Sur le casting en GN : discussions sur le réalisme

Publié le lundi 26 octobre 2015 dans Humeur

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Une fois n’est pas coutume, je m’éloigne du ton académique pour vous livrer une réflexion personnelle et encore en cours sur la répartition des rôles dans un GN. Cette réflexion, et les conclusions que je tire aujourd’hui, ne manqueront pas je pense de faire naître des discussions, en espérant qu’elles soient enrichissantes pour tout le monde.

Tout a commencé par une rencontre. Puis une deuxième, puis une troisième. Chaque rencontre entraînant son lot de discussions et de remises en question. Avant, comme beaucoup d’organisateurs et organisatrices de GN sans doute, je répartissais les rôles de mes GN en fonction du sexe des joueurs : les joueurs incarnaient les personnages masculins, les joueuses incarnaient les personnages féminins. À dire vrai je ne me posais même pas de questions. C’était normal, naturel. Parfois, si vraiment je n’avais pas le choix, je pouvais envisager de donner un rôle masculin à une joueuse, mais cela restait exceptionnel.

Avec d’autres, sur des forums consacrés au GN, j’ai participé à des discussions et des débats sur le casting. Ce que j’appelle casting ici c’est la répartition des personnages selon les joueurs et joueuses inscrits. Une idée revenait régulièrement, celle du réalisme et de la crédibilité. Certains organisateurs et organisatrices  (dont je faisais partie) avaient une exigence sur le rendu visuel de leur GN, et par conséquent écartaient des joueurs ou des joueuses de certains rôles sous le prétexte du réalisme. Non, cette joueuse ne peut pas jouer ce personnage masculin, ce n’est pas crédible ; non, ce joueur gringalet ne peut pas jouer un barbare, ce ne serait pas crédible ; non, ce joueur pas très beau ne peut pas jouer le rôle du Dom Juan de service ; non, cette joueuse noire ne peut pas participer à mon GN historique, ce n’est pas réaliste… Si certains de ces exemples passent sans problème dans la communauté, certains provoquent des débats à raison puisqu’ils ont trait à une réelle discrimination. Or, dans la mesure où certaines discriminations ne sont pas tolérables dans notre pratique, pourquoi passons-nous aisément sur de nombreuses autres sous le prétexte qu’elles sont communément admises ?

Gn Carmen Chabardès eXperienceJul avait 43 ans quand il a incarné le personnage de Paul, un jeune garçon de 12 ans.

Du réalisme en GN

Nos GN ne sont pas réalistes. Même le jeu le plus ambitieux, recherchant au maximum l’illusion à 360°, nécessite de la part des participants de faire abstraction. En tant que joueurs et joueuses notre capacité d’abstraction est particulièrement développée. C’est elle qui nous permet de considérer que ce type déguisé n’est pas un GNiste avec un masque en latex (ce qu’il est), mais un orque. C’est elle qui nous permet de considérer que cette joueuse rousse à la peau blanche est une égyptienne, ou que ce joueur qui grignote au buffet est un vampire immortel.

Le réalisme de nos GN est une illusion. Un simple coup d’œil aux photos d’un GN historique suffit à nous le montrer : les costumes portés par les joueurs et joueuses n’ont la plupart du temps rien de réaliste. Plus encore, l’écriture même de nos GN n’est pas réaliste. Même pour ceux qui le recherchent au maximum et dont je fais partie, nous ne faisons que proposer une réalité alternative, qui peut être distordue à l’envi en fonction de nos besoins de scénaristes.

Ainsi, comment peut-on encore se cacher derrière cette excuse du réalisme au moment de faire un casting ? C’est la question que je me pose aujourd’hui et qui m’amène progressivement à modifier ma façon de considérer la répartition des personnages de mes jeux.

jeu de role grandeur nature pour enfantMalgré le meilleur costume du monde, non, les elfes n’existent pas.

La question du genre

Très récemment j’ai eu envie de proposer une session inversée de mon GN Carmen Chabardès (la première session de ce type devrait avoir lieu à l’automne 2016 et est en cours d’organisation). Le jeu traitant en partie de la condition de la femme dans la famille bourgeoise au début du XXe siècle, il me semble intéressant de proposer aux joueurs d’expérimenter cette condition du point de vue des personnages féminins et de faire vivre aux joueuses un statut qu’elles n’ont probablement jamais expérimenté non plus en leur faisant jouer les personnages masculins. Si certains joueurs et joueuses n’ont pas le désir de faire ce genre d’expérimentations, ce que je peux aisément comprendre, j’ai rencontré un enthousiasme teinté de crainte de la part de nombreux joueurs. Beaucoup m’ont répondu que cela les intéressait beaucoup, mais qu’ils craignaient de ne pas être très crédibles. Cette crainte, que je peux également comprendre, m’a frappée tant elle relève de préjugés bien ancrés dans le milieu et par extension dans la société.

mad-about-the-boy-nordic-larp-Thomas jouait une femme sur l’une des sessions nordiques de Mad about the boy

Nous faisons du GN pour nous emparer de différentes personnalités par le biais des rôles qui nous sont proposés. Notre plaisir de joueurs et de joueuses est de nous glisser dans la peau d’un personnage et de le faire exister pendant un temps donné. Puisque notre capacité d’abstraction est réelle, puisque nos jeux ne sont pas réalistes et que nous le savons, pourquoi ne pourrions-nous pas jouer indifféremment selon le genre du personnage ? Pourquoi devrais-je avoir plus de difficultés, moi, en tant que joueuse, à incarner un rôle masculin dont la personnalité s’approche de la mienne, plutôt qu’un rôle certes féminin, mais dont la personnalité est diamétralement opposée à ce que je suis et peux jouer ? Un personnage n’est-il pas d’abord une personnalité, des traits de caractère, une histoire qui lui a permis de se construire avant d’être un corps et un genre ? Bien sûr le corps a son importance dans la perception que l’on peut avoir d’un individu ou que l’individu peut avoir de lui-même ! Mais le jeu de rôle grandeur nature a cela de merveilleux qu’il nous propose un grand nombre d’outils pour faire ce que l’on veut comme on le veut. Des outils, comme les ateliers de création de personnages, comme les règles imposant des attitudes particulières dans certaines situations, qui peuvent nous permettre de dépasser les limites imposées par la société.

Je crois que c’est un acte militant aujourd’hui de permettre à un joueur ou une joueuse de jouer le rôle qu’il désire quel que soit son genre ou ses caractéristiques physiques et je crois que c’est une position que je veux prendre. Militant parce que ce petit acte qui n’a l’air de rien (caster un homme dans un rôle de femme ou une femme dans un rôle d’homme) peut contribuer, s’il venait à se généraliser, à modifier notre perception de ce qui est « normal », contribuer à ce qu’en lisant un personnage ou mieux encore, en parlant à un interlocuteur, on ne voit plus en premier lieu un homme ou une femme, mais un individu, une personnalité unique dont le genre n’est qu’une composante parmi beaucoup d’autres. Les loisirs sont peut-être les premiers bastions pour les transformations sociétales qui nous tiennent à cœur et il me semble que ce détail du casting est la première pierre posée à l’édifice de l’égalité.

SONY DSCSaki a joué un homme sur sa session des Fleurs de Mai

Je pense et j’espère que les sessions aux genres inversés vont se développer dans l’avenir (une session inversée du jeu Still Water Runs Deep de Marianne est d’ailleurs prévue fin mars), mais je pense aussi que ces sessions ne seront pas suffisantes et que c’est le mélange généralisé qui seul pourra contribuer à ce que dans quelques années un homme ou une femme pourra jouer indifféremment n’importe quel personnage. À nous, créateurs et créatrices de GN, de réfléchir aux outils nous permettant de rendre cela possible. Une perspective que je trouve particulièrement enthousiasmante.

J’espère que ce billet d’humeur vous invitera à la réflexion et pourquoi pas à la remise en question de votre pratique de la répartition de personnages, et je vous propose d’entamer la discussion dans les commentaires.

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Lucie CHOUPAUT

Lucie CHOUPAUT

Membre active de l'association eXperience, Lucie s'intéresse aux rapports entre GN et art. Ses goûts d'organisatrice et de joueuse la portent plus particulièrement vers des jeux expérimentaux d'ambiance contemporaine et réaliste.

94 réactions à Sur le casting en GN : discussions sur le réalisme

  1. A Hoog : En l’occurrence on accepte très bien des tas d’efforts d’abstraction dans tous les jeux, comme l’indique l’article de Lucie, celui-ci n’en est qu’un parmi d’autres et ne devrait pas être considéré de façon différente. C’est tout ce que je dis.

    A Cire : Tu choisis volontairement un exemple où le joueur ne remplit pas le contrat de ton GN imaginaire qui semble supposer de faire des efforts pour une illusion à 360°. Mais il faut considérer cette demande toutes choses égales par ailleurs. Ce que je dis c’est que si tu as 2 joueurs qui t’assurent qu’ils feront le taf nécessaire pour s’approprier un rôle (tant visuellement que dans l’attitude ou la psychologie), et que l’un d’entre eux pense pouvoir le faire avec un personnage d’un autre sexe, qui es-tu pour juger qu’il en est moins capable que le second.

  2. à Lila : non je ne me rend pas compte de ce qu’il y a de « pas bien » dans le fait de demander qu’un orga indique s’il est ouvert à la possibilité de rôle trans-genre. Mais quel monstre je suis ! Cette stigmatisation est une honte ! Mais c’est dans un soucis évident de bien être collectif : cela permet d’éviter que des gens aux pensées si pures et révolutionnaires soient salis par la présence d’énergumènes de mon espèce !

    à Vincent : oui, tu soulèves une question sacrément lourde : qui sommes nous pour nous permettre de trier les joueurs ?! C’est en effet une question récurrente autour des castings… Mais je le redis, le seul casting non stigmatisant c’est le tirage au sort. Je ne procède pas ainsi mais j’ai ouïe dire que certains le font. Et c’est très bien. Mais pour mon jeu j’en ai décidé autrement et c’est mon droit. Donc je trie, je stigmatise, je juge et je choisis de punir ceux qui pourront venir à mon jeu !

  3. Eh beh on est pas d’accord sur le fond, qu’est-ce que tu veux que je te dise.

    Pourquoi je trouve pas ça bien (c’est vrai que j’aurais pu l’expliquer) : prévenir attention, y’a potentiellement des trans sur mon jeu contribue à légitimer la posture « je suis pas à l’aise avec le fait qu’il y ait des trans ». Je n’aime pas ça, parce que pour moi cette posture n’est pas légitime.

    ça ne veut pas dire que je vomis tous les gens qui se sentent mal à l’aise avec ça. Ni même que je les exclues de mes jeux. Juste que je considère que c’est à eux de faire l’effort. Ou de ne pas jouer 🙂

    Mon propos a l’air très radical comme ça, mais en fait, je parle de formulation. Une personne qui cherche à jouer le jeu que j’organise sera au courant de ce genre de choses tout simplement parce que dans le questionnaire, il y aura une case « Voulez-vous jouer un personne dont l’expression de genre est différente de la vôtre ? »

    Donc, si on se pré-inscrit, on est prêt à accepter cette éventualité. Si ça se trouve, j’aurais que des non, et du coup toutes mes sessions verront des hommes jouer des hommes et des femmes jouer des femmes. Et c’est pas grave. Les gens que ça gênent s’inscriront en groupe de gens que ça gêne.

    Mon but n’est pas de culpabiliser, ou de mettre mal à l’aise des joueurs. Au contraire.

  4. Cire, le fait que ce soit ton droit de le faire n’en fait pas quelque chose que d’autres devraient approuver « par principe ». Ce que je disais dans mon message plus haut c’est que lorsqu’on fait ce choix qui est le tien, il faut avoir conscience qu’on peut potentiellement blesser des gens et ne pas faire l’autruche en disant que ce n’est qu’une « question de goût ».

    Hoog je me rends compte que ma réponse n’est pas très claire donc je développe. Actuellement en GN on fait tous des efforts d’abstraction, plus ou moins forts selon les jeux. Pour autant il est extrêmement rare que l’accès soit refusé à des joueurs parce que leur costume est un peu pourri ou parce qu’ils jouent mal. Et ce sont pourtant des choses qui obligent les autres à faire des efforts d’abstraction. La tendance est plutôt à donner des conseils aux gens pour qu’ils s’améliorent, qu’ils fassent des efforts et s’impliquent, et que tous ensemble nous faisions les GN les plus crédibles possibles (pour les jeux où l’objectif est de réduire le degré d’abstraction bien sûr). Pour ma part je trouve que c’est une bonne tendance, parce que c’est une position ouverte et bienveillante envers tous les participants. Et bien de la même façon, je pense que la position devrait être la même pour ceux qui souhaitent jouer un rôle d’un autre genre que le leur. Les accompagner dans cette démarche plutôt que leur interdire.

  5. « Blesser les gens »…
    Désolé, mais je ne vois, ni ne fais, pas de différence entre le joueur qui veut interpréter un personnage de sexe opposé et le joueur qui veut incarner un ninja-nécromant. Et, globalement, je parie que je suis capable d’appliquer au second tous vos arguments en faveur du premier. A l’exception de ceux tellement empreints de politiquement correct, bien sûr.
    Et merci à Hoog pour ton dernier message.

  6. Je ne suis pas sûr de bien comprendre ton analogie. Pour être exacte il faudrait qu’il y ait plusieurs rôles de Ninja nécromants sur ton jeu et que tu refuses à une partie de tes joueurs de jouer ces rôles parce qu’ils ne sont pas Ninja nécromants dans la vie ? 🙂

    Ou alors c’était juste une analogie absurde qui évitait soigneusement de répondre aux arguments de fond ?

  7. Tout à fait Lila. Même si sur le plan théorique on est inconciliable, je suis persuadé que dans une dimension pratique on peut être d’accord. Si je veux m’inscrire à ton jeu, le simple fait que tu poses la question indique que tu ouvres ton jeu à des interprétations transgenre. Donc sans stigmatiser qui que ce soit, tu donnes le choix et c’est très bien. Perso, si un jeu pose la question, c’est clair et j’arrête ma démarche de préinscription. Je crois que ta position me semble cohérente, honnête, et particulièrement ouverte.

    Je ne cherche à stigmatiser personne, je refuse seulement de me voir imposer par qui que ce soit ma manière d’appréhender le GN. Je laisse en paix ceux qui pratiquent le GN de la sorte. Je demande seulement qu’on arrête de culpabiliser ceux qui sont dans une autre approche, une autre démarche et que l’on communique de manière adaptée pour éviter les incompréhensions. Communiquer ne veut pas forcément dire stigmatiser. Et même si la communication est tacite, en ne formulant pas directement les choses mais en donnant les moyens de comprendre l’approche du jeu des orgas, comme tu le proposes, cela suffit pleinement.

    J’en connais un paquet des GNistes ! Je ne connais pas deux d’entre eux qui partagent exactement les mêmes visions, démarches ou valeurs. Et c’est toute la richesse de cette communauté. N’obligeons pas sous prétexte de penser plus juste, plus humain, plus moralement acceptable. Respectons cette pluralité d’approche et n’imposons pas une charte moralo-déontologique. Je comprends bien ce qui anime vos démarches. La finalité est louable. Mais je crois qu’il faut parfois se méfier de certains positionnements un peu extrêmes, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

  8. @ Vincent : oui, si une personne souhaite jouer de manière transgenre à mon petit jeu et qu’il n’a pas le choix et se voit imposer une approche plus « classique », ça peut lui faire de la peine. J’en suis désolé pour lui. Je suis aussi navré pour toutes les femmes enceintes, les mineurs, les claustros et épileptiques qui ne peuvent s’inscrire. Car mon jeu impose certaines contraintes à cause de certaines particularités (enfermement, flashs lumineux…). Mais je n’ai pas à m’excuser des impératifs conditionnés par mon approche du GN en général et de ce jeu en particulier.

  9. Pourquoi ?
    Toute est une question de légitimité perçue de la contrainte.
    A mon avis la majorité des gens percevront comme plus légitime une contrainte ayant pour objectif la sécurité des participants qu’une contrainte liée à une approche du GN. Ce qui n’empêche pas de discuter de cette légitimité d’ailleurs, comme nous le faisons ici.

  10. « Ah ! le vieux rêve des gens honnêtes : pouvoir tuer quelqu’un en état de légitime défense. » – Alphonse Allais

    Discuter de légitimité ? Pourquoi pas, mais je crois que la légitimité est bien moins objective que tu sembles le supposer. Elle est reliée à un système de valeur personnel et conjugué à celui d’une masse, à une histoire, une culture. La légitimité n’est pas si légitime au bout du compte…

  11. J’ai parlé de légitimité perçue, je n’ai jamais parlé d’objectivité.

  12. @Vincent. Eh bien non, raté ! La mauvaise foi rhétorique dont tu habilles ton discours te fait tomber à côté de la plaque. En passant, ça dessert ton propos et c’est dommage. Si je refuse une demande de joueur, qu’elle soit pour un personnage de ninja-nécromant ou un personnage trans-genre, c’est au nom de ma vision du jeu, du rendu « esthétique », du degré d’abstraction demandé, de la cohérence attendue. En tant qu’orga, c’est ma part de la création commune que de fixer un cadre, et de faire en sorte de le garantir pour les joueurs qui y adhèrent. Pourquoi ne pas inclure dans ce cadre la possibilité pour un joueur la possibilité d’incarner un personnage du sexe opposé ? Comme le disait Hoog, c’est une question de curseur, et je ne comprends toujours pas pourquoi toi et d’autres veulent culpabiliser celles et ceux qui ne veulent pas pousser le curseur à fond, et l’y maintenir.

  13. Je pense que discriminer des personnes par confort personnel (qu’il soit esthétique ou autre) est quelque chose que nous faisons tous à des degrés divers. Cela ne fait pas de nous des monstres, surtout dans le cas présent où la discrimination est relativement faible (encore que pour une personne transgenre dans la vie qui se verrait refuser l’accès à un rôle de son genre par souci esthétique, cette discrimination me paraît beaucoup moins faible).

    Ce qui me dérange par contre, c’est de venir légitimer cette discrimination en utilisant l’argument esthétique et en considérant que ça ne devrait poser aucun problème à personne.

  14. Je crois que nous avons du mal à nous comprendre… On ne légitime pas. C’est certains d’entre vous qui montrent du doigt une approche classico-archaïque en parlant de non légitimité. On a tenté de t’expliquer… en vain.
    L’argument n’est pas esthétique :
    L’immersion, l’illusion à 360° ne sont pas une fin en soi pour des questions esthétiques ! Ce sont des outils, des moyens pour atteindre un degré d’illusion renforçant/aidant/amplifiant l’entrée dans la psychologie d’un personnage et un rôle play vibrant.
    Si certaines personnes souhaitent faire du GN sans costume dans une salle des fêtes et s’imaginer 1000 et une choses, grand bien leur fasse. Pour ma part je ne souhaite pas jouer comme cela, je cherche à minimiser certaines abstractions. Point final. Je ne cherche pas à légitimer quoique ce soit. Après si ma position pose problème à autrui, j’en suis le premier navré. Mais je ne compte pas remettre en question mon approche du GN. Et je persiste à penser que cette manière insidieuse de forcer la main à autrui, de ne pas respecter la liberté d’autrui sous des prétextes moraux ou éthiques, c’est le début d’une démarche despotique.

  15. Fichtre ! Certains d’entre vous ont des exigences terriblement fortes avec eux-même et avec les GN qu’ils organisent.
    Ou des mots un peu forts pour les exprimer ?

    Sincèrement, je pense qu’il est accessible à tout orga de répondre à un/e joueur/se qui souhaite jouer un rôle d’un genre différent du sien. Que si il éprouve un malaise à ce que le rôle en question soit inversé en genre, il peut l’exprimer (par ce qu’on est pas obligé d’être à l’aise avec ce sujet) et qu’une discussion avec le/la joueur/se peut facilement le conforter dans un sens ou l’autre.
    Des articles comme celui de Lucie, des sessions de jeu inversées, …, peuvent avoir comme effet d’ouvrir aux yeux de tous ces possibilités d’inversion de genre … et d’aider des joueurs à aller vers des orgas pour affirmer leur envie et d’aider les orgas à accueillir ces envies.
    Mais faut pas non plus imaginer que c’est d’une modernité renversante. Depuis 15 ans de GN, des rôles à genre inversé j’en ai vu quelques uns, sans qu’il n’y ai eu besoin de formulations alambiquées sur les fiches d’inscription.

    Il me semble aussi qu’il y a en GN des multitudes d’erreur de casting possibles, autres que celles du genre. C’est légitime de tenter de limiter ces erreurs ou approximations. Si elles sont assumées, elles sont pas gênantes parce que le joueur et l’orga vont agir pour que le joueur et le personnage soient crédibles.
    Mais du coup, je comprends pas qu’on se focalise sur la question du genre en casting alors que celle de la taille, de l’aspect physique, de l’age apparent, de la couleur de peau, … peuvent être tout aussi importantes (ou futiles).

  16. « Des articles comme celui de Lucie, des sessions de jeu inversées, …, peuvent avoir comme effet d’ouvrir aux yeux de tous ces possibilités d’inversion de genre … et d’aider des joueurs à aller vers des orgas pour affirmer leur envie et d’aider les orgas à accueillir ces envies. »

    Et puis quoi encore ? Pourquoi vouloir imposer ses envies aux organisateurs ? Les associations ne sont pas des commercants qui vendent un produit au public, censé être vendu au plus grand nombre. Un Gn, c’est une organisation privée qui possède ses règles.

    TON GN = TES REGLES

  17. Sauf dans un systéme ou une association = des joueurs + des orgas
    Auquel cas, le GN et ses règles sont le produit de l’association

  18. « Un Gn, c’est une organisation privée qui possède ses règles. »
    Je doute en l’occurrence qu’une majorité des jeux /organisateurs ne se soient posés la question du cis-genre avant que des joueurs concernés ne leur posent la question. Il s’agira sans doute d’une découverte pour 95% des jeux où les joueurs concernés auront cette démarche.
    Et je doute que les joueurs concernés n’envisagent de venir (ou de s’imposer) sur un jeu où des orgas leur répondraient « Et puis quoi encore ? ».
    Si tu penses qu’un GN ne peut être « TON » GN et pas « N/VOTRE » GN, alors je pense que le soucis d’appréciation de la question vient avant tout de là.
    Un GN, ce n’est pas que quelque chose que l’on prépare dans son coin et qui est régit par les seules règles édictées par une organisation visionnaire. Ça peut aussi être la rencontre de gens, dans toute leur entièreté, avec leur envie et leur force. Si tu ne vois le joueur que par le prisme de TON jeu, tu ne vois plus que le personnage. Et là tu seras forcément déçu, car il ne sera pas costumé comme tu l’imaginais, il ne l’interpréteras pas comme tu l’imaginais, etc…

  19.  » Un GN, ce n’est pas que quelque chose que l’on prépare dans son coin et qui est régit par les seules règles édictées par une organisation visionnaire.  »

    Chaque Gn ( qui est je le répète de manière technique et légale un rassemblement PRIVE, à moins de l’ouvrir au public), possède son propre code de valeurs et règlement, issu tout simplement de ses créateurs.

    La création du Gn est donc le fait avant tout de ses organisateurs. Les participants viennent ensuite apporter leur concours, plus ou moins importants, selon encore une fois les organisateurs : il y a bien des organisateurs qui livrent des personnages clés en main, avec des indications strictes de jeu, sans aucune communication aux participants avant/pendant le jeu ; et d’autres donnant la possibilité aux participants d’influencer ( voir de changer) le jeu en lui même, ses valeurs. Et des déviances existent dans ce sens : on m’a parlé d’un jeu qui a du fourni 3 jours de bouffe végétariens à TOUTS les participants, car ils ont été forcé/pourri par un groupe de végé féroces… Ne trouves tu pas que dans ce cas, il n’y a pas un soucis ?

    La seule chose que je réclame, c’est le respect dû aux organisateurs : les participants à un jeu doivent comprendre qu’ils n’ont pas à imposer leurs envies ou forcer les organisateurs à tolérer des attitudes ou comportements.

  20. Juste rapidos sur la bouffe végétarienne pour tout le monde pendant trois jours : je ne vois pas le souci 🙂

  21. Si des organisateurs ont été « forcés » sur un GN à fournir de la nourriture végétarienne, j’aimerais bien savoir comment et de quel jeu on parle ici ? 🙂

    J’ai récemment organisé un jeu avec Leïla Teteau-Surel au sein de l’asso eXpérience avec 3 jours de bouffe végé. Si c’est ça dont on parle, je peux expliquer comment ça s’est passé.

  22. Non, c’était un autre jeu, un Gn Deadland il me semble.

    Hoog :
    – une minorité a imposé à la majorité
    – des gens qui arrivent à ‘forcer’ des orgas
    – des joueurs qui ont ‘souffert’ à cause du repas végétarien

    Ca te suffit pas comme soucis ?

  23. Ok, c’est pas bien de forcer les gens.
    Mais cet article n’impose rien.
    Demander à jouer quelqu’un d’un autre genre ce n’est pas comme forcer quelqu’un à manger un truc.
    Cet exemple et ces réactions sont assez curieuses je trouve.

  24. Moi une fois les orgas m’ont forcée à manger des épinards. C’est pas bon les épinards.

  25. Ne pas manger de viande sur un GN Deadland, je reconnais que c’est une faute de goût.

    C’est comme un GN Chicago où il n’y aura pas de whisky dans les fonds de tasse à café, ça ne se fait pas.

  26. Baptiste je te trouve à la limite de la mauvaise foi.
    Ces réactions légitimes font suite à des réflexions, certes qui ne sont pas de toi, mais qui apparaissent nettement sur ce débat (toujours aussi vivant je vois !). Vincent a écrit, entre autre :
    « Et pour ceux qui continuent de refuser (des orgas à des joueurs demandant de jouer un autre genre) face à quelqu’un qui leur fait la demande, alors oui je pense qu’à un moment il faut assumer le fait que l’on fait des choix qui font souffrir des gens (même si c’est léger) sans se cacher derrière une « question de goût ». »
    C’est une manière morale d’imposer. C’est un poids, une volonté de faire plier. Bref c’est une forme d’activisme. Il est donc légitime d’y répondre et de défendre une autre approche.

  27. Mais oui, défends le fait de refuser les trans et les GN sans viande, combats les militants LGBTQ+ végétaliens féroces qui veulent imposer leur vision du monde inclusive et écologique.

  28. Lila, tu t’approches du point Godwin… On arrive quand même dans une mise en oeuvre appliquée de http://cortecs.org/materiel/moisissures-argumentatives/
    Avec en plus un petit effet « mode » LGBT-vegan… Parce que je n’ai pas vraiment vu de débat concernant, par exemple, les handicapés et le GN.

  29. Juste concernant le cas très précis du GN Deadlands où tout le monde a mangé végétarien pendant trois jours :
    Si la bouffe était végétarienne, c’est que les orgas l’ont accepté (sans doute pour des questions de simplicité). Je ne vois pas en quoi en les a forcé. Ils avaient toujours le pouvoir de dire « non ». Ou alors ce ne sont plus les orgas ^^
    Et dire que les joueurs non-végétariens ont souffert parce qu’il n’y avait pas de viande dans la nourriture, c’est loufoque :). A moins qu’ils se soient spécifiquement inscrits à un GN BBQ ?
    PS : Je précise que je ne suis pas végétarien ^^

  30. Cire je pense qu’il y a méprise. Si tu me relis tu verras que je ne cherche pas à imposer. Je veux que les gens qui font de la discrimination l’assument et ne revendiquent pas leur position en parlant de goût pour légitimer leur position.
    C’est très différent.

  31. @Moz : pour te répondre sur la question du handicap. Effectivement la question du casting d’un joueur en fauteuil pour jouer un personnage écrit comme valide par exemple, n’est pas évoquée dans l’article (à tort), mais pour moi cela participe de la même réflexion. Tu peux donc considérer que je l’y ajoute. 😉

  32. @Moz : tu veux dire comme quand tu dis à Léa un peu plus haut « ravis de savoir qu’on est des gros fachos ? » 🙂 Oui, viens on fait un concours.

    Ah non t’as trop d’avance déso 😉

  33. @Lucie. A la réflexion, c’est mieux que tu n’aies pas parlé des handicapés, parce que ça aurait induit des notions de logistique et d’accessibilité, ce qui aurait (encore plus) brouillé le débat.

    @Lila : c’est celle qui dit qui y est.

    @ Vincent : je crois qu’il y a quand même un gros mélange entre les gens qui veulent jouer trans parce qu’ils se sentent mal dans leur peau, et ceux qui veulent jouer un personnage d’un autre sexe parce que c’est une expérience de jeu comme les autres.

    Dans le premier cas, honnêtement, je ne demanderais pas un « certificat de sexe » si je tombe sur un joueur plus ou moins androgyne. Un joueur s’inscrit avec une certaine identité déclarée, est casté en fonction, et basta. Et peu importe si ma princesse a une pomme d’adam.

    Là où le goût et le droit au design reprennent leurs droits, c’est dans le 2ème cas. Passons sur l’exemple du ninja, mais si j’estime que Machin ne sera pas crédible en fille sur mon jeu, ce n’est pas de la discrimination, tout comme si j’estime que Truc ne sera pas crédible en Don Juan, en fin diplomate ou en brute épaisse.

  34. Je pense que refuser l’accès à quelque chose à quelqu’un en raison de son sexe ou de son apparence physique de façon plus générale est un processus discriminatoire. Alors on est bien d’accord que refuser l’accès à un role est moins problématique que refuser l’accès à un jeu en entier qui est lui même moins problématique que refuser l’accès à un logement ou un travail dans la « vraie vie ». Mais à mon avis ça reste un processus semblable, même si exprimé à un degré moindre. Et je suis d’accord que la discrimination est la même pour d’autres types de rôles, ce qui n’est pas moins problématique à mon sens. Sauf que je constate comme Lucie dans son article qu’il y a plein de critères pour lesquels les orgas se posent moins de questions et acceptent facilement des personnes dans des rôles alors qu’ils ne seront sans doute pas plus crédibles.

  35. « Je pense que refuser l’accès à quelque chose à quelqu’un en raison de son sexe ou de son apparence physique de façon plus générale est un processus discriminatoire. »

    Ouaip, alors je fais plein de discriminations ! Et après ? C’est grave ?

  36. C’est cool de voir autant de gens motivés !

    En vous lisant, je vois quand même une chose ressortir : une note d’intention est plus que jamais indispensable dans la stratégie de communication de n’importe quelle équipe d’organisation, afin de clarifier ce genre de détails certes logistiques mais avant tout politiques. Parce que vous le savez bien, hein, tout est politique 😉

    Au plaisir d’en discuter avec vous aux GNiales Toulouse 2016 (je sens que je vais m’éclater sur la programmation ^^)

  37. Je suis tout à fait d’accord avec toi avec la note d’intention .
    Cest une mesure que j’applique désormais sur mes jeux .
    Mais malgré cette note que j’ai publié, j’ai du faire face à un flot de soucis, notamment sur la prise en charge de la nourriture : j’ai été la cible de tentatives de forçage de prise en charge d’une nourriture végétarienne
    .
    Le soucis vient du fait que je n’avais pas précisé assez ma note d’intention : est on donc condamne à écrire des notes d’intention faisant des pages entière, rédigée par un avocat et ressemblant a un contrat d’assurance ou un mode d’emploi Ikea traduit en différentes langues, afin d’éviter d’être la cible de petits malins qui en voit les failles ?

  38. haha elle est bien bonne celle-là, des végés qui ont imposé une bouffe VG sur un GN, forçant les orgas à le faire…
    et bien, si cela est vrai, j’espère que cette bande de végés terroristes sévira de nouveau…
    que pensez-vous du cas inverse, où sur une feuille d’inscription, je précise que je suis VG et que comme repas c’est sanglier et rien d’autre de prévu pour les VG, ceux qui ne mangent pas de porc etc… ?
    Il y a une bonne dizaine d’années de cela je participais à des réunions dans le milieu associatif, et très souvent, dans des pays comme l’Autriche, l’Allemagne, les pays du nord, la nourriture végé étaient LA nourriture normale, qui était LA BASE pour contenter tout le monde. Mais c’est sûr, en France on est autosatisfait et prendre modèle sur des pratiques d’autres pays, c’est quelquechose de souvent inconcevable. C’est pour cela que très souvent, les français seront perçus comme étant des gaulois attardés (que ce soit dans le domaine de la bouffe, l’écologie, la question du genre, les minorités etc etc…)

  39. Etre végétarien est un choix de vie. Le régime qui en découle n’est ni plus ni moins respectable que les régimes dictés par les religions, et ce choix, majoritaire ou minoritaire, ne doit pas dicter la norme pour l’ensemble.

    Maintenant, on peut faire preuve d’un peu d’empathie. Par exemple mettre en place une certaine variété qui fait que le veggie ne se retrouvera pas avec une assiette de haricots verts cuits à l’eau alors que les autres font un festin.

    En ce qui me concerne, sur mon jeu actuel, je ne demande pas dans le formulaire d’inscription (et je m’en tape) les choix alimentaires des gens. Par contre, avec la complicité de mes adorables cuistots, nous proposons suffisamment de choses différentes pour que tous se régalent. Ce qui nous permet de faire des efforts pour ceux dont le régime est lié à un souci de santé (gluten, cortisone, diverses allergies…)

  40. « C’est pour cela que très souvent, les français seront perçus comme étant des gaulois attardés »

    Ils ne sont perçus comme cela que dans ton esprit ! L’autoflagellation étant une spécialité des gens comme toi et de cette sphère « bobo pensée bien pensante » . Au lieu de rester dans ta sphère « nordique », je t’invite à ouvrir ton champs de vision au reste du monde : tu verras que les théories que tu develippes ne sont pas partagées ( Amérique, Amériques du sud, Afrique et Asie ). Le reste du monde est donc aussi attardée que nous !!!

    Concernant les vege terroristes, je pointe encore une fois la volonté d’imposer un point de vue d’une minorité face à la majorité et en plus d’imposer aux orgas . On pourrait très bien pensée à l’alcool par exemple : si un orga interdit l’alcool, tu en ramènerai sur son événement ?

  41. ne t’inquiète pas sur mon champ de vision du monde, j’ai voyagé et bossé sur 4 continents et j’ai un petit aperçu… ça n’est pas une question de minorité contre majorité, et de toutes façons une minorité est par définition, opprimée, sauf lorsque l’on parle par exemple de la minorité des ultra-riches qui eux contrôlent tout. La question est une question de respect, quand une majorité de gens sans éthique se moquent et se foutent d’une minorité qui ont fait des choix pour de bonnes raisons que la majorité ne veut pas entendre. Simplement qu’ils ne veulent pas être enmerdés. Manger végé pour un non-végé n’est pas comparable au schéma inverse qui est tout simplement immoral. Impossibilité morale contre un « enmerdement ». C’est ça l’énorme différence. Mais bon, « on s’en tape »… n’est-ce-pas…

  42. Dans un sens je te suis complètement : je ne suis pas contre les végétariens . Je respecte complètement, au même contraire que ceux mangent pas de porc.

    Je suis même contre toute stigmatisation volontaire : je ne me suis jamais foutu des végétariens.

    Mais comme on dit : à Rome, fais comme les Romains ! 😉

  43. Taulemesse : essaye de lire un peu plus attentivement les posts des autres. Comme je l’ai écrit, si je me tape de savoir si mes joueurs sont végétariens ou non, c’est parce que j’ai prévu un menu à même de convenir autant à eux qu’aux omnivores. Après, en effet, s’il y en a qui ne supportent pas que des voisins de table mangent de la viande, je ne peux rien pour eux…

  44. Tout est affaire de communication et de contrat initial (ouille, je commence à parler comme Hoog…). Chaque orga fixe des règles, un état d’esprit, une vision de jeu mais aussi une approche pouvant dépasser le simple aspect du jeu.
    J’ai vu des GN végétariens, des GN qui acceptent le transgenre, d’autres qui interdisent la consommation d’alcool… j’ai vu également des huis-clos interdisant la cigarette car le jeu était cloisonné en intérieur avec impossibilité de fumer. Si un orga veut imposer le naturisme, l’usage exclusif de l’occitan et du breton et un régime alimentaire basé autour de la consommation d’insecte pourquoi pas ! La seule chose que je demande, c’est que cette approche soit clairement exprimée sur la présentation de l’évènement. Nous avons tous nos limites, nos opinions, nos points de vu sur le GN. Chacun est libre d’y souscrire ou non.
    Ce qui devient délicat ce sont les nons dits, les fausses évidences : on croit que le référentiel, à tort, est le même pour tous : sur la présentation de mon jeu je ne précise pas que les rôles sont attribués en fonction du sexe mais aussi de l’âge et de certaines dimensions physiques (que certains donneurs de leçon verront comme discriminatoires), je ne précise pas non plus qu’il est possible de fumer, consommer de l’alcool, que les végétariens et les viandards trouveront de quoi se satisfaire etc. C’est un tort mais il devient délicat et fastidieux de balayer tous ces aspects.
    De plus, malgré cette communication, je me rends compte qu’il est difficile d’imposer certains aspects. Par exemple je déteste les hors jeux et mes règles de jeu le précisent, pourtant je sais que la chose a pu se pratiquer sur mes jeux (rarement devant moi, comme quoi le message est passé mais en parti seulement). C’est aussi la limite de la démarche de communication.
    Bref si un jeu proscrit l’usage de tabac, d’alcool, autorise le trans-genre, ne fait aucun effort de casting, est exclusivement végétarien, n’utilise pas l’environnement immersif en demandant une abstraction permanente, je serais mécontent de l’apprendre en arrivant sur le jeu… Certes cela suppose une norme de départ, un référentiel, plutôt classique que certains peuvent percevoir comme insupportable.

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