Guide d’écriture de front

Publié le lundi 29 septembre 2014 dans Bien débuter en GN

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Aujourd’hui le site d’Electro-GN s’enrichit d’un nouveau guide.

Il s’agit d’une méthode de scénarisation de GN par « front », que nous propose Christophe Breysse. Les adeptes de jeu de rôles sur table reconnaîtront une technique utilisée notamment dans des jeux comme Dungeon World.

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Le principe de cette méthode est de poser un environnement dans lequel vont évoluer les personnages joueurs, en se concentrant sur les actions et motivations des personnages non joueurs. Il s’agit d’une méthode très utile pour scénariser des jeux dans lesquels la création de personnage est laissée aux joueurs.

Elle permet la création d’univers et de scénarios très cohérents et immersifs, dans lesquels les joueurs vont devoir être actifs pour influencer le cours des événements.

Vous pouvez retrouver ce guide sur la page dédiée.

13 réactions à Guide d’écriture de front

  1. Mhh, article intéressant même s’il est ancré sur une version très traditionnelle du gn (ou les gentils gentils pj viennent sauver le monde du méchants méchants)
    La plus grande faiblesse de ce modèle, c’est que la partie destin est insuffisante, l’auteur n’arrête d’ailleurs pas de le souligner. Il suggère l’improvisation pour remédier à ce qui n’est pas prévu par la résolution du front. Et il ne tient pas compte du fait que la résolution du front n’est pas toujours en mode binaire réussi/raté. C’est pour moi un risque de pondre une solution peu pertinente à des issues prévisibles. Il est préférable à mon humble avis d’opter pour une trame de destinée à multi embranchement, ce qui permet de mieux anticiper avant plutôt que de devoir se retourner sur le tas. Ça demande par contre beaucoup plus de travail de scénarisation.
    Dans l’exemple du Fils du méchant méchant, un orga doit prévoir deux issues au front, un dans le cas ou le fils et mort et un autre ou il survit. C’est un bon début, mais cela reste encore insuffisant, pour bien faire il vaut mieux créer un troisième et un quatrième front au cas ou le fils est capturé ou si la fille du gentil gentil meurs) Et encore, je vois encore des autres possibilités de résolutions de la part des pj encore plus improbables ^^ (séduire et partir avec la fille du gentil gentil, la kidnapper, etc) Cela va beaucoup plus loin que la solution proposée par l’auteur qui est une simple remise sur les rails du scénario par rapport au front de base. Ca peut fonctionner mais dans certains cas, les joueurs verront trop les « fils » de l’orga.
    Qu’en pensez-vous ?

  2. J’ai beau avoir lu en diagonale, je suis toujours pas convaincu par le fait de pouvoir qualifier un GN de « scénarisé » à partir du moment où les orgas n’écrivent pas les rôles.
    Je vois bien tout le délire intéressant du front et des intervenants extérieurs, mais ça reste léger.

  3. Bab, une aventure peut être mu uniquement par l’intrigue.

    Ex: Si je fais un gn ou les pj sont des rescapés d’un crash d’avion sur une île déserte, peut importe leurs personnage, ils seront confronté à la découverte d’une terre inconnue et devront oeuvrer pour leur survie.

    L’orga peut également prendre les back écrit par les joueurs et les intégrer à l’histoire, voir leur construire une histoire sur mesure. C’est finalement ce que font la plupart des mj de jdr sur table.

  4. Tilleul : Et dans ton exemple le GN n’est pas plus intéressant si l’avion crashé effectue son premier vol et a été volontairement saboté par la compagnie car plusieurs pontes de différentes multinationales sont à bord et qu’il y’a une lutte d’intérêt entre différents groupes de passagers, que plusieurs d’entre eux se connaissent et on déjà eu des relations auparavant ? Que parmi les stewarts se trouvent des flics au courant du complot ? Que des hommes clés aient péri dans l’accident et pas d’autre ? Comment tu peux faire tout ça sans écrire de rôle ? Tes joueurs auront exactement la même expérience de la survie, ils auront juste des trucs à se raconter pendant 36 H et une intrigue fouillée à démêler en plus. Je dis pas que ce guide est incompatible avec l’organisation d’un GN, simplement qu’il est DOMMAGE de se limiter à ça, pour les orgas comme pour les joueurs.

    Et ici on ne parle pas de jdr sur table mais bien d’organiser un weekend avec 50 ou 60 bonhommes qui investissent beaucoup de temps et d’argent dedans.

  5. Amusant cet exemple parce que justement dans un jeu où j’ai envie de jouer la survie après un crash d’avion, je préfère très largement un jeu où il n’y a pas tout ce que tu décris là Bab. Créer ce genre de relations et d’intrigues vient à mon avis complètement biaiser l’expérience de jeu qu’on pourrait avoir avec des personnages qui ne se connaissent pas entre eux.

    Alors je ne dis pas que ça ne peut pas faire un jeu intéressant, hein, mais c’est clairement une question de goût et de ce qu’on a envie de jouer. Pour ma part autant je pourrais m’inscrire à un jeu survivaliste avec crash d’avion entre parfaits inconnus, autant je fuirais comme la peste le jeu que tu décris.

  6. Vincent +1

  7. +2 Vincent 😉

    Parfois jouer des personnes ordinaires ayant mené une vie sans histoire extraordinaire, ça fait du bien. Beaucoup de joueurs ont d’ailleur du mal avec ça, ayant été habitué à jouer des personnes bigarrées ayant de sombres secrets ou un lourd passés. Ca en devient presque caricatural des fois, on se croirait dans une télénovelas ^^

    C’est dommage d’ailleur car jouer des gens ‘sans histoire » est plutot conseillé dans tout gn fantastique car cela renforce le basculement du quotidien vers l’étrange. (C’est d’ailleur l’essence même du genre « fantastique »)

    Et il ne faut pas croire que les joueurs ne proposent pas dans leurs background de quoi créer des intrigues, c’est souvent l’inverse en fait.

    Pour la qualité, c’est à géométrie très variable, c’est pour cela que je préfère en tant qu’orga créer/remanier le background avec le joueur via mail/skype ou chat. Cela prend du temps mais les joueurs sont très demandeur et cela apporte une plus value au jeu. (C’est mon prégn à moi ^^)

    A noter que pour mois la création de perso par les joueurs et l’utilisation de prétirés sont complémentaires, les deux systèmes ont leur avantages et inconvénients et seront plus ou moins adaptés en fonction du jeu prévu.

    Bon, revenons sur le front ^^

  8. Même si elle concerne des GNs d’un style extrêmement daté, la méthode est intéressante. Elle devrait être d’ailleurs obligatoire pour tous les orgas qui, sous prétexte de faire un GN scénarisé, rassemblent 100 joueurs dans un champ avec quelques tentes, trois intrigues pseudo diplomatiques et deux monstres errants.
    Du bon GN d’aventure.
    Un risque néanmoins dans les personnages écrits par les joueurs : le fait que justement, ils se créent des tonnes d’intrigues persos qui les fassent se désintéresser des fronts. (Faites pas chier avec l’attaque du chaos, je suis en train de vendre une dague)

  9. (Faites pas chier avec l’attaque du chaos, je suis en train de vendre une dague)
    j’ai ri.

  10. « Pour la qualité, c’est à géométrie très variable, c’est pour cela que je préfère en tant qu’orga créer/remanier le background avec le joueur via mail/skype ou chat. Cela prend du temps mais les joueurs sont très demandeur et cela apporte une plus value au jeu. (C’est mon prégn à moi ^^) »

    Totalement d’accord avec Tilleul

    Cette méthode reste une base solide pour toute jeune équipe d’orgas qui débute et souhaite proposer un GN intéressant sans trop savoir comment faire.

    MoZ a raison, une équipe qui s’inspire de cette méthode pour son premier jeu s’en sortira mieux avec que sans.

  11. Le gros inconvénient de cette méthode, selon moi, c est de tomber dans une cituation où des joueurs incarne toujours le même perso suivant le gn, et peut etre même toujours avec le même nom (comme certain le font en jdr sur table).

    De même, on peut tomber sur le même gros travers que l on retrouve dans les semi réel vampire par exemple : l appropriation du personnage. Le perso n appartiens plus a l histoire mais au joueur. Ainsi, alors que le personnage clash complètement avec le jeu, parfois au détriment de tous, le joueur aura toujours la reponse magique : « mon perso reagirait jamais comme ça. Je le sait, c est moi qui l ai écrit. « 

  12. La est toute la question du contrat social qu’implique un gn, si le joueur à envie d’une power fantasy régressive et que cela colle avec ce que propose l’orga et les aspirations des autres joueurs, pourquoi pas.

    Dans la méthode que je propose, l’orga aura la possibilité de dire non au joueur et de l’orienté vers quelquechose de plus intéressant ou qui correspond plus à sa vision, tel un bon mj. (Par exemple,dans la feu camarilla Bruxelloise, l’orga disait clairement non aux archétypes trop excentriques/stéréotypés et créait le perso avec le joueur autour d’une table)

  13. Ces inconvénients sont pour moi liés au fait de laisser les joueurs faire ce qu’il veulent lorsqu’ils créent leur personnage, mais ne sont pas liés directement à cette méthode.

    Cette méthode n’aborde effectivement pas la création de personnages parce qu’elle prend un point de départ différent, mais je ne vois pas pourquoi elle impliquerait nécessairement de laisser les joueurs créer n’importe quoi pour tomber dans les travers cités. J’ajouterai que dans l’absolu rien n’empêche de combiner cette méthode avec une création de personnages par les organisateurs.

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