Faire la fête en GN

Publié le lundi 9 juillet 2012 dans Articles

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La théorie GNS ressurgit là où ne l’attendait pas

Si vous avez déjà vécu une fête dans le cadre d’un GN (Pendant le GN, pas après. La fête en conclusion du GN, la fête « hors-jeu », n’est pas l’objet de cet article), vous aurez peut-être remarqué des comportements spécifiques chez certains participants.

 

En amont de la fête, il faut déjà rappeler que le taux de désistement des invités sera très important. Certains oublieront leurs engagements, d’autres vivront des événements chronophages, d’autres penseront que la fête commencera en retard, et prévoient d’arriver 2 heures après l’invitation. En conséquence, 3 heures après l’invitation, quand ils se rappelleront qu’ils devaient aller à une fête, toute motivation se sera envolée.


Bikini-Armor-Cosplay.jpg

   

Très tôt dans la soirée, des joueurs quittent la fête, l’air pressé et très sérieux. Généralement, il s’agit de joueurs moins équipés pour la fête que pour la guerre, qui n’ont jusque là pas beaucoup montré d’intérêt pour les festivités. Considérant qu’ils perdent leur précieux temps de jeu en s’amusant en groupe, ils se reportent sur d’autres activités plus pertinentes et productives : accomplissement de quêtes qui n’attendent pas, massacre de créatures diverses et variées, exploration du site profitant de l’absence des autres joueurs, réunion diplomatique, rituel impérieux, ou pis, pillage en règle des habitations vacantes. Typiquement un comportement gamist, ça.

 

Une autre population se fait remarquer après le départ de ces tristes sires : des joueurs qui avaient prévu un costume spécifique pour la fête, qui s’alcoolisent très modérément, mais participent activement aux danses et aux animations proposées, qui réussissent à briller en société. Ceci n’excluant aucunement des apartés romantiques, politiques ou commerciaux avec d’autres joueurs. Bien au contraire, le cadre festif a été anticipé par ces joueurs-là et ils s’en servent consciemment pour développer leurs propres intrigues et enrichir l’interprétation de leur personnage dans un cadre moins formel que pendant le reste du jeu. Même le départ de la fête sera mis en scène selon les besoins du moment : déclenchement d’une bagarre ou d’un duel, esclandre, ou sincères remerciements à l’hôte de la soirée. Éventuellement, escapade galante ou enlèvement romanesque, qui s’achèvera par une torride… utilisation des règles de coucherie. Narrativiste, pour sûr.

  

rajr-gn-1.jpg

L’eau fait rouiller le métal, alors imagine ce que ça peut faire dans l’estomac!

Une fois partis ces deux publics, apparaît la dernière population, celle dont l’hôte voudrait parfois qu’elle parte plus tôt, en tout cas avant l’aube, et si possible en marchant droit : ces gens sont d’abord agréables, dansent sans qu’on les y pousse, s’acoquinent bien volontiers avec leurs pires ennemis, soutiennent la viticulture française avec un enthousiasme désarmant. Ils oublient complètement leur quotidien (de personnages de GN), le monde qui attend d’être sauvé, les agissements terrifiants de la secte des adorateurs du mal ou les monstres qui rôdent à l’extérieur : ils se lâchent, au risque de paraître parfois un peu éloignés de leurs personnages, pour embrasser pleinement la tranche de vie et l’ambiance qui leur sont proposées. Au risque d’oublier les règles de coucherie pour gérer l’after par des moyens plus traditionnels. Ces amis de l’aspirine et du Fernet-Brancat sont d’authentiques simulationnistes.

 

Des publics très différents, des attentes très différentes, et au final : des sentiments mitigés. Je ne sais pour vous, mais à titre personnel, et malgré un fort penchant simulationniste, les fêtes en jeu vraiment réussies se comptent sur les doigts d’une seule main. C’est regrettable, sans aucun doute, essayons de comprendre pourquoi. Et surtout, répondons à cette question brûlante : comment réussir une soirée festive dans un GN ?

 

Larp-party-1.jpg(from http://huncklerphotography.blogspot.fr)

Des fois je me demande vraiment ce que je fais par terre.

Commençons par un très académique rappel du sens de la fête, qui dépasse quelque peu la musique, l’alcoolisation et l’angoisse du lendemain (et du nettoyage). Nous écarterons volontairement le sens sacré ou rituel de la fête pour ne retenir que sa dimension divertissante et socialisante, car ce sont le plus souvent ces aspects-là qui sont recherchés lorsqu’une fête est proposée à l’intérieur d’un GN.

 

La spécificité de la fête n’apparaît que si on l’analyse par opposition avec la vie quotidienne. Et peut se résumer à l’intérieur de la notion de rupture.

 

Rupture avec le temps : Le moment de la fête est vécu comme hors du temps. L’emprise du quotidien, des règles, des horaires, est brièvement suspendue. Selon Jean Duvignaud, il s’agit de « s’engloutir dans le présent », ce qui impose de renoncer au temps conventionnel « où s’accumulent le savoir et les actions concertées humaines ». La fête serait même une plongée collective et volontaire dans le « puits sans fond du présent ».

 

Rupture de l’espace : La fête permet une ouverture entre des espaces habituellement séparés :

– entre l’intérieur et l’extérieur de la communauté. La fête atteste périodiquement de l’unité de la communauté, qui peut alors admettre de nouveaux membres.

– entre monde réel et imaginaire : la fête sert aussi à créer un monde nouveau, par ses costumes, ses personnages, ses légendes qui violent les lois de la vie réelle, comme dans le cas du Carnaval, évident par son parallèle avec le GN. Mais même une soirée en discothèque peut correspondre à cette définition : on s’habille à son avantage (en tout cas, on essaie), on retrouve une galerie de personnages qui font du sens, du videur patibulaire à la barmaid affriolante ; quant aux légendes, qu’il s’agisse de la consommation d’alcool de votre pote Momo ou du vrai genre de Birgit, incroyable drag queen qu’on prétend est-allemand(e), les lois de la vie réelle sont aisément mises à mal.

– parfois même entre le monde des vivants et des morts, comme dans l’exemple d’Halloween ou du « Dias de los Muertos » mexicain.

La fête permet donc de réconcilier des forces contraires. Ainsi, elle traduit une recherche par la communauté d’un équilibre entre ses membres.

 

Rupture des normes du groupe : Il y aurait deux types de fêtes. Les premières sont les fêtes de l’ordre, qui suivent un double conformisme : répétition dans le  temps et rigidité du déroulement de la fête. Elles appartiennent aux fêtes officielles, rituelles, sacrées, que nous avons écartées au début de cet article. Mais je les mentionne car elles soulignent aussi la nécessaire communauté de vie préalable des participants à la fête, ainsi que l’adhésion de l’ensemble de la communauté aux valeurs associées à chaque fête. Par exemple, la fête de la musique : elle est attendue, prévue, récurrente. Chaque participant, s’il ne connaît pas la programmation exacte des artistes, sait en revanche comment l’événement en général va se dérouler, et comment s’y comporter. Nous sommes dans le champ de l’institution. Une fête « institutionnelle » dans un GN a toutes les chances de ne pas fonctionner, car les joueurs, contrairement à leurs personnages, n’ont pas nécessairement une authentique communauté de vie, d’adhésion à des valeurs communes. Au mieux, on pourra jouer à faire la fête, respecter une parade ritualisée et en retirer du plaisir en tant que joueur, par la qualité du spectacle collectivement réalisé. Pas grand-chose à voir avec un moment festif, pour autant. 

 

Les secondes sont les fêtes du désordre, de la spontanéité. Dans ce cas, la fête est au moins une suspension, au plus un véritable renversement des mœurs et des règles en vigueur dans la communauté. Elle a une dimension transgressive. Au moment de la fête, l’ordre premier de la communauté est bouleversé. Loin de remettre en question la stabilité de l’organisation sociale antérieure, ce chamboulement, cette transgression, tend à consolider le groupe. Ainsi, le chaos apparent est en réalité très strictement réglementé. Selon ce point de vue, la fête a fonction purificatrice et sert à régénérer périodiquement la communauté. La fête est un excès permis, une violation solennelle d’une prohibition. Elle permet à l’individu et, plus largement, à la communauté de libérer les pulsions que la société contrôle fortement en temps ordinaire. L’exemple le plus connu des fêtes du désordre est le Carnaval. En effet le Carnaval est une période de licence, pendant laquelle les règles de la vie normale sont temporairement inversées. Celui à qui la communauté reconnaît le pouvoir de décréter la licence (simplement en répondant à son invitation) acquiert un pouvoir plus étendu : les dépenses consacrées à la fête rendent les participants redevables envers lui. La clé est dans la reconnaissance du décret de licence par la communauté : si la communauté n’aspire pas majoritairement à faire la fête, qui plus est la même fête, en tout cas respectant les mêmes valeurs festives, elle ne reconnaît pas l’autorité du décret, et celui par qui vient la licence est perçu comme un agitateur, un trouble-fête (sans jeu de mots). Si c’est l’organisateur du GN qui provoque la fête sans adhésion préalable, cela peut même être considéré comme un abus d’autorité.

 

shmexy-vade.jpg

J’aime pas qu’on me parle comme tu viens de me parler, mais toi tu peux, t’es un pote!

Le cœur du problème est la nature même du GN. À bien des égards, le GN est déjà un moment de rupture. Le GN est un événement planifié, préparé, attendu, le projet partagé d’échapper individuellement et collectivement au temps du quotidien, pour savourer un instant de suspension. Le GN permet de retrouver ses amis (démonstration d’unité) mais aussi de faire connaissance, fût-ce au travers du masque du personnage, avec de « nouvelles têtes » (acceptation de nouveaux membres). Forte des bons moments partagés, la rencontre se muera aisément en camaraderie, voire en amitié, et la communauté de s’étendre au point qu’on souhaite organiser des fêtes de retrouvailles ou des pots « post-GN ». Indissociable de la construction collective d’un espace diégétique, le GN abolit également la limite entre le réel et l’imaginaire en donnant corps à des personnages fictionnels, en invitant chacun à jouer au mieux de ses capacités un personnage relié aux autres personnages, même si aucun lien n’existe entre les joueurs qui les incarnent. Le GN remplit déjà les fonctions de la fête, jusqu’à l’union des forces contraires, c’est à dire un plaisir individuel retiré équitablement d’une expérience collective. Et même mieux : il crée du lien social, là où la fête se contenterait de le consolider. Dans ces conditions, une fête à l’intérieur d’un GN paraît inutile, voire dérangeante : elle corrompt le projet général, elle dérange, elle accapare certains acteurs du jeu au détriment des autres, rompant l’équilibre de la communauté, brisant le pacte tacite, conclu avant le jeu. Par rapport à sa fonction sociale supposée, une fête mal amenée va créer des tensions, voire des conflits, et sera totalement contreproductive.

 

Au début d’un GN, vous avez fait le plus dur en suscitant – si tout va bien ! – un élan collectif motivé par le jeu. Pour réussir une fête en jeu, sachez préserver cet élan et l’utiliser pour obtenir l’adhésion, donc l’envie, des joueurs. Conservez à l’esprit ces caractéristiques :

 

1.   La fête ne devrait jamais se faire au détriment du jeu, qui demeure le premier facteur d’adhésion collective des joueurs (et parfois le seul).

 

2.    Elle devrait demeurer facultative, ne pas exclure ni discriminer les non-fêtards dans leur jeu ou dans leur rapport avec autrui, y compris en isolant les fêtards du reste du jeu.

 

3.    Elle doit recueillir l’adhésion de tous ses participants bien sûr, mais aussi au moins la bienveillance des autres. Pour reprendre les termes employés ci-dessus, misez sur une fête de l’ordre plutôt qu’une fête du désordre. L’ordre peut très bien supporter la convivialité.

a. Pour ce faire, idéalement, elle sera définie dans le temps, préparée, devra respecter une programmation (explicite ou tacite – il n’est normalement pas nécessaire d’expliquer le déroulement d’un bal, chacun en aura une idée au moins superficielle). En conférant à la fête un côté contrôlé, institutionnel, planifié, avec un début et une fin, on en fait un moment de jeu, et on respecte le pacte conclu entre les joueurs. Ça n’empêche ni la spontanéité ni le plaisir, ni la saveur de l’instant présent. Tout en préservant le cadre diégétique.

b. Comme dans une vraie soirée, anticipez la contre-soirée : les non-fumeurs occuperont le balcon, ceux qui supportent mal le gros son resteront à l’abri, dans la cuisine. Prévoyez une cuisine et un balcon, c’est à dire des solutions de repli pour ceux qui ne veulent pas être au coeur de la fête, sans pour autant les contraindre à partir.

 

4.  Ainsi la fête peut demeurer dans l’environnement fictionnel et permettre le développement des intrigues. Faire la fête c’est aussi faire du sens, en plaçant les personnages dans une situation où ils peuvent révéler une autre facette de leur personnalité. Ne jamais perdre de vue que ce sont les personnages qui sont censés faire la fête, pas les joueurs. Les personnages devront donc toujours avoir une bonne raison de participer à la fête (faire comme tout le monde n’est pas une bonne raison). Pour les joueurs, toujours dans une logique d’adhésion, informer autour de la fête est utile. Toutefois, si le contexte du jeu s’y prête, l’annonce préalable est dispensable.

 

Attention, aucune prétention d’énoncer de Saints Commandements ici : seulement une tentative de comprendre des mécanismes sociaux a priori acquis au quotidien, mais qui fonctionnent mal (ou moins bien) en jeu. Sans doute d’autres voies sont-elles possibles.

 

Ce qui m’amène à un exemple final d’une fête réussie, et qui respecte ces quelques conseils : la soirée au Jazz Club du GN Chicago (voir l’article à ce sujet ici).

 

Doo Wap au Cotton Club

Le contexte du jeu se prêtait merveilleusement à une soirée dans un club de Jazz. Cette occasion relevait même de la figure imposée, voire du cliché cinématographique. Sans rien dévoiler du contenu de la soirée aux clients du club, chacun était néanmoins avisé de prévoir une tenue de soirée. Un nombre conséquent de joueurs se sont vus confier des rôles d’artistes dont la préparation et la réussite des prestations étaient des moteurs de leur jeu. L’organisation a mis le paquet sur les moyens consacrés à la fête : une grande salle polyvalente et sa scène, du personnel PNJ, décoration, éclairage, studio photo, etc., créant de l’émerveillement et un véritable attrait pour les clients. La foule se réunit à l’entrée du club, et patiente. Attente, excitation, sans que le jeu ne cesse : les mondains se jaugent, les truands marquent leur territoire. Pendant la soirée, tous les personnages du jeu étaient réunis au même endroit, ce qui rendait possible le développement d’intrigues au déroulement plus séquencé le reste de la journée, à cause (ou grâce à, selon qu’on aime un jeu à scènes ou un jeu plus linéaire) du découpage du site en deux pôles distants et en lieux cloisonnés. Les clients peu réceptifs au spectacle pouvaient, en salle, au bar, dans le hall, en coulisses, mener leur jeu sans être « dérangés » par le spectacle. Pour les autres, le déroulement de la soirée, de la réservation de la bonne table à la sélection des invités en passant par le choix d’un cavalier ou d’une cavalière, la consommation – forcément mesurée – d’alcool en pleine période de prohibition, tout était prétexte à jouer. L’illusion, donc l’adhésion, furent parfaites aussi longtemps que les clients étaient spectateurs et les artistes acteurs, chacun contribuant à l’équilibre et la cohérence d’un événement conventionnel. Les premières fissures apparurent au terme du spectacle, quand il s’agit de danser (avec un orchestre de swing, s’il vous plaît). La danse n’est pas une attente commune à chaque joueur, certains commencent alors à se dire qu’ils ont mieux à faire, et retournent au jeu « pur », sans forcément devoir quitter le Jazz Club pour autant. Ni gâcher la fête pour les danseurs. Progressivement, le club se vide, la fête se termine.
Chacun a pu prendre et recevoir en mesure de ses capacités et de ses attentes. Chacun ressort donc logiquement comblé.

 

Comme dirait une figure célèbre de la nuit parisienne : “Quelle belle soirée ! “

 

Références & Bibliographie

Roger Caillois, Les Jeux et les hommes : le masque et le vertige, 1958.

Mircea Eliade, Le mythe de l’éternel retour, 1969.

Jean Duvignaud, Le don du rien : Essai d’anthropologie de la fête, 1977.

Jean-Marie Gourio, Brèves de comptoir, 1988.

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Je joue et organise depuis 1994, avec un souhait militant de variété et de renouvellement des expériences ludiques.
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9 réactions à Faire la fête en GN

  1. Article intéressant et inattendu 🙂

  2. Champion pour le choix de la photo, une Red Sonja réussie, ça fait toujours plaisir. 🙂

  3. Une approche intéressante, merci pour ce développement

  4. Pas très convaincu par cette volonté obsessionnelle de caser les joueurs dans les cases de la gns.(C’est pas la première fois qu’on te fait cette remarque bross)
    En plus, les raisons de ne pas participer à la fête peuvent être des raisons de jeu et non méta.(Sans devenir un triste sire)

    Et ce qu’est une fête n’est finalement pas clairement défini dans l’article.

    « Dans ces conditions, une fête à l’intérieur d’un GN paraît inutile, voire dérangeante : elle corrompt le projet général, elle dérange, elle accapare certains acteurs du jeu au détriment des autres, rompant l’équilibre de la communauté, brisant le pacte tacite, conclu avant le jeu »

    Comme je n’ai pas de définition sur ce qu’est une fête, je comprends peut-être mal, mais par exemple en quoi organiser un banquet avec musique et danse corrompt le projet général et brise l’équilibre,je ne comprends pas ? Ce genre d’évènement est assez courant en gn et peut même en être le point central.

     » La fête ne devrait jamais se faire au détriment du jeu, qui demeure le premier facteur d’adhésion collective des joueurs (et parfois le seul). »

    Vu que la fête est en jeu, comment pourrait-elle être à son détriment ?

    2. Elle devrait demeurer facultative, ne pas exclure ni discriminer les non-fêtards dans leur jeu ou dans leur rapport avec autrui, y compris en isolant les fêtards du reste du jeu.

    Pourquoi donc ? Ça peut créer du jeu de discriminer des joueurs. (Comme de foutre à la porte le clochard voulant s’inviter à la table du roi)

     » Elle doit recueillir l’adhésion de tous ses participants bien sûr, mais aussi au moins la bienveillance des autres. Pour reprendre les termes employés ci-dessus, misez sur une fête de l’ordre plutôt qu’une fête du désordre. L’ordre peut très bien supporter la convivialité. »

    Encore une fois, pourquoi ? Dans mon dernier GN, des altermondialistes faisait une fête avec concert jusqu’a coté d’une réunion d’actionnaire d’une corpo. Qui curieusement n’était pas super bienveillant par rapport à ce concert ^^ ou est le problème ?

    LA fête en jeu, c’est un évènement à planifier comme un autre, à part vérifier le degré d’alcoolémie des joueurs, je ne vois pas vraiment de différence avec le reste. C’est un rp comme un autre.

    (Et encore une photo de boobs avec string de mail, ya quand même plus intéressant et moins caricatural à mettre non ?)

  5. Re, déjà, content de voir que ce vieil article est encore lu 🙂

    Pour te répondre :

    La GNS est utilisée davantage pour un faire un clin d’oeil aux « vrais » théoriciens de ce blog, parmi lesquels je ne pense pas figurer. OK, Internet n’est pas le meilleur média pour le second degré, au temps pour moi. De mémoire (et elle n’est pas infaillible) c’est le seul papier pour lequel j’utilise (ironiquement, donc) cette classification, donc ne me reproches pas d’en abuser ou d’en faire une obsession. Tu dois me confondre avec quelqu’un d’autre, je pense. Ou alors Alzheimer me guette.
    « Qu’on me l’ai déjà fait remarqué » est donc assez étrange à entendre, puisque ce n’est pas le cas. Quand bien même, « qu’on » en pense ce « qu’on » en veut, ni moi, ni « on » ne détient la vérité absolue.

    Pour le reste de tes observations, j’avoue ne pas comprendre. Les réponses sont dans le texte. Je n’ai sans doute pas été assez clair… Je m’avoue désarmé. Essayons quand même :

    – ce qu’est une fête n’est finalement pas clairement défini dans l’article.

    Si. « Nous écarterons volontairement le sens sacré ou rituel de la fête pour ne retenir que sa dimension divertissante et socialisante ». Si tu veux des détails sur la forme, il y a une infinité de types de fêtes. Banquet avec ou sans musique, anniversaire, réception de l’ambassadeur ou retour à terre d’un équipage de marins ne proposent certes pas les mêmes ambiances, mais incluent toujours socialisation et divertissement. Enfin, comme une fête, quoi. Faut pas chercher plus loin.

    – en quoi organiser un banquet avec musique et danse corrompt le projet général et brise l’équilibre,je ne comprends pas ? Ce genre d’événement est assez courant en gn et peut même en être le point central.

    Mon expérience (elle n’est évidemment ni exhaustive ni référente) tend à démontrer que si les PERSONNAGES sont sensés participer à la fête comme au jeu en général, les JOUEURS (j’ai bien fait la distinction tout au long de l’article) ont souvent des motivations, des attentes diverses. Il y a des joueurs qui viennent pour la baston, d’autres l’ambiance, d’autres résoudre des énigmes, etc… Tous les JOUEURS ne sont pas forcément réceptifs à l’occasion donnée par le jeu à leurs PERSONNAGES de faire la fête. D’où un possible désintérêt et une rupture de l’équilibre.

    – Vu que la fête est en jeu, comment pourrait-elle être à son détriment ?

    Ah, mais si tous les joueurs se comportaient toujours en jeu, en ne suivant QUE les aspirations de leurs personnages, le monde serait beau !

    – Ça peut créer du jeu de discriminer des joueurs. (Comme de foutre à la porte le clochard voulant s’inviter à la table du roi)

    Je ne prétends pas le contraire. Mais le clochard fait-il réellement partie des « participants » à la fête ? Non. Quand j’écris participants, c’est comme « invités ». Chaque fête de GN ne concerne pas forcément TOUS les personnages. Typiquement, ton clochard n’a rien à faire là, même si c’est sympa d’essayer de s’incruster. En revanche, dans la liste des invités au banquet du roi, tu as sans doute une demi-douzaine de chevaliers dont les JOUEURS s’emmerdent à table : eux, ils veulent de l’action. Une fête strictement sociale les discrimine SI la fête ne prévoit pas un moment qui leur permette de s’éclater (au hasard, un tournoi pour devenir champion du roi).

    – Elle doit recueillir l’adhésion de tous ses participants bien sûr, mais aussi au moins la bienveillance des autres. Encore une fois, pourquoi ?

    Idem, la nuance sur participants est importante. Tes cadres corpo ont « leur » événement en parallèle d’une fête altermondialiste, ils n’ont logiquement rien à y faire. Au sein de tes altermondialistes, tu as peut-être des JOUEURS qui n’aiment pas la musique et n’attendent que de casser du corpo, résultat, ils s’emmerdent et quittent la fête. Pas de chance, d’autres personnages espéraient rencontrer ces personnages là, qui se révèlent absents. Le jeu n’avance pas, la fête se fait au détriment du jeu.

    – encore une photo de boobs avec string de mail

    Je fais suivre ta réclamation à la personne qui a illustré ce papier 🙂

  6. Content que tu sois content qu’on te lise, et cerise sur le gateau, on l’a posté sur trollca 😉

    il est vrai que mon ton était acerbe, un retour de gn fatiguant en était la cause. 😉 Par rapport à ma remarque, c’était des posts ou tu essayais de caser la gns un peu partout mais je peux me tromper ^^

    Par contre, je n’ai toujours pas de définition de ce qu’est une fête en gn: Car en l’état: évènement ayant une dimension divertissante et socialisant et pouvant avoir une infinité de type, c’est considérer que n’importe quelle soirée d’auberge, de bar est une fête. Pourquoi pas après tout et les joueurs ont pas attendu les orga pour se retrouver à danser et picoler.

    Je reviendrait sur les prochains points après le manger 😉

  7. si les PERSONNAGES sont sensés participer à la fête comme au jeu en général, les JOUEURS ont souvent des motivations, des attentes diverses.

    Cela pose une question intéressante en terme de création de back, pourquoi un pj est t’il « censé » participer à une fête.

    Il y a une foultitude de raisons, faire la fête regroupe en fait une série invraisemblable de motivations (rencontrer des amis, des partenaires sexuels, s’amuser de danse ou de spectacle,y être obligé, oublier ses soucis, rencontrer un contact, se faire voir,relation publique etc)
    Bref on peut être à une fête avec des motivations et des intentions très diverses.

    Et dans la plupart des gn, les pj ont des « agenda », ayant pas mal de chats à fouetté, dur même en jeu de se convaincre de juste faire la fête.

    « D’où un possible désintérêt et une rupture de l’équilibre. »

    Mais cela peut être un atout au lieu d’une faiblesse en terme d’écriture, des pj peuvent pester contre la perte de temps qu’est la fête, s’y ennuyer alors que tant de choses sont à faire. Cela peut créer des dynamiques de jeu.

     » Vu que la fête est en jeu, comment pourrait-elle être à son détriment ?
    réponse Ah, mais si tous les joueurs se comportaient toujours en jeu, en ne suivant QUE les aspirations de leurs personnages, le monde serait beau ! »

    La question n’est pas vraiment la, la fête est un des éléments du jeu et pas un évènement en dehors. Une fête n’a pas lieu au détriment du jeu car elle fait partie de celui ci. Et même si les joueurs s’y ennuient,ça fait partie du jeu.
    Reste a voir si cela fait partie des attentes des joueurs ou non mais c’est une autre question.

     » Ça peut créer du jeu de discriminer des joueurs. (Comme de foutre à la porte le clochard voulant s’inviter à la table du roi)
    réponse : Je ne prétends pas le contraire. Mais le clochard fait-il réellement partie des « participants » à la fête ? Non. Quand j’écris participants, c’est comme « invités ». Chaque fête de GN ne concerne pas forcément TOUS les personnages. Typiquement, ton clochard n’a rien à faire là, même si c’est sympa d’essayer de s’incruster. En revanche, dans la liste des invités au banquet du roi, tu as sans doute une demi-douzaine de chevaliers dont les JOUEURS s’emmerdent à table : eux, ils veulent de l’action. Une fête strictement sociale les discrimine SI la fête ne prévoit pas un moment qui leur permette de s’éclater (au hasard, un tournoi pour devenir champion du roi) »

    Il y a la une confusion jeu/hors jeu. Il ne fait pas mélanger les listes officiel « en jeu » de participants à la fête et la liste orga ‘hors jeu » des participants potentiels de la fête (qui comprendra à priori tout les joueurs)

    Pour le reste c’est une question d’attente des joueurs mais ce n’est pas spécifique à la fête.(un tournois n’est d’ailleurs pas spécifique et exclusif à une fête)

     » Elle doit recueillir l’adhésion de tous ses participants bien sûr, mais aussi au moins la bienveillance des autres. Encore une fois, pourquoi ?
    Réponse : Idem, la nuance sur participants est importante. Tes cadres corpo ont « leur » événement en parallèle d’une fête altermondialiste, ils n’ont logiquement rien à y faire. Au sein de tes altermondialistes, tu as peut-être des JOUEURS qui n’aiment pas la musique et n’attendent que de casser du corpo, résultat, ils s’emmerdent et quittent la fête. Pas de chance, d’autres personnages espéraient rencontrer ces personnages là, qui se révèlent absents. Le jeu n’avance pas, la fête se fait au détriment du jeu. »

    Voyons Bross, tu es surement déja été mj ou orga de gn, tu dois savoir que ce genre d’évènement sont des « setting », des supports à une multitude d’évènement et d’interaction.

    Pour reprendre mon exemple, il y avait des espion des corpo infiltrés chez les alter et vice versa, des trafics à faire, des évènements imprévu, bref de l’animation histoire de donner de l’intérêt à la fête. Et si les joueurs ne se plaisent pas et sortent, ou est le problème.Et je vois pas en quoi le fait de quitter la fête « bloque le jeu », les pj sont juste à un autre endroit.

    Et j’ai déja testé une soirée fête « goth » dans un gn camarilla, il y eu des alliances, des tractations et à mon avis la moitié d’entre nous en jeu faisant semblant de faire la fête pour parler bizness. Ce n’est qu’un support de jeu.

    – encore une photo de boobs avec string de mail

    Je fais suivre ta réclamation à la personne qui a illustré ce papier 🙂

    Ouaip, c’était drôle au début mais bon mnt ça devient lourds ^^

  8. Ps: le premier post est un post par accident, merci au modo de le supprimer, ce serait génial.

  9. C’est fait.

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