8 astuces pour pirater un GN

Publié le jeudi 20 septembre 2012 dans Articles

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D’après « 8 ways to hack a larp » traduit par Marine Schwab

d’un article de

Erlend Eldsem Hansen

extrait de

l’excellent magazine de GN Playground (à voir)

Les participants d’un événement interactif comme le GN s’attendent en général à ce qu’on leur donne les moyens d’accéder à un espace de jeu égalitaire et démocratique. S’ils sentent que leurs possibilités ou leur liberté sont limitées au-delà des limites du raisonnable, pirater l’événement peut permettre d’échapper aux fers qui entravent l’initiative. Pour pirater constructivement, vous devez atteindre le point faible de ce que les autres joueurs trouvent cool et intéressant. Si vous vous retrouvez à faire un piratage destructeur, vous allez attirer toute l’attention sur vous, au détriment du scénario principal et des autres joueurs, ce qui à terme bloque le jeu des autres.

1. La réunion qui change la société.

Annoncez une grande réunion. Invitez tous les personnages alliés qui ont de l’autorité, parmi tous les groupes de joueurs sur lesquels votre personnage peut compter. Durant la réunion, vous annoncez que vous êtes en train de constituer un nouveau gouvernement. Élisez les dirigeants ou réglez ça par des épreuves. Commencez à gouverner la société d’une façon nouvelle. Qui a dit que les révolutions devaient toujours se faire dans la violence?

v-gn.jpg

2. Amenez une bombe.

Amenez de la pâte à modeler et des câbles. Prétendez que votre personnage à une bombe de plastic. Dans des jeux historiques, la pâte à modeler peut être remplacée par de l’argile. Décorez l’argile avec des gemmes de verre coloré. Dites que c’est magique ou extrêmement précieux. Un personnage qui contrôle une bombe, contrôle les environs de la bombe.

bombe-gn.jpg

3. Le rituel qui change le monde

Annoncez une grande cérémonie. Invitez tous les personnages alliés qui ont de l’autorité, parmi tous les groupes de joueurs sur lesquels votre personnage peut compter. Pendant le rituel, vous annoncez ce qui va advenir du monde après le rituel. Mettez en scène le rituel professionnellement comme les organisateurs l’auraient fait, et les joueurs penseront que c’était prévu dans le jeu, ou si c’est assez bien fait ils prendront les choses comme elles viennent.

reunion-secrete-gn.jpg

4. Le Culte de Ceux Qui Ont Eté Choisis

Amenez 20 objets identiques en jeu. Comme 20 faux calices en argent par exemple. Dans la première partie du jeu, donnez à des joueurs ces talismans. Dites-leur que vous avez fait un rêve dans lequel vous voyiez ce personnage rencontrer les autres Élus. Après vous n’avez plus qu’à leur dévoiler ce pour quoi ils ont été choisis.

frodon-gn.jpg

5. Devenez un fantôme

Mettez en scène votre propre mort, et commencez à hanter les autres joueurs. Une version fantomatique du costume de votre personnage et un peu de maquillage blanc peuvent se révéler utiles. Amenez des fumigènes ou des éléments pyrotechniques appropriés. Hantez les autres joueurs en utilisant les règles du jeu adaptées ou bien des métatechniques. Par exemple, utilisez un flambeau, si cela constitue sur ce jeu une indication de la peur, ou bien faites des gestes avec les mains si vous utilisez des métatechniques.

fantome-gn.jpg

6. Jouez la victime

Mettez en scène des atrocités à votre encontre. Tapez-vous la tête contre un arbre, amenez du faux sang, des sous-vêtements blancs, des morceaux de corde et d’autres accessoires appropriés. La torture, les mutilations et surtout le viol sont des événements qui vont vous assurer beaucoup d’attention et de jeu. Commencez à accuser quelques joueurs dans l’histoire d’en être les coupables. Pour des jeux plus longs, prétendre être enceinte est une autre variante. Cela fonctionne assez bien pour quitter son groupe original, pour rejoindre d’autres personnes, qui paraissent avoir plus d’intérêt que votre propre groupe.

jesus-gn.jpg

7. Créez un portail

Amenez un poste et des musiques étranges et inquiétantes. Si possible aussi des torches, des lumières de couleurs et des bougies. Mettez en scène un portail, une séance de spiritisme, un téléporteur ou une machine à voyager dans le temps. Improvisez avec les autres joueurs que vous avez impliqués ce qui se passe et quels effets cela va avoir sur vos personnages, sur l’univers ou sur des objets. N’importe quoi peut provenir d’un portail…

portal-larp.jpg

8. La quête du Trésor Perdu

Amenez un coffre, enterrez un trésor ou enfermez-le quelque part. Faites une carte, écrivez une lettre, laissez des indices. Vous pouvez le jouer comme une partie de cache-tampon. Vous pouvez combiner ce piratage avec le 2e, la Bombe. Après tout, les trésors contiennent souvent une malédiction, non ?

tresor-gn.jpg

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Erlend Eldsem Hansen

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24 réactions à 8 astuces pour pirater un GN

  1. Dois-je toujours avoir mon un portail dimensionnel sur moi en cas de besoin ou dois-je choisir avec soin le GN sur lequel je vais pouvoir le sortir à coup sur ?

    En moyenne, aprés combien de ces subterfuges serais-je renvoyé du jeu par les orgas ? et aprés combien de GN freeplay serais-je blacklisté par la Fédé GN ?

    Et d’ailleurs la fédé GN peut-elle récompenser financièrement un joueur, qui par le biais d’un trésor bien caché, aurait sauvé un GN en perdition ?

  2. 9. arrêtez de faire du GN. Organisez des chasses au trésor pour vos petits neveux, ils adoreront.

    L’auteur originel de cet article présente ici 8 manières pour planifier la destruction d’un jeu et d’intrigues : la plupart de ses suggestions nécessitent une préparation et une vraie réflexion
    en amont. A ce niveau là d’évitement du jeu, il vaut clairement mieux envisager de se désister, et d’organiser autre chose soi-même.

  3. Pink, je vois pas le rapport avec la FédéGN. Qui n’a au passage vocation ni à récompenser ni à sanctionner des joueurs ou des orgas.

  4. Si le mag Playground est si intéressant pourquoi choisir de traduire un article aussi idiot ? Tel que, c’est encourager des comportements irrespectueux qui malheureusement existent.

    Non, il n’y a pas un droit de jouir à tout prix du joueur qui soit au mépris du travail des autres. Franchement pas bravo, Marine.

  5. Je ne vois pas l’intéret à passer autant de temps, si ce n’est plus, à préparer quelque chose « au cas où le GN soit pourri (de mon point de vue) » qui aurait qui plus est la conséquence de pourrir
    le GN des autres joueurs.

    Au final, la seule conséquence a peut-près sûre, c’est le blacklistage plus ou moins étendu à court terme.

    Dans le cas où on est motivé pour mener ce genre d’évènement dans le GN, autant le faire de façon constructive en l’indiquant aux orgas afin qu’il puisse l’introduire dans le background du perso
    ou la trame du GN…

  6. Je suis sacrément partagé à la lecture de cet article, car selon moi, il y a deux idées principales :

    1 -L’idée que le joueur, par ses initiatives, peut créer du jeu, voire un jeu complexe s’il est préparé. En cela, je suis sacrément d’accord, car c’est un comportement qui évite l’attentisme qui
    pose encore problème aujourd’hui sur de nombreuses organisations.

    2- L’idée que le joueur a le devoir de développer ces moments de jeu en dehors, voire en opposition, de l’équipe d’organisation. Sur ce point, je suis absolument opposé, car je considère qu’il
    n’existe pas un « jeu des orgas », et un « jeu des joueurs », et que la collaboration doit être le mâtre mot. Nous évoluons dans un loisir collectif, et il est important que chacun y participe dans
    le respect de l’autre : un orga qui se contenterait de planifier son jeu sans penser au bien être de ses joueurs est alors autant dans le faux qu’un joueur qui « sabote » délibérément le travail
    des organisateurs pour qu’il laisse place à sa vision du jeu.

    Conclusion : Volonté de création de jeu, oui. Devoir absolu de sabordage, non.

  7. @Lapinou : Pardon, je m’excuse platement. Mon post partait du principe : « A article pas sérieux et second degré, réponse pas sérieuse et second degré ».

    L’idée que la Fédé recompense un joueur financièrement est saugrenue en soit. Alors qu’elle récompense quelqu’un qui vient mettre le bazar sur un jeu l’est encore plus. Ce faux questionnement
    avait pour seul but de faire sourire (faiblement) l’auditoire.Tout comme cette hstoire vaseuse d’aller sur un GN avec un portail dimensionnel, que je trouve visuellement loufoque, mais étant la
    quintescence de la connardise si elle était vraiment réalisée.

    Je ne pensais pas que le sabordage était un sujet sérieux (à part pour les pirates du Golfe d’Aden). Et je voyais là plutôt un article « provoc » avec lequel Baptiste nous rejouis de temps en
    temps.

    Je ne pense même pas qu’il y ait de débat à l’issue de cette vaste supercherie, seul le sentiment (partagé ou non) de vouloir dire à son auteur « P’tain t’es con… Mais tu m’a fait bien marré. »

  8. Je ne suis ni l’auteur, ni la traductrice, mais il me semble que Pink est dans le vrai : c’est un papier provoc’, non sans second degré. En même temps, l’actualité de la semaine nous prouve que
    la provoc’, Internet et les sujets qui tiennent à coeur ne font pas bon ménage…

  9. La réponse de Frédou laisse à penser que ce genre de choses sont déjà arrivés. En ayant été personnellement toujours préservé (comme joueur ou organisateur), je n’ai pas vraiment vu le côté
    « nocif » du message.

    Pour moi ça relève de la projection, de la blague de potaches. Tout au plus de la discussion post GN, dans la voiture, trop fatigué, ou on décrète : « purée si on avait emmené un portail
    dimensionnel, on aurait pu s’en sortir vivant ».

    Je veux dire qui va payer une PAF, de l’essence, un costume pour aller faire chier des orgas ? Au risque de se faire bannir de certains jeux ? J’ai déjà pas un week-end à moi pour jouer sur tous
    les jeux que je voudrais (et c’est la plaie d’une majorité de joueur), alors si c’est pour prévoir de se faire botter les fesses et de passer pour un imbécile sans pratiquer mon activité
    favorite, je dois avouer ne pas comprendre.

    J’ai déjà vu des joueurs entreprenants, qui essayaient de m’expliquer par A+B pourquoi, au vu de leurs personnages, il était logique que l’objet qu’ils ont amenés soit avec eux et considérés
    comme en jeu (et puis ils s’étaient fait chier à le faire, patin coufin). Mais je crois que ça s’arrêtait là.

    Du freeplay dans les zones d’ombres laissés par un organisateur sur un personnage, c’est sûr (mon personnage a eu une enfance heureuse, mais ne connait pas le nom de ces parents, ça n’a
    visiblement aucun impact ? ça sera Hercule et Hortense !).

    Mais un sabotage volontaire et préparé d’un GN ? Je suis forcé de croire que si ça a existé, ce n’est pas une pratique, ce n’est pas le GN qui était visé mais bien les gens qui l’organisaient !
    On est clairement dans une volonté de nuire à des personnes en frappant là où ça fait le plus mal, à savoir dans un travail qu’ils aiment et qu’ils auront mis des mois à réaliser.

    Sachant que c’est pas sans risque, parce que si je m’aperçois qu’on me fait ça sur un GN où je suis joueur, je suis pas sur de bien le prendre du tout. Et je pense pas être le seul. C’est un coup
    à pas se faire que des amis.


  10. Au-delà du débat second degrés ou pas, c’est plus sur son intention et non les moyens que cet article me fait hérisser le poil. Je n’imagine guère de façons de « Pirater
    un GN », « constructivement » ou non, sans imposer son jeu au détriment de ceux des autres.

     

    Cet article me fait plutôt réfléchir aux moyens de prévenir de ce type de comportement nuisible tant pour les joueurs que pour l’équipe d’organisation, ou tout du moins de
    limiter les risques.

     

    Toutes les méthodes semblent avoir un point commun : A chaque fois le « pirate » a besoin de prendre un ascendant sur les autres joueurs par une forme de mystification. Les
    manipulations sont suffisamment monnaye courante pour que les joueurs soient prudents (j’ose le croire). La seule raison qui pourrais donner une audience et un crédit supplémentaire au
    « pirate » sont les faux objets de jeu ventant étayer son discourt qu’il introduit en jeu sans en informer l’équipe d’organisation.

     

    Déjà les méthodes où ce « Piratage » nécessiterait de trop gros moyens matériels seraient difficiles à mettre en œuvre : Un bout de décors tel que le portail, de
    l’équipement son et lumière pour un rituel « mis en scène le rituel professionnellement ». J’imagine mal des gens amener en jeu de tels moyens logistiques sans attirer l’attention
    des organisateurs. Il en va de même pour l’utilisation des fumigènes ou des éléments pyrotechniques, qui est la plus part du temps interdite et sinon strictement réglementé pour des raisons de
    sécurité, et qui attirerais rapidement l’attention de l’équipe d’organisation sur le/les « pirate(s) ». Si l’équipe d’organisation peut voir le problème arriver, elle peut rectifier le
    tir.
     … 

  11.  

    Pour les méthodes employant des objets plus petits (La bombe, les 20 talismans, le coffre au trésor, pourquoi pas des documents) il serait beaucoup plus difficile pour l’équipe
    d’organisation de les remarquer, et donc de réagir. Cependant on peut limiter les risques par des moyens simples 


    Pour l’équipe d’organisation : Marquer (discrètement) les objets de jeu. Présenter aux joueurs les objets de jeux courants lors du brief (exemple : monnayes). Faire des
    règles exhaustives regroupant l’ensemble des effets possibles pour éviter par exemple que l’apparition d’un talisman magique aux pouvoirs délirants apparaisse comme normale aux joueurs. Éditer
    avant le jeu des documents sur le monde et le contexte du GN, en particulier ce qui est crédible d’observer d’un point de vue technologique.


    Pour les joueurs : Toujours faire valider par un membre de l’équipe d’organisation un objet magique (ou aux facultés particulières) qui vous a été remis par un joueur et
    dont l’effet vous a été expliqué par un joueur. Ne pas être excessivement crédule (sauf si votre backgroud vous y pousse bien entendu ^^). Pour prendre l’exemple de la bombe je sais qu’il n’y a
    rien qui ressemble plus à une fausse bombe qu’une fausse bombe mais si vous n’avez pas les compétences en jeu pour vérifier qu’il s’agit d’une vraie bombe n’excluez jamais totalement l’hypothèse
    qu’elle puisse être fausse.

    D’ailleurs cet exemple de la fausse bombe de l’initiative des joueurs est de mon point de vue quelque chose qui ne serais pas nuisible au jeu, tant qu’elle est préparée et
    confectionné en jeu, n’enfreint pas les règles, et tant que l’équipe d’organisation consulté à l’avance pour donner son aval à cet acte de jeu qui sort un peu de l’ordinaire.

     

    Puis au final, comme beaucoup l’ont déjà dit la blacklist pour ceux qui auraient réussi à imposer leur jeu au détriment de ceux des autres, mais comme vous l’avez probablement compris je
    préfère les solutions préventives. 

  12. Mort de rire 😀

  13. Alors mo l’article m’a fait marrer. Mon seul repproche c’est qu’i ets présenté sur un pied d’égalité avec tout les autres articles. De fait, pourquoi faudrait-il le prendre moins au sérieux que
    « Améliorer l’immersion »? Je trouve que c’est dommage de donner autant de crédit à un article potache par un simple manque de signalisation (Attention humour) il y aura toujours des gens pour
    prende l’article au sérieux et il en suffit d’un pour ruiner un GN durement préparé.

    A Pink: ne sous-estime pas les cons, ils ont beaucoup de ressources, sur mon premier GN j’ai un joueur qui a sabordé le jeu d’une bonne dizaine d’autre parce que son personnage avait domination
    et pas présence…

  14. Ben ça m’a bien fait marrer cet article !  🙂

    Mon seul regret est qu’il n’y a pas des dessins humoristiques pour l’agrémenter, ce qui aurait eu le mérite de le rendre encore plus marrant et de dissiper les doutes sur son coté second degré.
    Dommage, j’aurais bien vu une caricature à la Charlie Hebdo avec chaque suggestiuon.

  15. On pourrait le mettre dans la catégorie « humeur »

    Mais il y a un fond de dénonciation des comportements éculés, vus et revus dans cet article.

     

    La plupart de ces méthodes marcheraient sur la plupart des jeux (avec deux fois le mot « plupart », je ne risque rien) et si c’est le cas, c’est précisément parce que beaucoup de scénarios
    encouragent les réunions de controle du monde, les élus sauveurs de monde etc…

    @pascal : on discute avec charlie Hebdo en ce moment. Ils nous kiffent.


  16. Personnellement, je trouve que le second degrès de cet article était loin d’être évident à percevoir.

    D’abord, comme il a été dit plus haut, à cause de la rubrique dans laquelle il est publié (« Articles » et non pas « Humeur »).

    Puis, l’introduction, que j’ai beau lire et relire et dans laquelle je n’arrive pas à y voir un gramme de second degrès (à moins que se ne soit les « Hackers » qui s’y trouvent caricaturés par
    exemple).

    Enfin et surtout, parceque l’article est présenté comme une traduction d’après un autre article dont je n’ai aucun moyen de vérifier les intentions de l’auteur qui en est à l’origine (Erlend
    Eldsem Hansen a-t-il écrit sur un ton sérieux ? Si oui, alors la caricature lui est-elle également destinée ? La traductrice a-t’elle rajoutée de sa plume les points 6 et 7 qui effectivement
    donnent une touche d’humour ?).

    De plus, le doute sur le ton de l’article m’a été renforcé par la « ligne éditoriale » de ce blog qui manifestement cherche à bousculer les règles et pratiques actuelles du GN en France.
    Que je mets en résonance avec l’article sur le « Freeplay » qui se présentait, lui clairement, comme humoristique, mais à la suite duquel on a vus se dérouler des commentaires polémiques donnant
    une toute autre tonalité au propos  (de « Freeplay, c’est pour rire » on est passé à « Freeplay, « Je ne suis pas sur que ce soit uniquement une plaisanterie » – pour citer un commentaire de
    l’auteur même de l’article en question).

    Ces différents éléments me maintiennent dans la perpléxité.
    Je trouve la position d’ElectroGN ambigue (volontairement ou non).

    Mettre un article de ce type, dans cette rubrique, au milieu d’articles « sérieux », sans clé évidente (pour un large panel de lecteur) permettant d’y décrypter le second degré, génére confusion et
    ambiguité.
    ElectroGN ne peux pas ne pas savoir qu’ainsi faisant, des lecteurs vont prendre l’article au sérieux (ou alors la rédaction est très naïve sur ses responsabilitées).

    On me dit que c’est de l’humour : tant mieux vous me rassurez.

    Mais l’humour, même très bien maîtrisé, ça ne marche pas à tous les coup (au passage et un peu en réponse à un post d’un forum voisin, ce n’est pas systèmatiquement par manque de « sens de
    l’humour » de la part du public que ça ne marche pas. Il peut y avoir d’autres raisons comme : la lassitude -devant le 42 897ème blague de Toto-, la chute qui tombe au mauvais moment, les
    différences sociales et/ou culturelles…).

    On me dit que c’est de la provocation : mais alors j’avoue ne pas arriver à déceler clairement quel est le message ou qui en est la cible (doit-on se moquer de ceux qui utilisent ces vieilles
    pratiques puantes pour saboter un GN ? Ou des orga trop mauvais qui laissent, par leurs lacunes, ces pratiques se devellopper dans leurs GN ? Les deux, d’autre chose ?).

    Il me semble que ce blog gagnerai à prendre une position plus claire, moins ambigue lorsqu’il lance des articles polèmiques ou provocateurs.

    Il se peut également que je sois tout à fait à côté de la plaque (ce qui reste possible bien entendus, car je suis, une fois de plus, dans la confusion).

  17. @n°=6 juste pour préciser qu’aucun point n’a été ajouté à l’article original.

  18. et surtout pas de touche d’humour…

  19. Pourquoi s’offusquer plus de cet article que des GN’s foireux auxquels il prétend répondre par un pied de nez ?

    Je ne suis pas un farouche partisan du freeplay mais je sais que suis capable d’organiser en 1 à 2 heures un évenement scénaristique qui sortira de la torpeur quelques joueurs effondrés dans leur
    campement par la molesse d’un scenario étriqué. Il peut arriver de tomber sur des GN’s foireux où les orgas sont tellement à la ramasse et où, en tant que joueur, on a tellement pas adhéré à
    l’abscence de jeu que le piratage (ou son fantasme) devient une tentation.
    Pour ma part, je suis plus orga que joueur et quand je joue, si je ne suis pas imergé dans le jeu, les reflexes d’orga remontent trés vite.

    Alors, pas besoin de préparer beaucoup de matos pour faire une porte dimensionnelle. D’ailleurs souvent, les orgas en ont deja planqué une quelque part 😉 …

    Pour ma part, le seul piratage que je me soit autorisé et celui de sortir un costume de rechange et d’inventer un nouveau perso à la volée …Mais j’ai été tenté plusieurs fois et me suis parfois
    inscrit à des GN’s douteux (pour le plaisir de jouer en groupe) en me disant « au pire j’organise un contre-GN sur le tas ».

    Aucun risque pour Frédou de subir ce genre de choses là. Sauf esprit délibérement malfaisant, il me parait inimaginable que ce genre de chose existe dans des GN’s de qualité.
    Quand aux orgas des évenements rolistiques massivement multijoueurs à capacités immersives faibles, ils n’ont pas d’inquiétude à se faire non plus. Si ce genre de choses arrivent sur leurs GN’s
    ils ne le voient pas dans le maelström d’incohérence qui font leur jeu.

  20. Merci Olivier, voilà, justement le genre de post que je ne voulais pas lire suite à un tel article. Le joueur n’a pas de « droit » à jouir à tout prix en se permettant de faire n’importe quoi (et
    notamment de modifier le contexte à sa guise), qu’il peut s’octroyer unilatéralement pretextant que le jeu est à ses yeux trop mauvais. Si un jeu
    le deçoit, qu’il ne revienne pas jouer avec ces personnes, mais il n’a pas à le détourner de ce que son équipe a voulu en faire. Aucun jeu ne devrait avoir à vivre sous la menace d’un « si
    j’estime que tu ne me sers pas assez, je me servirai moi-même ». C’est un état d’esprit qui n’a rien à fiche dans un tel loisir.

  21. Frédou, je suis persuadé que tu dis ça parceque tu crée des contextes complexes, que tu es un auteur de GN.

    Je parlais pour ma part, de GN’s où le contexte créé par les orgas est la mise à disposition de régles, d’un site, de scénes de spectacle et de PNJ sur lesquels taper. Des GN’s où les orgas,
    justement, attendent des joueurs qu’ils créent le reste : des décors, de l’ambiance, du jeu pour les autres joueurs, …

  22. Si les organisateurs autorisent et même invitent les joueurs à créer du contexte (y compris à chaud, à la volée, que ce soit en les prevenant ou non), ça les regarde et personne n’a rien à
    redire. Cela n’a plus rien d’un piratage. Ici, on parle d’une décision unilatérale du joueur à l’insu des organisateurs.

  23. Un des intérêts de cet article – qui serait condamnable en effet s’il était au premier degré pour l’irrespect vis à vis des orgas qu’il encouragerait – est de pointer une convention sur laquelle
    beaucoup de GN fantasy reposent : la crédulité. Trois papelards, une statuette et hop on embarque la moitié du GN dans une quête. Pas parce que les joueurs sont idiots mais parce que c’est une
    loi non écrite qu’ils doivent l’accepter. Là où c’est dommage c’est que ça réduit la finesse du jeu. Ça interdit quasiment dans ces jeux-là des situations où un escroc procéderait des mêmes
    méthodes pour tromper son monde car on ne pourrait pas savoir si les joueurs tombent dans le panneau pour des raisons en-jeu (mon perso se fait embobiner) ou hors-jeu (le joueur adhère à cause de
    la convention).

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