Bref je ne comprend pas trop l’intérêt.. Sauf si le but final est de saloper une ambiance (comme avec une attaque de zombis fourmis sur un GN 18ème) et cela par petite vengeance parce qu’on a osé
    vous faire perdre votre temps sur un jeu qui n’est pas à la hauteur de votre égo….
    Alors réel concept ou blague de potache en mal de sensation j’attends de voir la suite.. 😉

  9. Désolé Baptiste. 🙂

    @Vincent: il n’y a aucune forme d’utopie dans ce que je décris. C’est applicable (fort heureusement) dans une très large majorité de jeu.
    Tout le problème de mauvais réflexes légitimés pour palier à de mauvais jeu, c’est qu’ils vous ruinent un bon.

  10. Avec cet article on est quand même bien loin du précédent qui prônait l’invention d’intrigue pour réécrire le scenario !
    L’article se positionne sur l’interprétation d’un personnage dans la limite de ce qui est résumé dans sa fiche, format oblige (on ne va pas parler des bugs).

    La conclusion de confiance entre l’organisateur et le joueur me convient plutôt bien.

  11. Le premier était une provocation second degré à but racoleur… tout à fait digne de Baptiste. 😉

  12. Mmm…je plussoie Laurent (commentaire n°8). En dehors de la provoc de l’article précédent, genre « faites débarquer super-cochon sur le prochain jeu 18ème pour compenser votre frustration d’avoir
    échoué à vous incruster dans la soirée libertine », je ne lis ici vraiment que des évidences. Et moi aussi, j’appelle ça « role-player ». Et je plussoie Fredou, mais il énumère aussi des évidences.
    Enfin voilà, tout ça tombe sous le sens. Je fais largement confiance à mes joueurs pour savoir improviser de manière à créer du jeu enrichissant pour tout le monde. Et je serai assez odieuse pour
    bannir et pourrir ad vitam un joueur qui débarquerait en super-cochon. Mais je suis convaincue que ça n’arrivera pas.

  13. Alors oui, on a quasiment tous déjà fait du freeplay. Il y a toujours un moment où on a du broder un peu pour enrichir une discussion. Effectivement comme le disais jeremy je pense qu’il s’agit
    tout bonnement de roleplay(combler les blanc en fonction des indications précises qui nous ont été donné) et qu’un nouveau terme n’apporte pas grand chose.
    En fait, ce qui me gène profondément dans tout ça, c’est que de ce que je comprend, la légitimation du freeplay, c’est que les orgas sont tous des incompétents et que s’il manque une info dans la
    fiche c’est forcément un oublie, donc il vaut mieux raconter n’importe quoi, ça permet au moins de discuter.
    Et là je proteste, car si les orga sont loin d’être infaillible, il leur arrive également de savoir ce qu’ils font et en considérant le contraire comme normal on risque tout simplement de saloper
    le boulot des orgas et donc le jeu.

  14. On a tous déjà fait du freeplay, oui, ça paraît conforme à ce que présente Vincent. Ca ne veut pas dire qu’il est inutile de le nommer et surtout d’en parler. Ca ne veut pas dire qu’il est inutile
    de vouloir en développer la pratique.

    Vouloir mixer le roleplay et le freeplay est une tentative (vaine) de le faire disparaître dans une confusion de genres. Le roleplay c’est jouer son personnage. Le freeplay ressemble plutôt à une
    déclinaison du roleplay selon laquelle le joueur intervient sur la création du contexte. Confondre les deux revient à dire qu’une cigarette et son filtre sont la même chose.

    Quant à la légitimation du freeplay, je ne crois pas qu’elle soit dans l’incompétence des orgas, même si celle-ci conduit bien souvent à freeplayer en effet. Elle est parfois une nécessité, parce
    qu’il est impossible pour un auteur de tout prévoir. Mais surtout elle est dans une envie, clairement exprimée par des joueurs.

    Au nom de quoi aurions-nous le droit de leur dire d’aller se faire voir ?

    J’invite officiellement les freeplayers à s’exprimer sur mes GNs, à la condition toutefois qu’ils le fassent :
    – dans l’objectif d’améliorer la qualité du jeu pour l’ensemble et pas seulement pour eux-mêmes,
    – en prenant soin de respecter l’identité du jeu et en allant dans le même sens que lui.

  15. > Impossible pour un auteur de tout prévoir

    Non, pas forcément, un jeu peut-être totalement cadré.

    > Mais surtout elle est dans une envie, clairement exprimée par des joueurs. Au nom de quoi aurions-nous le droit de leur dire d’aller se faire voir ?

    En ma qualité d’organisateur, je pose les principes et les consignes du jeu que je propose. On y adhère, on joue. On y adhère pas, on va voir ailleurs. C’est aussi simple que ça. 🙂

  16. Moi j’aimerais rajouter une chose.. Dommage qu’au lieu d’apporter vos forces vives à organiser des GN et prendre des responsabilités constructives vous vous évertuez à créer un concept inutile et
    dommageable qui est bien plus destructeur que constructif.. On a besoin de nouveaux orgas qui sont capable de s’engager pour renouveler le jeu avec des concepts différents des idées nouvelles mais
    juste critiquer sans rien faire de concret pour moi aucun intérêt !! 😉

  17. Laurent, il n’y a rien d’incompatible entre le fait de discuter ici et d’organiser des GNs. Je me sens assez capable de soutenir une conversation sans perdre mes « forces vives ». De quel droit te
    permets-tu d’insinuer que « au lieu d’organiser » nous faisons ceci ou cela ? J’ai deux GN sur le feu pour les 4 prochains mois dont un Jedi Knight qui n’a plus rien à prouver.

    Renouveler le jeu avec des concepts différents et des idées nouvelles est précisément ce qu’on fait ici, mais je t’accorde qu’on est plutôt loin d’être des orgas débutants.

    Si nos discussions te semblent sans intérêt, pourquoi diable les lis-tu ?

  18. Je vais partir du postulat que ce qui est marqué dans votre présentation est vrai :
    « L’HUMOUR Ce blog en est exempt. Nous ne nous autorisons aucun second degré. »

    Alors qu’il s’agisse ou non d’humour, je trouve extrêmement préjudiciable la façon dont est présenté la notion de « freeplay ». L’article suivant n’est pour moi qu’une tentative de justification plus
    ou moins bidon d’une pratique qui est effectivement préjudiciable si elle est interprétée dans ses mauvais travers .
    Effectivement les bons cotés nécessaires à notre activité étaient parfaitement contenus dans le terme « rôle play » et je pense que vos articles sont plutôt une nuisance volontaire ou non écrit par
    des joueurs aigris qui œuvrent dans la destruction plutôt que dans la stimulation.
    Je reprend une phrase de votre premier article : « Sabotez le GN ! Lancez une attaque de zombie, devenez superman, dites à toto que vous êtes son père ! Devenez un Freeplayer. »

    J’engage donc pleinement tout leader freeplayer à devenir une fois dans sa vie organisateur de GN, cet engagement lui évitera peut être d’écrire n’importe quoi et de se permettre de pousser à la
    destruction du travail des autres au travers d’article à l’humour plus que douteux.

    Pour résumer j’engage fermement tous les membres et sympathisants de la « ligue de freeplay  » à rester très loin de toute nos organisations.
    Tout en encourageants vivement les leader à leurs organiser des GN « sabotables » pour qu’il puissent enfin s’amuser entre eux.

    Yann

  19. Pascal , je ne parle pas d’incompatibilité ou de ne pas pouvoir discuter ici. Je pense que tu n’as pas compris le sens de mes mots et je ne vois pas pourquoi tu te sens concerné puisque tu es un
    prolifique organisateur de GN. Je parle bien ici de personnes en général qui se lanceraient dans ce type de mouvement et qui pour moi seraient plus productives ailleurs si elles n’ont pas
    organisées de jeu. Contrairement à ce que tu soutiens j’estime avoir le droit de le dire sauf si tu me dis que ce forum n’est valable que pour ceux qui ont la même opinion que toi et dans ce cas je
    n’y écrierais plus.Un forum est fait pour exprimer des sentiments contradictoires et débattre d’idées..
    De même ce ne sont pas ces discussions qui sont sans intérêts au contraire elles permettent de donner son avis , c’est juste le freeplay qui est sans intérêt pour moi mais c’est peut être ça qui
    t’a le plus énervé . Quand on lance des concepts provocateurs il faut être prêt à en recevoir les effets et à en discuter..
    Maintenant si c’est un forum où vous vous auto congratulez sans avoir de critiques possibles dites le et je n’y écrirais plus..
    En tout cas moi je n’ai envie que d’une chose du beau et bon jeu pour tous et pour tous les goûts..
    ;-))

  20. Mais qu’est-ce que tu racontes Laurent ?

    « Contrairement à ce que tu soutiens j’estime avoir le droit de le dire »
    Ou as-tu été chercher que je soutiens le contraire ?

    « sauf si tu me dis que ce forum n’est valable que pour ceux qui ont la même opinion que toi »
    Non mais ça va pas bien ?

    « c’est peut être ça qui t’a le plus énervé »
    Enervé ? Mais il en faut carrément beaucoup plus que ça.
    Ce qui était déplacé dans ta remarque et justifiait ma remarque un peu sèche est le « au lieu d’apporter vos forces vives à organiser des GN et prendre des responsabilités constructives.. » Que ça
    s’adresse à moi ou aux responsables de ce blog, c’est inacceptable.

    « Quand on lance des concepts provocateurs »
    Mais j’ai rien lancé moi, je suis lecteur.

  21. Waaaah vous faites du free-play dans le topic les gens !!!

    Bon sans rire, c’est pas du rôle play, je me suis trompé, c’est de l’improvisation 🙂

  22. Bien évidement qu’on peut broder un peu dans une discussion de GN. Mais seuls les hypocrites ignorent quand ils ont traversé la limite de la triche et du mensonge flagrant pendant un jeu…

    Ceux qui écrivent ce blog ou qui parlent de freeplay devraient arrêter de faire des GNs ou d’y participer.
    Ils doivent tourner leur vie et leurs loisirs vers des activités plus constructives pour eux.

  23. Les Freeplayers sont des nazis.

  24. T’as raison Pascal, le GN est encore au stade de l’enfance. Les Gnistes sont au stade de cro-magnon.
    Seuls la nuit du huis clos et les Gniales sont leurs saluts.

  25. Et un point Godwin pour… ici ?
    Drôle de nom. Mais le point est valide !

  26. @Pascal
    Impression que tu ne comprends pas vraiment ce que je dis.. Dommage

    .
    Ce qui était déplacé dans ta remarque et justifiait ma remarque un peu sèche est le « au lieu d’apporter vos forces vives à organiser des GN et prendre des responsabilités constructives.. » Que ça
    s’adresse à moi ou aux responsables de ce blog, c’est inacceptable.

    Je ne vois pas en quoi c’est inacceptable de dire que cette énergie dépensée dans un concept que je trouve naze serait plus constructive ailleurs,cela n’engage que moi et j’ai le droit de le penser
    sans me faire incendier ,du moins je croyais… Mais bon.. 😉

  27. Cesse donc de jouer les victimes Laurent…

    Tiens, discutons plutôt : le freeplay est un concept qui génère des réactions très extrêmes, que ce soit dans l’aversion ou dans l’enthousiasme. Pour ce que j’en constate pourtant, parmi les
    personnes qui ont réagi, il y a des orgas et des joueurs que je connais et dont la seule présence sur un jeu est gage de réussite. Parmi ce nombre j’en vois qui sont opposés au freeplay et d’autres
    qui sont favorables. Comment expliquer un tel clivage ?

  28. Pascal : poil au fion :o)
    (le flood c’est du freeplay ?)

  29. (Damned, Pascal, tu m’as grillé sur la rime ;o) )

    Pour répondre à ta question, on se retrouve avec un concept annonçant super cochon mutant dans un jeu XVIIIeme (par ce qu’on se fait chier) et qui détaille en parlant de la liberté d’improviser sur
    son rôle (quasi de façon contextuelle). C’est un sacré grand écart… et complètement incompatible de surcroit.

    Ce qui fait que personne ici ne parle de la même chose, les uns s’insurgent (à juste titre) de l’annonce, les autres défendent la liberté du joueurs : mais vous ne parlez pas de la même chose.

  30. Hé hé hé. Bien fait, en plus tu t’es gouré, c’est Laurent qui finissait avec une rime en « on », pas moi. 🙂

    Pour le reste, oui tu as sûrement raison, mais je ne pensais pas tant à ceux qui rejettent obstinément l’idée que le premier message était de l’humour un peu provoc et carrément racoleur, pour moi
    c’est évident depuis le début.

    Je m’interroge plutôt sur le clivage entre les pour et les contre parmi ceux qui ont compris que le freeplay n’est pas un sabotage absurde motivé par un égocentrisme forcené. C’est intéressant
    parce que ça rejoint complètement de vieux débats sur la dissolution de la séparation entre le joueur et l’orga, et la création de concepts de GN où le joueur a une part plus grande dans l’acte
    créatif sur le contexte.

  31. Pascal : Caramba ! encore raté ;-D

    Certes, mais le débat n’est plus le freeplay, juste la façon de construire un GN. Avec le vieux débat,toujours intéressant, sur « les joueurs évoluent ils dans l’histoire mise en place pendant le
    jeu par les orgas ? », ou « l’histoire des orgas se termine au monment où commence celle des joueurs : au début du GN ? ».

  32. Pour la confusion, l’interview y participe pleinement en donnant des exemples qui entrent plutôt dans le cadre du roleplay (le chasseur, le concert…) que du freeplay. D’où mon grand laius du
    début, qui rappelle qu’il y a toujours moyen de creuser des informations cadrées par la fiche (le « roleplay »).
    Un bien meilleur exemple de Freeplay (moins extrême que Supercochon) est celui donné brillamment par Nanoo sur FB en disant « Parfois, je m’invente une maladie. » L’élément pathogène qui déclenche
    une maladie est un ressort totalement extérieur au personnage (personne dans la vraie vie ne décide d’être malade).
    Un joueur roleplay peut toujours faire le malade, mais son perso simule, prétend, ment. Le joueur freeplay, lui, va vraiment inventer de lui-même le mal en le prenant pour vrai dans l’univers du
    jeu.
    Ca semble de suite plus anodin que supercochon, et dans un jeu pauvre le pourcentage de chance que ça passe sans déstruction est plus grand que dans un jeu plus riche, ce qui laisse croire au
    freeplayer qu’il a raison de le faire, qu’en cela il améliore le jeu. Je crois que, quoi qu’il arrive, le freeplayer joue la cohérence du jeu aux dés, et le détourne de ce que l’orga a voulu qu’il
    soit (à l’exception bien-sûr de celui qui inviterait à le faire).

    Ce qui nous amène aux clivages. Je crois qu’il y en a deux : un clivage entre deux formes d’orga, dont découle naturellement un clivage entre deux attitudes de joueurs.
    Sans jugement de valeur aucun, il y a des orgas qui considère leur jeu comme une sorte de « proposition incertaine », un prétexte (même très détaillé) donné à des joueurs, sans avoir vraiment de
    profonde certitude ni d’attente précise sur ce qu’il en résultera. Pour lui, si le joueur s’invente et s’ajoute un truc, même plus ou moins cohérent, quelle importance, après tout, si ça l’amuse. A
    l’opposé, il y a des orgas qui travaillent plus dans l’optique de faire vivre une « œuvre », un scénario plus abouti, où tout a une place et un ton, le moindre mot un sens, où l’incertitude est sous
    contrôle par la construction élaborée du scénario. Forcement ici, le freeplay sera vécu d’abord comme un irrespect flagrant du principe pour lequel le jeu a été pensé, ensuite comme un vecteur
    extrêmement dangereux pour la cohérence de l’ensemble et donc le plaisir de tous. Mais aussi pour un manque de respect manifeste pour le travail accompli et donc la matière de jeu proposée.
    Ce clivage là, on va le retrouver fatalement chez les mêmes personnes en tenue de joueur. Les premiers vont se dire : « après tout, tant que j’ai en tête d’améliorer le jeu, et que je crois avoir
    raison de faire ce que je fais, je peux m’en donner le droit. » Les seconds : « Jamais, je ne me permettrais sur le jeu d’un autre, ce que je ne voudrais pas qu’on se permette sur le mien. »

    Appeler à concevoir des jeux propres au « freeplay », ça ne me dérangerait pas. Si des joueurs et des orgas s’entendent pour s’amuser ainsi, il n’y a aucun mal. Je vous y encourage. En revanche,
    inviter, comme dit dans l’article, à faire du freeplay, malgré l’orga, là, c’est un manque de civisme intolérable et un foutage de gueule qui peut très mal tourner.

  33. J’aime bien ton analyse dans l’ensemble. J’ai toutefois quelques réserves sur deux points. Je cite :

    – « A l’opposé, il y a des orgas qui travaillent plus dans l’optique de faire vivre une « œuvre », un scénario plus abouti, où tout a une place et un ton, le moindre mot un sens, où l’incertitude est
    sous contrôle par la construction élaborée du scénario. »
    Je ne crois pas qu’on puisse affirmer qu’il s’agisse d’un scénario plus abouti. De mon point de vue c’est un scénario plus dirigiste, mais pas forcément plus abouti. Pour autant ça peut être très
    bénéfique, tout dépend de qui le fait, comment, pourquoi.

    – « Ce clivage là, on va le retrouver fatalement chez les mêmes personnes en tenue de joueur. »
    Je ne saurais être moins d’accord. Je suis très ouvert au freeplay sur mon prochain jeu (donc en tant qu’orga) et je l’ai annoncé, mais je ne me permettrais jamais de le faire en tant que joueur,
    du moins pas sans avoir l’aval de l’orga.

  34. Voilà, c’est l’amalgame que je ne voulais pas lire. 🙂 Non, pas plus dirigiste du tout. Demander de rester « roleplay », ce n’est pas du dirigisme ; il y a toujours une liberté totale du joueur à
    travers son personnage. Le dirigisme consiste à attendre du joueur qu’il fasse un choix plutôt qu’un autre, voir à lui forcer la main. Faire un scénario abouti, à mes yeux, c’est proposer un
    scénario construit, se suffisant totalement à lui-même pour faire le jeu. Il n’y a aucune incidence sur la liberté du personnage, qui peut être extrêmement ouvert, libre de tous ces choix.

    Pour le deuxième point, tu as totalement raison. Je n’ai pas voulu dire qu’il y avait un systématisme dans le passage de l’un à l’autre, donc dans l’idée d’imposer le freeplay.

  35. Ok, je retire le « dirigisme » si tu retires le « plus abouti ». 😉

  36. Comme je disais, il n’y a pas de jugement de valeur (ce serait affaire de goût). Je ne donnais pas à « abouti » le sens de plus évolué ou de meilleur, mais de plus « complet ».

  37. Je pense que les exemples donnés dans l’interview ne sont évidents qu’en apparence.
    Pour le concert, rien n’indique au joueur que le groupe n’est pas mentionné dans la fiche de l’un des personnages du jeu. Un joueur qui va raconter les concerts du groupe auxquels il a assisté
    s’expose à attirer l’attention de joueurs qui savent que quelque chose d’important est arrivé pendant ces concerts.
    Dans le cas du chasseur de primes, tout dépend de la tournure de la discussion. Si l’autre annonce que la fédération du commerce l’a payé 30000 crédits pour ramener un pirate réputé, et que vous
    répondez qu’elle vous en avait proposé 50000 mais que vous ne travaillez pas pour si peu, cela ne posera aucun problème si l’autre joueur vient d’inventer l’histoire, mais cela peut avoir davantage
    de conséquences dans le cas contraire.
    J’ajouterais qu’une situation de jeu est toujours plus facile à analyser et semble plus limpide a posteriori que lorsque l’on se trouve au cœur de l’action.

  38. Frédou à très bien résumé le clivage et je suis 100% ok avec lui..
    Pour moi rien de révolutionnaire ni de créatif dans ce que vous appelez freeplay.. Soit le jeu le permet ou le motive parce qu’un peu vide , plat et comme tout joueur moyen dans ce cas là on va
    s’inventer des histoires pour essayer de s’amuser un peu au lieu d’attendre des choses qui n’arrivent pas. Mais bon appelez ça du freeplay si ça vous dit why not..
    Par contre pousser à saboter un jeu même si il n’a pas le niveau que vous attendez sous prétexte que cela ne nous convient pas je trouve cela intolérable et voir amener à des risques de dérapage
    physiques réels..

    Pascal si dans ton prochain jeu un joueur qui se ferait chier se mettrait à mettre une tenue de touriste Allemand , short sandales et tee shirt de foot, se baladait dans ton jeu en prenant un
    accent ridicule une bière à la main et en demandant à tes jedi de lui mettre de la crème à bronzer sur ses épaules parce que l’étoile noire pourrait lui donner des coups de soleil et qu’ils
    arrêtent de se prendre la tête mais qu’ils viennent plutôt voir avec lui le match France Allemagne.. Comment réagirais tu ? Que dirais tu à tes pjs qui essaient de créer une ambiance, que dirais tu
    aux orgas qui travaillent depuis longtemps pour avoir monter des intrigues,des décors,des écrits etc.. ?

    Pascal : j’aurais du te buter sur le Chicago !! Comme ça quand tu m’énerves j’aurais pu revoir la scène au ralentit dans ma tête pour me calmer 🙂

  39. @Vincent: Totalement d’acc avec toi pour les exemples, mais dans l’article ce n’était pas assez explicite.
    Il y a danger manifeste à inventer quoi que ce soit qui risque d’interférer avec le contexte existant (ici: le groupe, la fédération du commerce,…). Et justement parce que ce n’est jamais évident
    à déterminer, c’est généralement plus prudent de s’en tenir au minimum nécessaire. Mais tu me connais maintenant, je ne conçois pas qu’on puisse sciemment introduire des risques. Je ne joue pas le
    résultat d’un jeu aux dés (encore moins si ce n’est pas le mien).

    @Laurent: demande plutôt à Pascal comment il réagirait si un joueur « Sith » se faisait une croix gammé et un tatouage SS sur les joues. Ca le fera au moins sourire. 🙂

    Pour le « sabotage », c’est une provoque très malheureuse de Baptiste, pas le fond du sujet.

  40. je vais être super productif mais « +1 avec fredou ».
    La grosse limite du freeplay c’est que le joueur doit considérer qu’il en sait plus que l’orga (c’est à dire qu’il sait que l’orga s’est foiré, et donc qu’il peut se permettre de broder) alors que
    c’est faux. Les joueurs sont inconscient de plus de la moitié de ce qu’il se passe dans un GN. Savoir ce qu’il y a sur notre fiche, ne révèle rien de la fiche des autres, et des infos qu’ils
    possèdent. Dans les exemples cités, on peut très bien imaginer que le groupe fait partie d’une intrigue de quelques joueurs et que le simple fait « d’inventer » avoir vu plusieurs de leur concert
    complexifie inutilement l’intrigue. Deux conséquences possible : 1 ça peut gâcher l’intrigue, 2 être obligé de préciser hors jeu, vous occupez pas de ce que j’ai dit, c’était bidon. Dans les deux
    cas, des conséquences nuisibles au jeu qui pouvaient être évité.
    Sur un jeux qui n’avait strictement rien à voir avec ce théme, je me suis retrouvé à jouer un homme du futur infiltré. Et ça, sans que personne ne puisse le savoir et surtout ne puisse le deviner.
    Il ne faut donc pas toujours croire qu’on est capable de savoir ce que les orgas font, eux-seuls connaissent les limites de leurs jeux.

  41. J’ai une p’tite proposition. Plutôt que de dire qu’il faut faire du freeplay, sans besoin de prévenir l’orga, commencez pendant, par exemple, une période d’un an ou deux, à annoncer à l’orga au
    début de chaque jeu que vous ferez votre idée d’utiliser un tel principe si jamais vous estimez que ça peut améliorer son jeu.

    Et dans un an ou deux, on fait le bilan des réponses que vous avez obtenu. Qu’est-ce vous en dites ? 🙂

  42. Je préfère nettement quand tu es taquin Laurent. 🙂 (punaise je ne t’avais pas reconnu) Pourquoi tu m’aurais tué d’abord ? j’étais gentil…

    Pour le cas du touriste ou du sith avec un 666 (cas réel vous l’aurez compris), il est évident que je sors le distributeur de bourre-pifs. Mon idée est d’autoriser les joueurs à exprimer leur
    créativité avec intelligence et respect, parce que j’ai confiance en eux par défaut, pas de les laisser foutre le bordel.

    Encore une fois : vous ne démontrez la nullité d’un concept en citant les effets de ses abus, vous démontrer seulement les dangers des abus.

  43. Bientôt deux labels de qualité pour le GN français : « Rachid free » et « Garanti exempt de tout pratiquant de freeplay »

  44. C’est redondant, Rachid fait du freeplay de toutes façons.

  45. J’avoue avoir un peu de mal à cerner ce que vous entendez par « free-play »… pour moi la plupart des actions que vous considérer ici comme du « freeplay » sont simplement du « roleplay ».
    C’est probablement lié au fait que pour tous les GN auxquels j’ai participé, ce sont les joueurs qui fournissent le Background de leur perso aux orgas et non l’inverse (les orgas se contentent
    alors de corriger les BG qui ne collent pas suffisamment avec le BG général du monde ou des persos plus anciens).

    De même pour les PNJ, pour moi c’est « normal » qu’ils brodent autour des informations (souvent parcellaires) qu’ils ont reçu pour en faire des personnes plus « vrais ». Tant que les données fournient
    par les orgas sont présent et que les persos sont cohérents (avec eux même et avec le monde) je ne vois pas où est le problème?

    A cela s’ajoute 3 remarques…
    Premièrement, vous semblez partir de l’hypothèse qu’un joueur ne ment jamais à un autres joueurs. Alors que mon expérience m’a appris qu’en général, c’est plutôt l’inverse, un joueur ne dira la
    vérité à un autre joueur QUE si c’est dans son intérêt et qu’il peut en tirer quelque chose (paladins loyaux-cons exceptés).
    Deuxièmement, la plupart des problèmes engendré par un freeplayer un peu trop « enthousiaste » peuvent facilement ce gérer « en jeu ». Cela peut aller d’un tir de pistolaser bien placé dans le cas du
    chasseur de prime trop orgueilleux qui voit la concurrence d’un mauvais oeil, à un « les évènements de la nuit passée n’étaient qu’un rêve » (dans le cas de l’attaque de zombie ou de super
    cochon).
    Troisièmement, et dernièrement, le GN reste un jeu. On en fait pour s’amuser et avoir de bons souvenirs à raconter par la suite. Même si ce n’est jamais agréables de se faire ruiner un scénario, il
    faut savoir aller de l’avant et s’adapter… après tout, même sans freeplayer, les joueurs n’arriveront de toute façon pas à résoudre la moitié des « quêtes/missions/énigmes » qu’on leur à concocter,
    alors une de plus ou une de moins. Mieux vaut prendre les choses du bon côté, ça aura fait des souvenirs mémorables.

  46. Je crois que le Freeplay fait effectivement partie du Roleplay, c’est la partie qu’on effectue quand on n’a plus de guide.

    Exemple : mon dossier me dit « il va falloir que j’avoue à mon frère que j’ai tué son chat » et ne précise rien de plus sur le motif. Au moment où je ferais cet aveux, je ferai du Roleplay. Au moment
    où mon frère me demandera pour quelle obscure raison j’ai fait ça, je devrai broder une réponse, ça sera du Freeplay.

    Mais ça n’est qu’une définition. Ce qui est intéressant dans le concept du Freeplay n’est pas de simplement coller un nom sur un truc qu’on fait tous depuis longtemps, c’est de se demander si on
    peut aller plus loin et bâtir une façon de jouer dessus, ou mieux une façon d’écrire un GN.

  47. En fait, j’ai l’impression qu’en Belgique, la plupart de ce qu’on appelle des GN (si pas tous) font ce que vous vous appelez du « freeplay ».

    Seul les PNJ dispose d’un script pour savoir comment ils vont jouer (et encore souvent celui-ci ne fait même pas une page A4 sauf, bien sur, quand il s’agit de perso vraiment important).
    Il ne viendrait pas à l’idée d’obliger un joueur à dire à son frère qu’il a tué son chat. On se contentera de trouver une excuse pour mettre les 2 frères en présence, au « meurtrier » d’avouer son
    crime (s’il le désire)… ou de le nier(par exemple, en reportant la faute sur quelqu’un d’autre si c’est plus avantageux pour lui). Les joueurs sont quasi entièrement libres de leur action tant
    que celles-ci correspondent au background de leur personnage. Mais, bien sur, ils devront toujours en subir les conséquences.

    Prenons un exemple dans un GN Vampire dark age auquel j’ai récemment participer :
    Il n’y avait qu’un seul des PJ qui était médecin donc pour lui permettre de dormir, les orgas ont envoyé un PNJ médecin. Malheureusement, ce médecin (PNJ) est tombé sur un Ravnos (PJ) qui a préféré
    lui faire les poches et le tuer plutot que de le payer.
    Les PJs ont donc du se contenter d’un seul médecin pour le reste de l’évènement. Accessoirement, lors d’une des rares périodes de sommeil de celui-ci, un templier PNJ est mort faute de soin… PNJ
    qui était entre autre venu pour apprendre des compétences à des PJs suite à une alliance qui avait été réalisé lors de l’évènement précédent.
    Donc, en résumé, à cause de l’avarice d’une seule personne : un autre est mort (pas grave c’était un PNJ), une alliance est tombée à l’eau (c’est ce qui arrive quand on soigne pas les diplomates
    blessés) et une série de personnage n’ont pas pu évolués durant ce GN (ils se rattraperont au suivant). Autant dire que si le Prince de la ville (qui est un PJ) apprend qui a tué le médecin, ça
    risque de barder pour le meutrier.
    Pour moi, ça c’est uniquement du Role-play et non du free-play. Pourtant rien de cela n’était prévu initialement dans le script des orgas si ce n’est le passage d’un médecin itinérant et d’une
    délégation de Templiers venu honorer leur partie d’un contrat.

    Autre exemple, durant le même GN, le prince sus cité (un autre PJ Ravnos) à marchandé en cachette avec un espion Tzimisce (joué par un 3e PJ) la « reddition » de la ville en échange d’un certain
    nombre d’autres avantages.
    Du coup, la bataille finale prévu par l’orga qui consistait en l’attaque de la ville par l’armée Tzimisce (jouée par les PNJ) a été remplacée par… une poignée de main pour sceller le pacte et une
    aide des PJ pour permettre aux soldats Tzimisce de retourner chez eux.
    A nouveau, cela n’avait pas été prévu par les orgas mais c’était tout a fait conforme aux backgrounds des différents protagonistes… et c’est ce qui fait pour moi l’intérêt d’un GN, on ne sait
    jamais vraiment ce qui va se passer. 😀

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