Critique de GN – Le cycle des éternels, acte 2

Publié le lundi 16 janvier 2017 dans Critiques de GN,Slide

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Titre du jeu de rôle Grandeur Nature : « Le Cycle des Éternels – Acte II »

Association organisatrice : Acta Es Fabula

Localisation : Cher – Château de Bannegon (18)

Date du jeu : Du vendredi 12 août jusqu’à la nuit du dimanche 14 août 2016

Nombre de Pjs : 129
Nombre de Pnjs : 30

 

Vous pouvez également consulter le bilan fait par l’organisation et les photos prises par Bina en suivant ce lien : http://www.lecycledeseternels.fr/photos-et-bilan-de-lacte-ii/

Après deux ans d’attente, me revoici plongée dans l’univers d’Agone.

Cette critique va surtout mettre en lumière l’évolution de ce GN qui est prévu sur 3 actes, comment les joueurs ont su répondre positivement aux propositions faites par les organisateurs.

 

La première évolution notable entre les deux GN concerne les règles du jeu.

Elles semblent au premier abord plus fluides et mettent en avant le fair-play ainsi que la prise d’initiative maximale des joueurs pour créer de belles scènes.

Cela se traduit concrètement dans les fiches par des mots clés en gras permettant d’améliorer une scène sans avoir recours à des annonces ou maximisation de points qui cassent souvent l’ambiance.

Voici deux exemples, si un bon combattant doit faire un duel face à un héros de guerre qui a déshonoré sa fiancée, ce même bon combattant pourra gagner le duel grâce à l’amour qu’il porte à sa douce car on le sait l’amour est plus fort que tout.

Même chose pour la magie  par exemple : un mage pouvant se rendre invisible, s’il doit sauver son meilleur ami, pourra le protéger en le rendant invisible également.

En jeu, je n’ai pas vu de joueur abuser de ces règles et j’ai eu la confirmation par un organisateur qu’aucun abus n’a été vu. La conclusion pour ceux qui n’en sont pas encore convaincus est que plus les règles sont ouvertes, moins les joueurs abusent.

 

J’ai noté également l’introduction de safe words ou mots de sécurité afin de réguler les scènes entre personnages et de respecter les limites de chacun.

Voici comment ils sont présentés dans les règles :

  • Decrescendo

La scène devient légèrement incommodante pour le joueur et l’acteur doit réadapter son approche ludique avec moins d’intensité gestuelle et/ou verbale afin que son interlocuteur puisse revenir dans sa zone de confort.

  • Crescendo

Au contraire, l’interlocuteur apprécierait un jeu moins timide, plus exacerbé et encourage l’acteur à aller plus loin dans l’intensité de son rôle.

  • Stop

Si un joueur prononce ce mot clef durant une scène, cela signifie qu’elle doit être immédiatement interrompue. La scène devient soit dangereuse, soit beaucoup trop incommodante pour la sensibilité du joueur, auquel cas elle est considérée comme n’ayant jamais eu lieu.

En conclusion, le remaniement des règles par les organisateurs était donc la bonne direction à prendre pour maximiser le plaisir des joueurs.

 

Du Drame avec un grand D

Malgré une fiche arrivée à quelques jours du GN, j’ai eu comme tout le monde mon lot de Drames. Le Drame est une des intentions majeures de ce GN et je trouve que cela était bien réussi. Partout autour de moi, je voyais les joueurs toujours occupés à gérer leurs petits ou grands drames et surtout à en parler ! Parce que ces drames sont si pesants qu’il faut se soulager. Pour ma part, je suis vraiment dans cette direction au début du GN partant d’une sorte de mage genre Merlin de Kaamelott aux yeux de mes compagnons pour finir sur une note plus épique. Et pour y arriver, j’ai pu prendre le temps de renverser la situation  grâce à la durée du GN.

A noter que chaque fois qu’un joueur a eu le choix entre mourir ou sauver son perso, il a choisi de mourir (le fameux « jouer pour perdre / jouer à son désavantage).

Bien sûr, il y avait aussi des quêtes comme dans le med-fan (objets etc…) et la mise en avant du Drame a permis à des joueurs venus de cultures de jeu différentes, en caricaturant des joueurs med-fan versus les joueurs  de  jeu plus contemporains, de pouvoir jouer ensemble et d’explorer d’autres habitudes de jeu en toute convivialité.

 

Durée du GN, hors-jeu et longueurs au service du jeu

A la base, je suis assez partisane des formats 24h ou sur une journée et finalement c’est peut-être beaucoup de travail pour finalement peu de temps de jeu.

J’ai clairement revu mon jugement sur ce point grâce à ce GN. Le jeu était donc de la nuit du vendredi à la nuit du dimanche.

Ce que j’ai apprécié dans ce format est que mon GN a été découpé naturellement et de façon très équilibrée pour glisser vers la fin et raccrocher les wagons de la trame principale.

Le vendredi soir, j’ai pu essayer de visualiser qui était  qui, les forces en présence et revoir les joueurs du premier opus. Le samedi, j’ai pu amorcer mes intrigues personnelles sans regretter de devoir me coucher puisqu’il restait le dimanche pour finir !

Sachant que le dimanche, il y a eu une pause dans le GN à cause de la canicule qui a aussi permis de ne pas se précipiter vers la fin du jeu et de n’avoir plus rien à faire le dimanche soir.

J’ai pu profiter  pleinement de ce GN en prenant le temps de me poser, de préparer l’évolution de mon jeu la veille pour le lendemain et donc de passer de “je suis nulle “ à “non en fait je ne suis pas si nulle en magie et j’ai plein de projets à vivre  entre l’opus 2 et 3 “.

Finalement, les organisateurs ont eu raison de mettre une journée de plus, les joueurs ont pu gérer leurs temps tout en profitant de la spontanéité du GN.

 

GN blues

Grâce à ses intrigues foisonnantes, ses orgas trop choupinous, des joueurs toujours au top, le cycle des éternels, acte  2 a été victime de son succès créant un GN blues auprès des joueurs.

Très vite, certains joueurs ont eu besoin de se retrouver à boire un verre  et les organisateurs ont créé très rapidement un formulaire de débrief qui a dû aider un certain nombre de joueurs au vu des messages laissés sur FB.

Je n’y ai pas échappé mais j’ai eu la chance de pouvoir l’absorber car mon compagnon est un joueur et en rangeant notre matériel, nous avons pu en parler librement. De plus, je n’ai repris le travail que deux jours après le retour à la maison  mais j’avoue que devoir redescendre n’était aussi facile que je me l’étais imaginé. Cela n’a pas empêché de nous retrouver entre joueurs nantais pour une raclette quelques mois plus tard.

 

En conclusion, les organisateurs ont gravi une nouvelle étape et en continuant leur réflexion devraient créer un superbe troisième opus.

Merci aux autres joueurs, Cédric, Loïs et Audrey d’avoir pris le temps de relire cette critique et de la commenter.

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