GNS, filtre et immersion

Publié le jeudi 16 octobre 2014 dans Articles,Slide

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Ce court article a pour objectif de tenter de clarifier le lien entre GNS et immersion.

Il peut être intéressant de lire d’abord cet article sur la théorie GNS et celui-ci (en deux parties) sur l’immersionnisme.

RAPPEL GNS

La théorie GNS dit en gros qu’il y a trois approches du GN et que, pour qu’un jeu soit réussi, tout le monde doit être au courant de l’approche choisie et s’inscrire dedans.

Chacune des trois approches consiste à donner la priorité (j’insiste sur la notion de priorité) à une logique, dans les cas où différentes actions seraient possibles :
– G (gamiste) : privilégier le challenge entre participants (PJ vs PJ ou PJ vs organisateur) ;
– N (narrativiste) : privilégier l’intérêt dramatique de l’histoire ;
– S (simulationniste) : privilégier la cohérence de l’univers.

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GNS = FILTRE

Un joueur qui se place dans une approche se pose donc systématiquement la question avant d’agir « Quelle action serait le plus en accord avec l’approche choisie ? ». Cette interrogation peut être considérée comme un filtre à travers lequel le joueur voit le jeu.

En clair, face à la situation qui se présente à moi (par exemple, un orc qui sort des fourrés) :
– G : Quelle action me permettrait de surmonter le challenge du jeu ? (La réponse pourrait par exemple être : l’attaquer ou le suivre)
– N : Quelle action me permettrait de créer la scène la plus dramatique ? (La réponse pourrait par exemple être : devenir son ami ou me faire capturer par lui)
– S : Quelle action me permettrait d’être le plus cohérent avec mon personnage et l’univers ? (Là tout dépend… La réponse pourrait par exemple être : hurler de terreur et m’enfuir)

Aucun des trois filtres possibles n’est, a priori, plus difficile à mettre en œuvre que les autres. En effet, chacun demande un effort de réflexion entre la situation (ou l’idée initiale) et l’action. Cependant, certains joueurs peuvent avoir plus de facilité à pratiquer l’un ou l’autre filtre, soit par caractère, soit par habitude.

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DU FILTRE À L’IMMERSION

Lorsque le joueur maîtrise bien le filtre, le temps de réflexion diminue. L’action peut même devenir instinctive, parfois au point de surprendre le joueur lui-même. L’approche sélectionnée est alors devenue naturelle et ne demande plus d’effort. Il s’agit là, à mon sens, du sentiment d’immersion, tant recherché par la plupart des GNistes.

Définie ainsi, l’immersion n’est donc pas liée à une approche GNS particulière. Elle peut être vécue dans chacune des trois approches, dès que le filtre est suffisamment maîtrisé pour devenir naturel.

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UTILITÉ PRATIQUE

En pratique, il est à mon avis utile d’avoir ces concepts à l’esprit lorsque l’on discute de l’immersion, que ce soit en général (branlette crypto-intellectuelle) ou en référence à un GN en particulier (par exemple, le vécu par un joueur de telle scène de jeu). Mais il me semble que la compréhension de cette mécanique permet également d’identifier d’éventuels freins à l’immersion, ou de faciliter la compréhension d’expériences différentes d’un même GN.

Enfin, j’espère qu’elle pourra amener les organisateurs de GN à communiquer plus clairement sur le type d’immersion qu’ils souhaitent afin d’améliorer ainsi l’expérience de chacun.

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J'adore le GN, et m'efforce de participer à son évolution en diffusant le plus largement possible les bonnes idées glanées ici ou là. En dehors de ça, ma vie est une joyeuse balade entre terrains de volley et mosh-pits !
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30 réactions à GNS, filtre et immersion

  1. Approche super intéressante dans laquelle je me reconnais beaucoup. Merci pour cet article.

  2. Question, pourquoi l’action

    « devenir son ami ou me faire capturer par lui »

    serait plus dramatique que l’action

    « hurler de terreur et m’enfuir » ?

    Deuxième question.

    Est ce que le souci de cohérence interne de personnage (Ici classé dans le simulationisme) n’est pas un aspect essentiel d’une bonne narration ?

    Et est ce que rechercher les belles scène de jeu ne peut pas s’inscrire dans optique gamiste. (Le challenge que représente le fait de bien jouer son personnage devant les autres, même en mode « qui perd gagne » Et ne me dites pas que vous n’avez jamais vu de compétition à ce sujet pour celui qui aurait la meilleure verve)

    En conclusion, est ce que ces filtres ne sont t’ils pas réducteurs ? Est ce qu’un gn ne devrait pas viser à satisfaire ces trois grilles de lectures en offrant un univers avec une cohérence interne, ou la narration est intéressante et ou les joueurs ont une expérience ludique ? (Sachant que la vision gamiste décrite ici existe bel et bien dans pas mal de gn classique. Il vaudrait peut être mieux réfléchir en terme de ludisme qui reprend ce « gamisme » mais pas que)

    Qu’en pensez vous ?

  3. Tilleul :
    En m’enfuyant, je ne crée pas des masses d’opportunités pour une interaction dramatique, que ce soit avec l’orc directement ou avec d’autres personnages. Alors qu’en devenant son ami ou en me faisant capturer, ça crée tout un tas de situations potentielles : il pourra me demander de trahir les miens pour l’aider, ou alors mes compagnons devront négocier avec les orcs pour me libérer (par exemple).
    Et la réponse à ta seconde question, c’est la théorie GNS. Si on l’admet, on ne peut pas mélanger les approches. Si on ne l’admet pas, tout est possible. C’est le postulat de base sur lequel repose cet article :).
    Une remarque cependant : il est vrai que toute approche GNS nécessite au minimum un espace imaginaire partagé, et donc un minimum de cohérence. Les approches G et N ne font pas une priorité de cette cohérence, mais elle doit tout de même exister, sinon autant jouer aux échecs. Ron Edwards appelle ça « l’exploration », il me semble.

  4. Je ne partage pas ton point de vue, les interactions dramatiques d’une fuite en hurlant ne sont pas moins emprunt d’opportunités que celle de se faire capturer. Voir même d’occire l’orc en fait.

    Le paysan peut aller trouver les gens du village, leur raconter ce qui s’est réellement passé ou déformer la réalité (style, ahhh il faisait deux metre et crachait du feu, j’étais en train de le rouer de coup quand il m’a pris en traitre) Cela va entrainer pas mal de jeu via les réactions de la part du village par rapport à cette menace et c’est tout à fait pertinent d’un point de vue narratif.

    Ce n’est pas mieux ou moins bien, c’est juste un choix d’interprétation de rôle qui combine la cohérence interne du personnage avec la création d’une narration intéressante et tout cela dans une visée ludique 😉

  5. Tilleul :
    Fuir me semble moins riche en potentiel dramatique, et donc à éviter dans une approche narrativiste. Mais OK, imaginons que le joueur envisage un potentiel dramatique plus intéressant en fuyant : eh bien dans ce cas, c’est la fuite qu’il choisira s’il est dans une optique narrativiste.
    Plus largement, il est plein de situations où les approches G, N et S ne rentrent pas en conflit. Mais il en est plein aussi où c’est le cas, malheureusement (exemple classique : est-ce que je révèle mes casseroles ou non). Et dans ces cas-là, l’idée est de réagir en cohérence avec l’approche du jeu. A moins qu’on n’adhère pas à la théorie GNS, mais c’est une autre histoire ^^

  6. Fiit fiiit fiit fiiit fiit fiiit fiit fiit

  7. (pardon)
    Mais n’est-ce pas tout de même de la chose ?

    Oui je sais, deep-trooling comme dirait l’autre…

  8. Nicolas :
    Ton affirmation est complètement contraire à la théorie du GNS 😉

  9. Hum… Détérrage. mais bon, je ne comprend pas.

    En quoi les directions sont elles… opposée ?

    pour reprendre un exemple:

    « exemple classique : est-ce que je révèle mes casseroles ou non: »

    S: Non, le but du gn pour moi est de vivre la peau de quelqu’un avec quelque chose a cacher.
    N: Non, le révéler déclenchera l’opprobre sur mon honneur. Je dois le cacher pour le proteger !
    G: Non, c’est une faiblesse de mon perso. Je dois protéger le secret car la révélation m’affaiblira, en montrant ou taper pour faire mal.

    Pour quelqu’un qui joue un paysan qui voit un orc, la même :

    G : J’ai les stats d’un non combattant, et on m’a dit que les orcs étaient tous des gros bourrins ! je me barre et je ramène un vrai groupe de guerriers !
    S : je suis un paysan, ma réaction normale est de fuir face a un orc.
    N : Les Orcs ? Mais il ne devait pas en avoir dans l’histoire ! Il faut que je prévienne les autres !

    Vraiment, je ne trouve pas que les approches soit contradictoires, au contraire.

    Un GN où on a un démon qui a une réputation monstrueuse, devrait faire fuir tout le monde, mais qui se fait tabasser par la garde, c’est moche.
    Particulierement pour monsieur Simu, et Gamist.
    Un GN ou le démon est totalement increvable, et sort de nulle part sans la moindre explication, c’est moche.
    Particulièrement pour monsieur narration, et gamist.
    Y’a un démon qui donne un chalenge particulierement tordu mais equilibré a un grand nombre de joueur, et qui les demande d’unir leurs forces pour pouvoir le vaincre en terme de compétence utilisé, mais alors que les factions n’ont aucune raison de vouloir vaincre le démon hors « on s’emmerde », et que les factions se haissent bien méchament, c’est moche pour monsieur naration et simulation.

    A contrario, dans un jeu parfaitement équilibré, un démon inspire la peur parmi trois joueurs, car :

    – Le gamist sait qu’il a de quoi tuer son perso en une baffe, et que sa meilleure chance de suvie est dans la fuite.
    – Le narrativiste sait que c’est golbarg, demon majeur de la poutre, et qu’il est general de la légion bleu ciel. Il est a craindre.
    – Le simulationniste sait que la réaction naturelle de tout pécore standart de l’univers face a un demon qui se pointe est de courir en hurlant.

    Bah je trouve sa pas du tout incompatible. S’il y a de la cohérence entre le fluff, et le crunch, y’a pas de raison pour avoir des problèmes, et des rôles sembles plus ou moins sur mesure pour les différentes préférences. Le noble guidé uniquement par l’honneur aura des réactions et des buts différents que le voleur/mercenaire qui ne donne de valeur que a l’argent et les opportunité de s’en faire.
    Et bien, il faut de tout pour faire un GN, non ?

  10. Voilà un troll de belle facture 🙂

  11. Je pense qu’en 2015 on peut arrêter de croire aveuglément dans la théorie GNS.
    Son invalidité a été prouvée et mise en avant par plein de théoriciens. (ex : http://rolistologie.blogg.org/pour-en-finir-une-fois-pour-toute-avec-le-gns-a117427730 )
    Il y a bien d’autres modèles plus justes à utiliser pour ceux qui cherchent à analyser les jeux, les parties ou les joueurs (comme les immersions multiples : http://ptgptb.fr/theorie-des-niveaux-d-immersion-multiples/ ).

  12. Bonjour,

    Je suis d’accord que les immersions multiples sont un modèle théorique plus complet et plus efficace que le GNS. Pour autant, le GNS n’est ni faux ni inutile comme le dit cet article.

    Et je vais tenter d’expliquer pourquoi en quelques mots. ^^

    D’une part parce que le GNS n’a dès son origine, pas la prétention d’être un modèle exact séparant jouer, jeu et actions en 3 catégories, mais un modèle proposant de communiquer sur l’aspect le plus important selon le joueur, l’orga ou la scène. C’est un escellent outil de communication et ce genre d’article oublie un peu vite ce qu’on peut lire dès les premières lignes d’une présentation du GNS comme par exemple ici : http://www.darkshire.net/~jhkim/rpg/theory/threefold/faq_v1.html

    A savoir qu’un joueur ou un jeu n’est probablement jamais 100 % Gamiste ou Narrativiste, ni un joueur. Il s’agit d’une tendance à un moment ou sur un jeu précis.

    D’autre part parce que le GNS sert tous les jours à des organisateurs à communiquer sur leurs intentions et ce qu’il propose de façon simple, efficace et élégante. De la même manière, la table de mixage n’a pas vocation a être un outil théorique imparable, mais un modèle pour communiquer l’intention de l’auteur. Et ça c’est d’une grande utilité.

  13. Sauf que communiquer « ce GN est ludique » ça n’apporte strictement rien.
    En effet un joueur qui selon la théorie a des attentes ludistes peut en réalité être complètement déçu.
    Et réciproquement un joueur qui se considérerait plutôt attiré par du narrativisme sera tenté d’éviter le GN alors qu’au contraire il l’aurait adoré.

    Dire « c’est un GN diplo », ou « c’est un GN meule » a déjà infiniment plus d’intérêt.
    Mais on n’a pas attendu le GNS pour dire ça !

  14. Je ne suis pas d’accord avec ça. Bien au contraire. ^^
    Je ne pense pas pour autant qu’il suffise de communiquer sur la tendance du jeu pour considérer que la com est faite.

    En revanche annoncer une tendance et expliquer pourquoi on l’annonce. S’interroger sur la culture de jeu qu’on souhaite favoriser est pour moi très utile.

  15. Je suis d’accord : il suffit juste de choisir des tendances et des cultures qui ont du sens.
    Pas les catégories de la GNS. Définitivement pas.

  16. En préambule, j’indique que je ne suis pas un tenant de la GNS. Les « catégorisations » qu’elle emploient font sens pour moi, aussi je pense qu’elle a son utilité en matière de communication, et c’est à peu près tout. Dans ton cas, Pymeek, j’ai l’impression qu’on est en plein dans un problème de lexique et/ou de terminologie. Pour des raisons qui n’ont aucune importance dans le présent débat, tu rejettes des mots (ludisme / narrativisme / simulationnisme) pour leur préférer d’autres, qui font sens pour toi. Je peux le comprendre.

    Reste que pour échanger avec quelqu’un, il faut parler le même langage. Le lexique GNS est aujourd’hui signifiant pour beaucoup de joueurs et d’organisateurs. Largement débattu par le passé, il présente l’avantage de décrire des approches clairement définies, qu’il s’agisse d’attentes ou d’intentions. Je ne dis pas que la théorie est juste, exhaustive ou exclusive, je dis seulement que les concepts qu’elle manipule peuvent être des outils pertinents pour échanger.

    Tu reproches aux termes de la GNS de recouvrir des réalités différentes en fonction de la culture, de l’expérience ou de la sensibilité de chaque acteur, et tu as sans doute raison. Mais en préférant des catégories comme « GN Baston », « GN diplo », tu reproduis à mon avis la même erreur.

    Tu parles de « cultures qui ont du sens », et je t’approuve : encore une fois pour communiquer efficacement il faut parler un même langage. Mais interroge-toi sur ce que recouvre TA culture du GN Diplo, du GN Baston. Sera-ce la même réalité, derrière ces mots, pour toi et pour autrui ?

    Encore une fois je n’essaie pas de convaincre qui que ce soit que la GNS est fondée ou satisfaisante. Ce n’est pas la théorie qui m’importe ici, mais la possibilité d’une communication transparente dans une communauté très diversifiée qui pratique un loisir complexe. En la matière, il ne « suffit » vraiment pas de « choisir des tendances et des cultures qui ont du sens » : existent-elles seulement ? est-ce si simple ? Pour une personne, à fortiori soi-même, sans doute, oui. Pour un groupe habitué à jouer ou organiser ensemble, un peu moins facile, mais très possible.

    Pour la foule d’inconnus qui utilisent internet pour se documenter et échanger autour du GN, tes références personnelles ne font probablement aucun sens. En tout cas, pas plus ni mieux que les termes GNS (ou de n’importe quelle autre théorie notoire).

    Puisque tu as l’air concerné par l’efficience des termes employés, voire même soucieux que les acteurs du GN ne se trompent pas de crèmerie grâce à un lexique commun, je ne peux que t’inviter à réfléchir là-dessus et t’encourager à contribuer à la définition de ce lexique commun, par l’échange et le dialogue, par le partage d’expérience, plutôt que de rester campé sur des définitions toutes aussi imparfaites et sans doute un peu dépassées.

    Bien à toi

  17. Je t’arrête tout de suite Bross (ou du moins aurais-je pu le faire si c’était un dialogue, ce qui t’aurais épargné de nombreux non-sens) : ce ne sont pas les mots que je rejette, mais bien les concepts qu’ils tentent de définir.
    Je ne vais pas refaire ici la démonstration qu’a écrite l’auteur de l’article sus-lié.
    Je vais tout de même rebondir sur une de tes remarques : tu sous-entends qu’un nombre important de joueurs est capable de « bien définir » les termes du GNS. C’est simplement faux. Je te mets au défi de trouver, parmi une dizaine de joueurs, 3 qui partagent la même définition du narrativisme. (Même au sein des théoriciens pro-GNS ils ne sont pas d’accord entre eux, alors auprès des profanes…)

    Concernant la nomenclature Baston/Diplo, elle n’est pas de moi. Je l’ai juste listée pour illustrer que des catégorisations existent, qu’on n’a pas attendu le GNS pour cela, et qu’on continue aujourd’hui. Maintenir que l’apport du GNS est la classification c’est juste de l’aveuglement.

    Pour finir, lorsque tu me demande de réfléchir et de contribuer, au lieu de camper sur de vieilles définitions (lesquelles ? Je n’ai pas trouvé à quoi tu faisais référence), je t’invite à relire mon premier commentaire sur cette page, où j’évoque les immersions multiples : Dire « ce GN nécessite une immersion personnage et une immersion narration, mais l’immersion univers est facultative » aide vraiment à cerner le type de jeu, et l’adéquation avec mes attentes.
    Si cela ne te suffit pas, je te conseille de t’attarder sur cette page : http://www.electro-gn.com/248-latabledemixagedujeuderolegrandeurnature. Tu y trouveras plein de critères qui devraient te réjouir !
    Si après ces deux lectures tu as besoin d’éclaircissements ou des critiques à leur formuler, sois libre de les faire ici, ou mieux dans un article détaillé auquel je me ferai un plaisir d’essayer de répondre.

  18. Jymeek : pourquoi réfuter des concepts qui parlent à d’autres ? Tu estimes détenir la vérité ultime ?
    Laissons de côté le « dogme » GNS qui suscite, et c’est à la fois amusant et réjouissant, autant d’interprétation que de personne, mais intéressons-nous aux idées qu’elles véhiculent, et il s’avère qu’à peu près n’importe qui peut définir n’importe quel GN en un mix de ces trois tendances. Et que ce n’importe qui ne soit pas en mesure de tenir une conférence sur la théorie du GNS importe peu.

  19. La réponse est à la fin de ton paragraphe !
    Si on peut coller à un GN toutes les étiquettes, et que dans chacune d’elle on met tout et son contraire, non seulement ça ne sert à rien, mais en plus ça se rapproche de la langue de bois des discours politiques/marketing…

  20. Je suis de tout cœur avec les pourfendeurs de cette aberration théorique appelée GNS. Contrairement à ce qui a été écrit, je crois que la culture autour du GNS ne s’est absolument pas popularisée dans le monde du GN. Communiquer sur un GN avec cette base théorique est un non sens. Car comme le dit Moz, pour le peu d’initiés à qui cette théorie parle, il y a en effet autant d’interprétations que de personnes.

  21. Salut Jymeek.

    La théorie GNS ne fait pas l’unanimité, c’est un fait. Pour autant, elle est utilisée par des milliers de GNistes, qui la trouvent très pratique. Ca aussi, c’est un fait. Et force est de constater qu’on ne peut pas en dire autant d’autres théories, comme celle des niveaux d’immersion par exemple.

    Pour ce qui est de l’article qui démonte soi-disant le GNS, il est complètement à côté de la plaque (comme le montre bien le commentaire se trouvant dessous). Si tu n’es pas convaincu, je t’encourage à lire les articles de la théorie elle-même. Y figurent d’ailleurs des définitions claires des trois approches.

    Pour ce qui est du défi, c’est un peu facile, vu que cette théorie est relativement nouvelle en France, contrairement à « GN meule » (un exemple au hasard ^^). Mais tentons quand même au prochain pot Rôle, juste pour voir 🙂

  22. Je ne trouve pas l’article à côté de la plaque : il démontre avec des exemples clairs et concrets ce qu’on essaye (maladroitement apparemment) de faire ici. Et le premier commentaire qui s’y trouve est invalidé par le second (l’as-tu lu ?).
    Et ne t’inquiète pas, j’avais commencé par lire les articles originaux, et divers articles qui en parlent positivement, et les incohérences de cette théories m’avaient si vite frappé que j’en ai cherché des critiques, et je suis notamment tombé sur l’article que j’ai lié.
    Donc je ne suis pas un être influençable qui m’oriente selon ma dernière lecture. J’ai réfléchi par moi-même.

  23. Jymeek,
    L’auteur de l’article tombe dans les erreurs d’interprétation basiques, décrites dans le commentaire (et dans les textes de Ron Edwards à l’époque). Si ça ça ne te convainc pas, je ne peux plus rien pour toi 🙂
    Je reste toutefois à l’affut de toute contribution constructive à la théorie du GN, et lirai avec plaisir tes prochains articles ici sur Electro-GN.

  24. Bin détaille-moi ce que tu n’as pas compris dans la réponse au commentaire, et tu pourras peut-être quelque chose pour moi : je verrai ainsi les éclaircissements qu’il faudrait t’apporter. Car si par exemple tu fais rentrer dans les erreurs d’interprétations l’ergotage « on ne parle pas de joueur mais de décision », ça ne change rien au raisonnement. Relis l’article en remplaçant joueur ou jeux par décision, situation ou tendance et tu auras la même démonstration valide.

    Quant à mes articles sur electro-GN, si c’est pour refuser (ainsi que tu le sous-entends) des articles comme celui donné en lien, les miens ne risquent pas d’être acceptés !

  25. Je propose qu’on n’inonde pas ce fil de discussion de commentaires concernant un autre article. Peut-être qu’une discussion dans un topic dédié sur murder-party.org serait plus approprié. Ca te va ?
    Et je n’ai aucun pouvoir décisionnel sur quels articles sont acceptés ici.

  26. Salut Jymeek, electro-GN est une tribune libre donc n’hésite pas à proposer tes articles à l’équipe, qui ne demande qu’à grossir. 🙂

  27. Même si on met tout son petit cœur à tenter de donner à la théorie GNS une raison d’être, on finit par se prendre les pieds dans le tapis.

    L’intérêt pour la communication :
    Pour moi, un bon GN doit avoir les trois dimensions. Ainsi, lorsque j’écris un jeu, j’essaie d’équilibrer ces trois « dimensions ». Donc pour communiquer sur mon GN je vais dire « c’est un jeu GNS ». Est-ce que ça dit quelque chose ? Je préfère donc le dire autrement, avec des mots plutôt qu’avec des théories dogmatiques prêtes à l’emploi. Par contre si je vois un jeu présenté que G ou que S ou que N… c’est certain que ça va m’aider à me détourner d’une présentation plus aboutie, plus fine et détaillée. C’est, selon moi, un raccourci nuisible à une bonne présentation sur les intentions de jeu.

    L’intérêt pour le joueur :
    Qu’il est simpliste et appauvrissant de voir trois grandes familles de choix, toutes exclusives, pour catégoriser les choix de jeu d’un joueur. D’autant plus que cette vision réductrice de la complexité de la psyché humaine ne tient pas compte de nombreuses autres éventuelles familles (ou estampilles…).

    En voilà une : E comme égo. Ici le joueur ne va pas tenter de gagner, ni favoriser réalisme ou élan dramatique. Il va tenter de profiter d’une scène pour se mettre humainement en valeur par une grande qualité d’action et/ou de rôle-play. Il va chercher à briller. Et ceci va bien au delà d’un Gamisme quelconque. Certes notre vision puriste de GNiste peut nous amener à mépriser cette attitude (pourtant extrêmement répandue) et à ne pas la considérer comme viable ou acceptable. Sauf que c’est un choix comme un autre après tout.

    L’Ego comme les trois autres voies définies par le GNS ne peut être une approche totalement exclusive. Tout ces aspects se mélangent ; tout est poreux, et ce en permanence.

    Dès qu’il est question de la complexité quasi quantique de l’essence humaine, l’homme est tenté de créer des cases, des estampilles pour s’y retrouver. C’est ce que fait par exemple la psychiatrie pour essayer de poser des diagnostiques. Mais la démarche, même si elle peut avoir des aspects positifs, est vaine. L’humain échappe aux catégories. Et ses choix et actions sont d’une infini complexité. Même (surtout ?) dans un jeu. Il faut l’admettre. En toute humilité. C’est ce qu’oubli de faire cette théorie.

  28. La théorie GNS sert à se mettre d’accord sur ce qu’on recherche en GN avant de jouer (ou d’analyser ce qui a foiré après, le cas échéant). Mais ça suppose que les participants aient envie de se mettre d’accord. C’est certain qu’aucune théorie ne te sauvera si un joueur veut faire le couillon 🙂

  29. Mais le modèle GNS étant faux (voir comentaires précédents), toute description s’y référant est forcément erronée (ou juste creuse), et toute analyse a posteriori qui se base dessus est limitée par ces oeillières, et fatalement vide de sens.
    Alors oui, ça peut fait parler. Surout si personne ne vient leur expliquer qu’ils tournent en boucle à s’enerver à faire rentrer un carré dans un rond/triangle,/hexagone…

  30. Allez, joyeux Noël 😉

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