PhotoGNik : photographe de GN

Publié le jeudi 6 septembre 2012 dans Articles

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Tu peux te présenter un peu… Nous dire quel joueur de GN tu es ?

Pour résumer je suis « le gars qui fait PhotoGNik » soit Efel pour la plupart des GNistes qui me connaissent. À ce jour quarante-deux GN sont passés dans mon viseur et le compteur devrait atteindre quarante-neuf à la fin de l’année. Dans la vraie vie je m’appelle François Luc (vous aurez donc remarqué que mon pseudonyme, en plus d’être l’anagramme d’elfe, vient de mes initiales).

La plupart du temps je vais donc en GN pour prendre des photos, mais je joue aussi de temps à autre. Les livres dont vous êtes le héros que j’empruntais enfant à la bibliothèque municipale m’ont ouvert la porte, je pratique le jeu de rôle sur table depuis une vingtaine d’années et le GN depuis réellement neuf. Le jeu de rôle comporte différents aspects, mais je crois que ce qui me plaît surtout c’est de vivre des aventures extraordinaires en tant que héros qui pèse sur le cours des choses.

Plus précisément en matière de GN, c’est simple : je ne conçois pas de passer un week-end avec mon costume et dans un cadre inhabituel à juste papoter autour d’une table ! L’intérêt du GN c’est d’incarner physiquement son personnage, et accessoirement de faire ce qu’on n’a pas l’occasion de faire dans la réalité.

gn1.jpgTerre natale, par Dédales, 2012

Ces prêtresses servent la déesse de la Mort. Qui d’autre aurait pu communiquer avec une âme en peine ? Une scène interprétée de manière très visuelle par les joueuses, à mon plus grand plaisir. Bercé par leur litanie, je me suis approché de manière à trouver un point de vue satisfaisant, qui enferme l’image entre les prêtresses.

 

Tu es photographe professionnel ? Comment en es-tu arrivé à faire autant de GNs en temps que photographe ?

Je ne suis pas photographe professionnel, la photo je la pratique surtout en GN en fait. J’ai eu quelques cours à la fac, avec un ancien photoreporter comme prof. J’ai tout de suite accroché, d’autant plus que j’avais besoin de m’investir dans une passion, mon activité rôlistique étant alors en pause forcée.

Je me suis d’abord incrusté avec mon appareil dans les GN Vampire de mon ancien club de JdR. Les joueurs ont dû trouver ça bizarre au début, mais comme j’ai eu un rôle plus qu’actif dans l’association, ils n’ont peut-être pas osé me dire non. Vampire c’est le genre de jeu dont je ne raffole pas, mais cela m’a permis de me faire la main, de trouver une approche.

Ensuite il a fallu négocier ma présence sur des GN plus classiques. Mon équipement était encore argentique, d’où des problèmes de frais de traitement et de propriété des négatifs. Heureusement les appareils numériques potables et abordables sont apparus assez vite. Au-delà de ces considérations matérielles, la culture de la photo n’était peut-être pas aussi développée (sans jeu de mot) qu’aujourd’hui et tout le monde se contentait des photos prises à la volée par les joueurs.

Pour un lux de plus, par les Marcheurs de l’Avant, 2011

Cette photo n’est ni très spectaculaire et ni très représentative de l’univers Dark Earth plongé dans l’obscurité. Pourtant elle me plaît car la perspective semble rapprocher ces anciens amants tandis que l’attitude de la fille, les mains croisées dans le dos, est la clé de cette scène intimiste. Mais c’est évidemment une interprétation très subjective.

 

Quelles étaient les difficultés pour obtenir ces images ? Est-ce que c’est compliqué de se mêler aux joueurs d’un GN ?

Comme j’opère totalement en hors-jeu, il m’est au contraire assez simple de me fondre dans le décor. Je pense que la quasi-totalité des joueurs ont une attitude bienveillante envers le cadre de jeu : ils préfèrent voir le fruit des efforts fournis pour le décor et les costumes plutôt que d’en chercher les défauts. N’oublions pas que le GN reste avant tout un jeu.

Les difficultés proviennent plutôt des conditions de prise de vue. C’est fou ce qu’en GN on aime agir littéralement dans l’ombre, même lorsque le jeu ne l’exige pas ! Évidemment l’obscurité pose des problèmes, qu’un flash ne résout pas complètement tout en en posant d’autres.

Le manque de place (dans une petite salle d’un fort ou dans une tente par exemple) est souvent gênant aussi, d’autant plus que j’essaie de ne pas entraver le déroulement du jeu. Dans ces cas-là, mon gabarit elfique est une aide précieuse.

Autre difficulté (choisie) : travailler sur le vif. À de rares exceptions près, je ne fais poser personne, pour ne pas déranger et pour obtenir des images spontanées. Ma démarche relève beaucoup moins de l’art que du photoreportage, où il s’agit de confronter son regard à une « réalité. »

gn3.jpgTempête sur l’échiquier, par Mithril, 2007

Aux abois, un criminel réussit à prendre une otage et se retranche dans une cahute, qui est vite encerclée. Le compagnon de l’otage se fraye un passage dans la confusion générale, j’en profite pour le suivre et saisir leurs mains qui se joignent. C’est ce geste qui me fait préférer cette image aux autres de cette scène, qui reste l’une des plus intenses auxquelles j’ai pu assister.

 
Prendre des photos sur un GN, c’est un travail pénible ? agréable ? C’est efficace pour obtenir de belles photos en tout cas.

C’est tellement pénible que je remets ça plusieurs fois par an ! Certes les temps morts sont un peu pénibles, surtout la nuit. Parfois j’essaie de les meubler par ce que j’appelle de la photo de costume (la photo-souvenir du GN en quelque sorte). Mais surtout couvrir un GN c’est aussi être un spectateur privilégié qui se glisse où il veut quand il le veut. De temps en temps, j’assiste même à une scène particulièrement intense qui est un régal à photographier.

Tant mieux si cela produit de belles photos, encore que ça reste très subjectif. Il arrive souvent que les joueurs adorent une image que je trouve plutôt anodine et inversement. C’est bien normal, ils attendent surtout des souvenirs, alors que de mon côté je considère avant tout qu’une photo ne doit pas se contenter de montrer, elle doit raconter. Quelqu’un m’a dit il n’y a pas longtemps : « J’adore tes photos, on dirait des captures de films. » Ça pourrait être ça le fil conducteur de mon travail : montrer qu’un GN c’est plus qu’une accumulation de costumes et de décors, et que l’on peut y vivre des choses grandioses à travers le rôle que l’on interprète.

En ce moment, tu travailles sur quoi ?

Sur l’organisation ! Il y a un désir lancinant qui me tient à cœur depuis longtemps : c’est de monter un GN dans le monde de Rêve de Dragon. Avec ma chère et tendre nous en sommes à la phase de brainstorming où nous avons déjà des idées bien précises et carrément hérétiques pour l’une d’elles (mais chut…). C’est un projet à moyen voire long terme : ce GN n’aura pas lieu avant 2014 dans le meilleur des cas.

Quelques réalisations supplémentaires ?

gn4.jpgLe duché d’Ombrelune, par Osmodie, 2008

En pleine bataille, ces combattants attendent de pied ferme leurs prochains ennemis après avoir fait le ménage autour d’eux grâce à un effet magique. Je me dis parfois que ces joueurs-là ont le chic pour me faciliter la tâche, à tel point que je me demande si ce n’est pas intentionnel. Je n’ai plus qu’à  me placer un peu en retrait pour inclure dans le cadre ce guerrier orc qui vient équilibrer l’image et relever son intérêt.

gn5.jpgL’expansion, par Yggdrasil, 2009

Cette prêtresse viking invoque le pouvoir de la déesse Freyja pour sacraliser un autel pendant que ses compagnons repoussent des créatures hostiles. La joueuse, en plus d’être très expressive et d’avoir une gestuelle assurée, a la bonne idée de s’installer dans un trou de lumière. Sans la déranger je me glisse devant elle et je déclenche plusieurs fois avant d’aller m’occuper du combat.

gn6.jpgL’expansion, par Yggdrasil, 2009

Une puissante entité qui vit dans les marais n’apprécie pas que des colons s’installent sur ses terres, à moins qu’ils ne rejettent leurs dieux et la vénèrent à leur place. Ce viking est déjà à genoux, mais est surtout confronté à un dilemme personnel. Je me mets donc au sol pour saisir à la fois cette intense réflexion et la supériorité de la créature.

gn7.jpgLe crépuscule du Sphinx, par Athanor, 2010

Une délégation ibalienne arrive dans une cité antique sous le regard perplexe d’autres émissaires déjà présents. Je m’abaisse pour que le visage du premier fantassin sorte du cadre pour insister sur la lance et je déclenche. Je trouve que l’image n’en est que plus dramatique et dynamique, mais encore une fois c’est très personnel.

gn8.jpgCas d’école, par Dédales, 2010

Quand des aventuriers aguerris tombent nez à museau avec un loup-garou dans un souterrain embrumé, l’affrontement semble inévitable. J’utilise d’abord mon flash pour permettre aux joueurs en première ligne de s’admirer plus tard, puis je le désactive pour mieux rendre l’ambiance particulière de ce combat.

gn9.jpgDents pour dents, par les Derniers de Solace, 2010

Dès le début du jeu, ce personnage surpris est impitoyablement massacré comme quasiment tous les autres PJ. Son fantôme n’a plus qu’à trouver un moyen de ressusciter. Le projecteur qui éclaire la scène installe une ambiance théâtrale, et je sens vite qu’il me faut exploiter l’ombre du démon pour accentuer la présence dominatrice de ce dernier.

gn10.jpgLes dents souffrent, par les Derniers de Solace, 2011

À l’abri des regards, ces initiés invoquent Vecna. Leur divinité prend un malin plaisir à mettre leur foi à l’épreuve, mais ils lui montrent sans sourciller qu’ils sont prêts à verser leur sang pour elle. La tension de la scène me fait privilégier les cadrages plutôt serrés sur les visages des joueurs, d’autant que l’espace réduit sous la tente ne me laisse pas beaucoup de marge de manœuvre.

gn11.jpgDents pour dents, par les Derniers de Solace, 2010

Les peaux-vertes, qui ont décidé que les humains n’étaient pas à leur place, lancent un assaut violent  à l’entrée de la citadelle. Les coups pleuvent, mais je parviens à me glisser sur le côté pour prendre quelques clichés sympathiques au cœur de l’action. Sur celui-ci j’aime bien le parallélisme des armes qui donne une impression d’ordre dans le chaos.

gn12.jpgDents pour dents, par les Derniers de Solace, 2010

Murée depuis son enfance, cette âme en peine se méfie de la lumière, mais a bien l’intention de partager sa souffrance avec tous les imprudents qui s’aventurent à cet endroit. Un maquillage convainquant, une expression effrayante, une gestuelle parfaite et des cris perçants : pas besoin de plus pour graver cette énorme scène dans la mémoire de tous ceux qui ont eu la chance d’y assister.

 Par Efel

Pour continuer la visite : http://www.photognik.com/

33 réactions à PhotoGNik : photographe de GN

  1. Les photos sont super!

    ça change des photos de GN mediévaux qu’on voit d’habitude, et qui véhiculent l’image de no-lifes avec des costumes en carton, se tapant dessus en buvant des bières. On sent le role-play et
    l’intensité dans les situations. Bravo. 🙂

  2. Merci Émilie. J’ai essayé de choisir les photos qui représentaient le mieux l’esprit dans lequel je fais des photos. Et tant mieux si nous passons pour des « many-lifes » dont le néophyte peut
    comprendre sinon sentir la passion.

  3. Chers amis GNistes,

    Depuis 2001 j’ai couvert 49 GN et quelques murders pour vous ramener de beaux souvenirs qui soient aussi des images fortes mettant en valeur notre loisir.

    J’ai le plaisir aujourd’hui de vous annoncer la naissance de l’association 8 Magique grâce à des passionnés qui m’ont rejoint pour aller encore plus loin. Je vous laisse découvrir notre site qui s’étoffera prochainement : 8magique.overblog.com.

    Je continuerai mon travail dans le cadre de cette association avec d’autres photographes motivés. N’hésitez pas à nous contactez si vous organisez un GN.

    A bientôt !

  4. ça c’est une bonne initiative !

  5. Deux bémols à ces louanges :

    1- Je trouve la présence d’Efel très intrusive en GN, ne se fondant pas du tout dans le décors mais s’approchant très près et pas du tout discrètement des joueurs, que ce soit dans des grosses scènes de baston comme dans des scènes plus intimiste. Par exemple, pour être l’époux de la fille de dos de la 2ème photo de l’article, je sais que cette prise de vue fait partie d’une série pendant laquelle le photographe a pris plusieurs clichés des deux amants de face, se plaçant sans vergogne entre les deux et polluant le caractère intimiste de la scène. Bon, j’imagine que certains seront génés et d’autres non, mais ça me semble important d’en tenir compte.

    2- Certainement plus génant selon moi : dans le cadre du Beau Livre du GN où nous présentons un de nos mondes, nous avons effectué une sélection de photos et demandé à nos photographes l’autorisation de publier leurs photos retenues sur ce support. Efel fut le seul photographe (et pas le plus « pro ») a exiger une rétribution pour cette publication, ce qui fut refusé. Je trouve ça plus que moyen, et clairement choquant dans notre milieu associatif. On pourra retorquer qu’il fournit « une prestation valant plusieurs centaines d’euros », ce à quoi je répondrais qu’on lui fournit des figurants, des décors et des lieux pour exercer sa passion.

    Bref, une conception de « l’échange de bons procédés » que je trouve désormais incompatible avec la mienne (la nôtre).

  6. Merci a toi Effel pour les magnifiques photos que tu fais afin d’illustrer notre passion 🙂

  7. Oui, merci Efel, pour tes photos bien sûr, pour ton enthousiasme, ta gentillesse, ta passion. J’ai filmé deux fois, souvent à tes côtés, et j’apprécie toujours nos ballets tournants et respectueux autour des scènes dont nous étions les témoins rapporteurs. J’espère pouvoir te retrouver à l’occasion, peut-être sur un GN vaccin par exemple.

    J’ai moi aussi un formidable souvenir de cette âme en peine, jouée tour à tour par deux interprètes formidables, dont celle que tu as pu saisir le caractère « habité » dans la dernière photo de cette publication, car en plus d’être excellente, je me souviendrai toujours de sa réaction formidable lorsque, par malchance, elle s’était encastré la pommette sur ma caméra, dans une obscurité totale.

    Oui, c’est difficile de saisir une scène de GN, techniquement, au niveau du timing, du placement, mais c’est l’objectif premier que nous nourrissons quand nous dirigeons l’objectif. Un des compliments qui fait le plus chaud au coeur et que tu as du connaître, c’est de s’entendre dire par des joueurs qu’ils se sont inscrits après avoir regardé nos images.

    A bientôt ! 🙂

  8. Dommage que je n’ai pas les moyens de me payer une cape d’invisibilité, ce serait plus facile. Or comme le GN me coûte de l’argent et ne m’en rapporte pas (mais j’y reviens), je ne peux que m’excuser auprès de la poignée de joueurs qui ont fait part de leur mécontentement. Pour autant, j’adhère aux propos de Robert Capa, photographe de guerre et cofondateur de l’agence Magnum : « If the picture is not good enough, you’re not close enough. » et par conséquent j’assume totalement ma manière de travailler.

    Il m’arrive bien de pousser les limites très ponctuellement et le plus brièvement possible quand le jeu en vaut la chandelle. Par contre si j’avais le comportement décrit par Moz, je pense que ni les joueurs ni les orgas ne m’auraient accepté sur 49 GN.

    Pour répondre en particulier à l’exemple cité, ben oui les protagonistes m’ont vu arriver, ils étaient seuls à l’entrée du fort ! Je me serais mis entre les deux ? A part le fait que ça irait à l’encontre de mes principes (je préfère de loin inclure au moins un bout de chaque interlocuteur), la série est consultable sur mon site.

    Pour finir sur ce point je copie-colle un bout de l’article qui résume bien ma pensée : « Je pense que la quasi-totalité des joueurs ont une attitude bienveillante envers le cadre de jeu : ils préfèrent voir le fruit des efforts fournis pour le décor et les costumes plutôt que d’en chercher les défauts. N’oublions pas que le GN reste avant tout un jeu. »

    Maintenant cette histoire de livre… Déjà je pense qu’il est bon, avant de porter un jugement, de s’assurer d’avoir toutes les données du problème. À la demande qui m’a été adressée, j’ai répondu (désolé pour Electro-GN) que le projet me semblait trop vaguement ficelé. En effet, je n’ai pas tout à fait saisi quelle structure le porte et quelle sera la destination des bénéfices engendrés. S’agissant d’un produit commercial édité par professionnel (qui lui ne travaille pas pour la gloire), je ne voulais pas donner mes photos sans en savoir plus.

    Quand bien même, mes photos m’appartiennent. Elles ne sont pas professionnelles ni mêmes artistiques, mais j’ai usé des souliers et brûlé des litres d’essence pour aller les chercher. Sur un GN je me déplace avec l’équivalent de deux mois de mon modeste salaire, et sur la dernière saison j’ai eu un objectif (qui a d’ailleurs bien souffert sur le GN dont on m’a demandé des photos) en SAV hors garantie et un flash foutu. Et effectivement je fournis des prestations qui seraient facturées quelques centaines d’euros par des photographes qui aiment parfois aussi la photo (incroyable, hein ?).

    Ce livre attirera peut-être des débutants vers notre loisir. Je sais sans me vanter que mon travail l’a déjà fait. Donc je n’ai pas de leçon à recevoir sur mon engagement pour la communauté. J’estime par contre que chacun doit être libre d’apporter la contribution qu’il entend, et non se la voir imposer par d’autres. Pourquoi ne pas demander aussi aux artisans de fournir du matos de GN gratuitement ? Ils sont passionnés ou pas, ces crevards ?

    Pour conclure, nos conceptions de l’échange de bons procédés sont effectivement incompatibles. La mienne n’implique pas que l’une des parties soit éternellement débitrice quand ça arrange l’autre.

  9. Étrangement de tous les gns que j’ai pu faire, ceux dont je garde le plus de souvenirs sont ceux (nombreux heureusement) où tu étais présent.
    Si intrusion il y a eu je ne m’en suis jamais rendu compte et n’en est certainement pas été gênée.
    Merci Efel de nous offrir ces merveilleux souvenirs.

  10. Petite précision : le joueur qui sur la photo discute avec madame Moz est orga de la Guilde des Maraudeurs et a invité mon intrusivité sur son GN l’année suivante et l’a encore invitée sur son prochain GN.

  11. @ Efel : Ouais, un sacré cassos donc ce Moz…
    Sinon, le coup de ne pas te payer tes photos alors qu’ils l’éditent pour se faire du blé, c’est un peu WTF. Une pensée très égoïste ma foi.

    Sans cela, tes photos sont superbes.

  12. Efel,
    Tes photos sont elles pro ?
    La photographie est elle ton métier ?
    Si à ces 2 questions ta réponse est non, merci de ne pas te comparer à un artisan.

    Tous ceux qui prennent des photos en GN savent à quel point il est compliqué de ne pas être intrusif. Pour ma part, dans ce type de cas, 3 réactions possibles :
    – Je pense que la scène va durer un peu, et dans ce cas je me permet de prendre quelques photos très rapidement et je laisse les joueurs tranquilles
    – Je tente de trouver un point de vu différent qui me rendra effectivement invisible des joueurs
    – Je lâche l’affaire et vais voir ailleurs.

    Oh, bien sur, n’étant qu’un simple passionné, je ne me permettrait jamais de demander des thunes pour mes photos.
    Étrangement, étant professionnel de l’informatique, je ne me suis jamais non plus permis de demander de l’argent pour une réalisation dans ce domaine.
    Dans le genre, je connais aussi des décorateurs, des électriciens, etc. qui ne demandent pas non plus de compensations.
    Concernant le prix de ton essence, j’espère alors que tu n’as jamais organisé de GN, car c’est bien plus compliqué, couteux et chronophage que de prendre des photos.

    Quand au prix de la chandelle, briser une scène de GN par une présence externe et anti immersive, ça ne vaut que si le GN vaut moins que la photo qui sera prise. En gros, sur un très mauvais GN, peut être que ça vaut le coup. Disons alors que tu dois être un bon photographe de mauvais GN ?

    ( P.-S. pour Baptiste : Pour ma prestation, j’envoie la facture à ton nom ? )

  13. Oh, et au passage, ce qui est vrai pour un photographe de guerre qui bosse en map manuelle avec une focale fixe sur un télémétrique n’est pas forcément vrai pour un type avec un reflex numérique doté d’un zoom super télé pour aller prendre des photos de GN.
    Donc se comparer à Capa… merci les chevilles…

  14. @Antoine B : Le projet du Beau Livre est un travail collectif pour promouvoir le GN français. Je doute très fortement que ça rapporte du blé à qui que ce soit et que ce soit l’occasion de se faire du fric sur le dos des photographes ou des organisateurs de GN. Voir à ce sujet la présentation qui a été faite sur ce blog.

  15. Là ça devient grandiose, dommage que je n’ai pas le temps de répondre à tout tout de suite (ben oui, je bosse moi). Par contre, merci de ne pas insulter les orgas des 49 GN que j’ai couverts, qui sont tout aussi méritants que n’importe quels orgas.

  16. Je ne sais pas, j’essaye d’imaginer dans quelle situation le fait de briser l’immersion pour une photo peut être intéressante pour le joueur.
    En tant que joueur, en tant qu’orga, et en tant que photographe, je n’en vois pas, à moins de penser que le jeu est tout naze et que la photo qu’on peut en tirer sera de toute façon plus intéressante pour les joueurs que ce qu’ils sont en train de vivre.

  17. En ce qui concerne le côté intrusif, je ne dis pas que c’est mal, je dis que je ne supporte pas. Sur ce même GN, je me souviens d’une belle scène nocturne avec une danseuse-jongleuse du feu tribale qui bougeait de façon magique, une bonne partie des joueurs en cercle autour d’elle… Et Efel qui était entre les deux pour prendre ses photos. Oui je pense que ça pollue. Et je pense utile que les gens connaissent ta façon de travailler pour te convier, ou pas, à immortaliser leurs GNs.

    Alors pitié, pas de syndrome du héros méconnu qui se sacrifie pour la cause. Tu as des frais pour assouvir ta passion ? Je pense que ce n’est rien par rapport aux orgas de GNs sur lesquels tu évolues gratuitement.

    Pour le beau livre du GN, je crois au contraire que tu as juste essayé de tirer quelques euros en douce. Je suis plutôt vigilant en ce qui concerne les tentatives de tirer du fric de notre activité à l’âme associative, et je doute que la vente du bouquin rapporte à quiconque, sans parler du boulot bénévole de mise en page, etc.

    Et pour conclure, une petite remarque : les joueurs qui s’inscrivent sur un jeu cèdent leur droit à l’image aux associations organisatrices : pas à toi.

  18. @JorisKB: ça va faire plaisir aux orgas des 49 GN qu’a couvert Efel de traduire qu’ils font des mauvais GN.
    Et ça risque de vexer les nombreuses assos qui vont faire appel à 8 Magiques (dont la mienne) de se dire qu’ils vont avoir selon toi la réputation de faire de mauvais GN puisqu’ils font appel à un bon photographe de mauvais GN.
    Tu es orga chez qui juste par curiosité?

  19. Moi je trouve que les photos d’Efel sont pas géniales, donc ça laisse une chance aux 49 GN en question.
    Un photographe qui arrive à se trouver des excuses (citer Capa, clâasse) pour interrompre des scènes de jeu, je trouve ça juste insensé, mais on doit pas avoir la même notion de ce qu’est une scène immersive.

    Disons alors que Efel doit être un bon photographe de baston de GN ? Et effectivement, l’asso dans laquelle je suis orga ne pratique pas les jeu avec baston mediavale, et on préfère donc peut être un Doisneau à un Capa…

  20. De mieux en mieux tes réponses, maintenant en plus de faire des GN mauvais, tu réduis à de simple petit wargame. Tu vas décidément te faire beaucoup d’amis.
    Si tu connaissais un peu mieux Efel et SURTOUT si tu te renseignais auprès des gens qui sont sur les GN où Efel a photographié, tu aurais comme moi des tas de personnes disant « Hein, Efel était là à ce moment, mais je ne l’ai pas vu!! ».
    je n’ai rien à gagner à défendre Efel, même si j’apprécie grandement son travail, et que JAMAIS je ne l’ai trouvé gênant.
    Maintenant libre à toi de ne pas aimé, et d’avoir une autre approche de la photo en GN? je ne vois pas le mal. Là où je te trouve franchement lourd, c’est ta manière de troller complétement gratuitement et d’insister. On a bien compris que tu n’aimais pas, pas la peine d’attaquer en plus les assos qui ont fait confiance à Efel, et d’en mettre 5 couches.
    Ou alors c’est que tu dois t’ennuyer beaucoup. C’est en tout cas bien dommage de se prendre la tête pour notre passion commune…

  21. Je crois n’avoir vu Efel que sur un seul jeu d’Imperium Ludi, sur lequel j’étais PNJ, il y a un paquets d’année, donc rien de suffisant pour juger de son comportement sur les jeux.

    Je ne me base donc que sur l’article et les commentaires et en se basant uniquement sur ce que je lis, je découvre un type qui préfère être tout le temps hors jeu (alors qu’introduire un photographe dans le scénar d’un jeu, c’est quand même sympa), qui aime mettre des coups de flash dans les endroits sombres, s’approcher au plus prêt d’une scène intimiste si la photo sera bonne, et utilise comme référence la maxime d’un photographe de guerre pour s’en défendre, compte ses GN comme si c’était un tableau de chasse, et se passe la pommade avec des citations de joueurs ébaubis par son talent.

    Donc même en admettant que ses réponses sont extrêmement maladroites dans leurs formulation, je me dis que finalement, sur un jeu, dans le meilleurs des cas, Efel ne doit pas être ni moins bon ni meilleurs qu’un autre, avec un lot de chouettes photos, et de l’intrusion dans des scène malgré (sans aucun doute) une volonté de bien faire (le témoignage de Moz reflète la pensée de beaucoup de joueurs qui considèrent que leur scène de jeu du moment vaut plus que l’image qu’un photographe pourra en conserver).
    Donc un photographe qui a encore du chemin à faire sur la photographie en général, et la discrétion et le respect des joueurs dans le cadre d’un GN en particulier.

    Soit, accusons donc la maladresse. Mais quand je vois qu’en plus on sort l’histoire de la demande de pognon, l’utilisation de la comparaison à Capa, le décompte du nombre de GN et la capacité à se vanter de la confiance accordée par des orgas, je me dis qu’en plus d’un gros zoom, ce garçon doit avoir un léger problème d’égo. Ou encore de la maladresse ?

    Donc, oui, je trolle, mais ce n’est que pour mieux mettre en valeur certaines failles dans le magnifique tableau dressé par l’article. (et ça fait plaisir à Baptiste, qui adore qu’on polémique sur son site)
    En espérant que ça permette à Efel d’accepter de remettre en cause ses façons de faire et sa « manière de travailler » qu’il « assume totalement ».

  22. Je ne suis pas sûr qu’un concours de bénévolat intéresse beaucoup de monde, mais au cas où cela ferait avancer le débat, j’admets volontiers que les orgas de GN en ont un plus gros que le mien.

    Il est tout de même amusant qu’après avoir couvert bénévolement tant de GN et cédé les droits sur quelques publications, je suis accusé de vouloir me faire de l’argent sur le dos des joueurs parce que je refuse de donner sans contrepartie des photos à un projet commercial mettant en jeu un éditeur professionnel (qui lui va se faire de la thune sur le dos des bénévoles, mais c’est un pro il a le droit). Au passage, l’article qui présente le projet dit explicitement que la destination des bénéfices est encore inconnue. Il aurait été peut-être plus intéressant de m’expliquer vos intentions voire de contacter directement au lieu de m’accabler publiquement d’une manière dont chacun pourra juger la crédibilité.

    Pour ce qui est de mes chevilles et du reste… Citer quelqu’un ça veut dire se comparer à lui ? Si ça peut permettre à JorisKB de se comparer à Doisneau alors soit fais-toi plaisir, après tout en GN on incarne des personnages. Par contre, renseigne-toi avant de dénigrer. Sans vouloir rentrer dans des considérations techniques qui n’intéressent pas grand-monde ici, rares sont les joueurs qui m’ont vu utiliser un téléobjectif en GN.

    Sinon je trouve aussi inadmissible d’interrompre une scène pour des photos. J’ai juste dit que parfois je poussais les limites, après tu imagines ce que tu veux (après tout on est censé avoir une imagination débordante) mais encore une fois, renseigne-toi avant de porter des jugements.

    Bizarrement ma manière de travailler ne pose aucun problème à l’écrasante majorité des joueurs ou des orgas que j’ai connus. Je me servirais donc de cette excuse pour continuer, n’en déplaise à certains qui de toutes façons vont rarement sur les mêmes GN que moi. Personnellement je vais sur des GN où l’immersion est au service du jeu et non l’inverse, mais je ne me permettrais pas de les qualifier de bons par rapport à d’autres qui seraient mauvais.

  23. Donc si j’ai bien compris, JorisKB tu t’appuies sur le témoignage de Moz et tu me dénies le droit de me défendre en évoquant des réactions de joueurs et d’orgas ? Et tu vas même jusqu’à pleurer te réfugier dans les jupes du modo sous prétexte qu’il aime la polémique ? Mouais…

    Que tu n’aimes pas mes photos, je le comprends. Il faudrait pourtant que tu m’expliques en quoi je te fais tant de tort qu’il te faille m’attaquer de la sorte.

  24. J’ai la chance d’avoir fait quelques GNs, avec différents photographes. Il est clair qu’avoir un photographe dédié avec un peu de matos, ça change des photos prises avec des compacts ou même des smartphones, et je ne doute pas que les joueurs soient heureux de se remettre dans l’ambiance avec quelques centaines de clichés, quelle qu’en soit la qualité. Maintenant, il y a plusieurs styles de photographes. Je ne les connais pas tous mais je pourrais te citer Joram qui alterne la discrétion totale et les portraits posés pour un résultat vraiment artistique. Ou encore Marc Arnaudy qui lui photographie de très loin (avec du très très gros matos je te le concède) pour des photos qu’il prend vraiment le temps de composer.

    Préférer ces deux derniers, autant dans le résultat que dans la méthode, n’est pas insulter les orgas des fameux 49 GNs. Par contre, au delà des louanges obligatoires et du fan-club appelé à la rescousse, j’ai envie de dire qu’il y a différent, et mieux. Et en creusant un peu, en discutant de ci de là, beaucoup de gens m’ont confié avoir été gênés par ton intrusion. Plus des joueurs que des orgas, en fait. Mais tant mieux s’il y a des tas de gens qui apprécient ta façon de travailler : ça fera plaisir à des orgas, des joueurs et toi-même. S’il y a des orgas qui préfèrent une discrétion totale du photographe, autant qu’ils sachent qu’ils ne devront pas faire appel à toi.

    Et, en passant je le rappelle, aucun autre photographe n’a demandé de rétribution pour la publication. Pas plus d’ailleurs qu’ils ne demandent de rétribution pour des photos au delà de 600×900.

  25. Et je rappelle aussi que je n’ai pas exactement demandé de rétribution pour les photos du livre, j’ai refusé de les donner dans les conditions que j’ai dites. La nuance est importante car je me doutais bien que le projet ne prévoit pas de payer les auteurs. Je comprends que mon refus ait vexé les auteurs de ce projet qui du coup me trouvent tous les défauts (ça fait quand même 6 mois que cet article est en ligne et 1 an et demi pour les photos du GN Dark Earth), mais de mon point de vue dans le monde associatif chacun contribue selon son bon vouloir et ses possibilités.

    Sinon je n’ai pas compris le sens de ta remarque concernant le droit à l’image, qui est aussi valable pour tous les photographes en GN. Si tu veux que je retire des images de toi il n’y a pas de problème, dis-moi juste lesquelles. Si tu parlais des photos qui m’ont été demandées pour le livre, en te renseignant tu aurais su qu’elles ne posaient pas de problème de ce point de vue.

    Tu dois aussi vraiment m’en vouloir pour avoir cherché des gens qui étayent ton point de vue. C’est un peu triste quand même cette énergie et ce temps consacrés à débiner quelqu’un qui s’investit à la hauteur de ses moyens pour notre passion commune.

    Pour finir, il y a effectivement des photographes plus talentueux que moi qui prennent aussi des photos pendant les GN et encore une fois je ne prétends pas être un artiste (d’un autre côté si mes photos sont nases, pourquoi vous me prenez la tête avec votre livre ?). Mais contrairement aux autres – et c’est peut-être pourquoi Baptiste m’a consacré cet article, demandez-lui – je propose activement mes services à qui en veut pour couvrir plein de GN. Chaque orga peut consulter mon site et décider si mon travail lui convient, et sait ce qu’il lui convient et sait si ses joueurs sont capables de faire abstraction de détails non-immersifs.

  26. Bonjour,

    je voudrais préciser quelques points sur le beau livre puisque visiblement, tout le monde n’a pas toutes les informations.

    Le projet du beau livre sera édité par un véritable éditeur. Les bénéfices éventuels seront remis à une association ou à la fédéGN et nous communiquerons dessus en toute transparence pour savoir comment les utiliser. (par exemple en payant une traduction pour une version anglaise, c’est une idée)

    Chacune des associations qui participe a cherché à réunir des photographies. Je suis disponible si l’une de ces associations veut renvoyer vers moi un photographe qui voudrait en savoir plus sur le fonctionnement financier du projet avant de prendre sa décision.

  27. Merci pour ces précisions qui me confortent dans ma position. Cela aurait été différent si par exemple les bénéfices allaient aux associations qui participent ou finançaient un projet utile et connu d’avance.

    Vous parlez à plusieurs reprises de l’éventualité de dégager des bénéfices. Je ne connais pas bien le monde de l’édition mais je suppose que l’éditeur, s’il prend comme pour chaque livre le risque de travailler à perte, doit plutôt miser sur des profits.

  28. Cette justification a posteriori est magnifique de mauvaise foi mesquine. On pourrait d’ailleurs te rétorquer que ce livre aurait publié des photos dont tu aurais été crédité, ce qui est aussi une prestation généralement payante pour un photographe amateur.

    Pour en revenir à ton précédent message, je ne parle pas des photos demandées pour le livre, ni simplement de celles où je pourrais être reconnaissables, je parle de toutes les photos de GN. Les conditions indiquées sur ton site sont selon moi abusives car soumises à tes petits caprices. Il est bon que ça se sache d’autant plus que n’importe quel possesseur d’un reflex numérique fera aussi bien, voire nettement mieux et moins polluant en utilisant un bête 75-300.

    Mais je n’ai pas eu à chercher pour trouver des gens qui étayent mon point de vue. En fait, c’est même l’inverse… Lors d’une soirée avec pas mal de GNistes, entre deux médisances sur la Fédé et sa Licence, nous avons parlé des photographies de GN et c’est assez spontanément que ton style s’est imposé en guise d’intégrateur négatif…

  29. Tu veux dire que d’après toi en plus de produire les photos et de les donner, les photographes devraient en plus payer pour mettre leur signature ? Tu as vu ça sur quel GN (non mais parce que là ça vient d’un monde imaginaire) ?

    Des clauses abusives soumises à mes petits caprices ? Admettons, mais alors qui devrait fixer ces conditions auxquelles je travaille ? Toi ?

    La

  30. (fausse manip, je continue le message précédent)

    La qualité de mes photos est en effet très discutable et n’importe qui peut faire mieux avec un réflex numérique (tant mieux car je ne peux pas être sur tous les GN). Chacun peut regarder partout pour le constater.

    Sinon je veux bien discuter de mes choix techniques et photographiques avec qui ça intéresse vraiment.

    Je veux bien te croire quand tu dis que tu connais des gens qui n’aiment pas ma façon de faire, vraiment. Il n’est pas étonnant que les gens que tu fréquentes doivent avoir à peu près les mêmes conceptions que toi, ce qui n’enlève rien à la pertinence de leur avis ou du tien.

    Pourtant après toutes ces années et tous ces GN (oui je sais : je me la raconte, j’ai les chevilles qui enflent, toussa toussa… mais ça fait quand même 49) les joueurs qui se sont plaints auprès de moi ou des orgas se comptent sur les doigts d’une main (allez, je veux bien t’en accorder deux plus les orteils parce que j’avoue que je n’ai pas vraiment compté), les avis inverses étant beaucoup plus nombreux. Or chacun sait que ce sont les râleurs qui se font le plus entendre.

    Ou alors je suis tellement arrogant que je m’assois sur l’avis des joueurs et que je m’incruste de force sur les GN même quand les orgas disent : « Oh non, pas Efel ! » Oui, ça doit être ça.

    Ce que j’aime bien aussi, c’est le nombrilisme (qui n’atteint pas le mien bien entendu) de ceux qui s’imaginent à peine qu’il puisse y avoir d’autres conceptions du jeu, de la photo de GN, de l’immersion, de la vie associative, etc et qui pense que tout le monde n’a pas les mêmes moyens.

    Allez, je le redis encore une fois (non il car il va parler de lui à la 3ème personne tellement il a le melon) : 49.

  31. Je suis ravi que tu aies couvert 49 GNs, que les joueurs et les orgas concernés soient heureux d’avoir des photos, et je te souhaite même de continuer.

    Mais je pense que, justement, j’ai fait le tour de pas mal de conceptions du jeu et de la photo de GN (contrairement, peut-être, à ton fan-club des 49ers) et ta façon de travailler me gène. Point. Maintenant, je te détrompe, ce n’est pas un melon mais une pastèque géante qui te fait imaginer que tout le monde adore ton travail. Le déni et l’auto-satisfaction ne te permettront pas de progresser, tant pis.

    Pour ta question sur le fait de faire payer les photographes, oui, ça pourrait être ton équivalent en mentalité chez un orga de GN. Après tout, on te fournit un site, des figurants, des costumes, une scénographie : tout ça pour que tu puisses exercer ta passion de photographe de GN ! C’est une prestation qui pourrait représenter plusieurs milliers d’euros, non ? Alors tu devrais être heureux qu’on te permette de publier te photos sur ton site, évidemment contre rétribution, évidemment sans avoir le droit d’en faire un usage autre que strictement personnel.

    Tu trouves ça choquant comme idée ? Tu refuserais de travailler dans ces conditions ? Je te rassure : moi aussi. Et je trouve aussi choquante la démarche qui en est le parfait miroir et qui est la tienne. Je suis certainement un grand naïf et un idéaliste désuet de la coopération associative, mais je pense que ce genre de relation gagne à se dérouler sans le rapport de force que tu instaures.

    Tous les autres photographes ont accepté que leurs photos soient publiées. Et ils n’ont même pas exigé d’être cités parce qu’ils savent très bien que c’est une courtoisie élémentaire.

  32. Tu veux dire que les GN sont organisés exprès pour moi ? Mais c’est trop gentil, je vous remercie tous du fond du cœur !

    Si l’utilisation de mes photos ne plaît pas à un joueur, il peut me demander de retirer les photos qui le représentent (le cas ne s’est jamais produit). Les orgas avec qui je travaille savent et acceptent (sans ton avis) ce que je fais, comment je le fais et mes conditions. Et comme tu l’as souligné n’importe qui peut en faire autant, alors où vois-tu un rapport de force ?

    Demander à un auteur l’autorisation d’utiliser son travail et le citer est certes une courtoisie élémentaire, sauf que j’ai constaté que cela ne va pas de soi pour tout le monde. C’est une des raisons pour lesquelles je suis regardant sur l’usage de mes photos. Je n’interdis pas les utilisations autres que personnelles, je ne les autorise pas d’emblée, nuance.

    Au passage, par souci de cohérence je ne permettrais pas que mon travail profite à quelque chose que je désapprouverais au point de me sentir obligé de déblatérer dessus dans une discussion qui n’a rien à voir.

    D’après moi, la coopération associative repose sur le volontariat. Chacun met sur la table ce qu’il peut et ce qu’il veut, et on avance avec tout en le respectant. Je ne pense pas que l’on doive juger ceux qui donnent pas ce qu’on voudrait, surtout sans en connaître la raison.

  33. Nous sommes tout à fait d’accord. Tu fais ce que tu veux. Les commentaires ci-dessus ont donné exactement ce que je voulais, à savoir contre-balancer l’article purement laudatif. Maintenant, libre à chacun de faire appel à toi pour rejoindre le club des happy 49ers, ou pas.

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