Martialarp, la philosophie martiale du GN !

Publié le vendredi 20 juin 2014 dans Actualités du GN

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Un individu qui triche doit être brisé “hors jeu”

 

J’ai entendu parler de ça il y a environ un mois, via l’excellent forum inter asso www.murder-party.org, où je vais pour être au courant de tout avant tout le monde. Sur le coup je me souviens avoir pensé : Mais ces gens sont fous !

Le projet est à la fois simple et difficile à appréhender pour moi et ma culture de jeu. Martialarp c’est d’abord une chaine youtube avec deux émissions par semaine (Ouais quand même) sur des techniques d’armes ludiques. Depuis peu, c’est aussi une boutique d’armes en ligne, et un manifeste !

 

Punaise, après avoir découvert les vidéos, lisez ce manifeste, c’est incroyable !

http://martialarp.com/manifeste

 

Que ce soit votre culture ou pas, vous allez prendre un pied monstrueux à découvrir les vidéos. Je vous conseille de commencer par la vidéo sobrement intitulée : « Comment battre les tricheurs ? » ou, comme je m’amuse à l’appeler « Comment briser le moral d’un enfant pour qu’il se considère comme mort !». Pensez à un gros tricheur que vous avez vu à plusieurs reprises, avant de regarder la vidéo, ça aide.

On avait jusque-là vu le web et les manifestes surtout utilisés pour la théorie, l’écriture de jeu, mais désormais les aficionados de la baston ont aussi le leur. Et vous savez quoi ? Je trouve ça génial. Déjà parce que je trouve ça complètement dingue que des gens s’entraînent à ce point à se battre avec une épée en mousse, mais surtout parce que ces gens ont une chance d’augmenter sérieusement le niveau (des combats, mais aussi du respect des règles en général).

Martialarp recherche, au Québec, mais aussi dans le monde entier, une vision sportive unifiée. Les animateurs des émissions mettent en avant leur curriculum dans ce sens. Miakim, par exemple est « l’heureux » qui fut champion du tournoi de GN «Gladiamort» des Terres de Bélénos deux années de suite en plus d’être enseignant de combat récréatif auprès des jeunes de sa municipalité.

On peut donc espérer voire des jeux annoncer demain clairement que la vision des combats est sportive et établir des règles et des arbitrages dans ce sens. Et on peut aussi espérer que les jeux qui ne se revendiquent pas de cette école proposeront leur propre manifeste, avec une vision différente. Bref, un premier manifeste et une initiative de ce genre me semble être un pas énorme pour tout le monde, que ce soit votre came ou pas.

Enfin, l’entreprise Martialarp, en tant que « courant martial », vise à faire de la recherche après des différents groupes de combat gravitant autour de  la communauté médiévale, en français et en anglais, alors j’imagine que le projet peut grossir et s’élargir pour proposer différentes visions, différents styles, différentes écoles.

Je vous laisse avec quelques liens pour découvrir cet ovni absolument dément. La qualité des vidéos est vraiment top, alors bonne chance à eux.

 

Site : www.martialarp.com

FB : https://www.facebook.com/pages/Twin-Blade/142066355837852?ref=hl

YouTube : https://www.youtube.com/user/GenerationGamingca

3 réactions à Martialarp, la philosophie martiale du GN !

  1. La performance, ou d’autres valeurs défendues à Martialarp (briser des gens hors-jeu), n’entrent elles pas en contrindication avec l’exercice habituel de notre activité ?

    Je ne suis pas capable de dire ce qu’est le GN. Mais j’aurais tendance à croire que ça n’en est pas.

    Le “RP” de “LARP” n’est pas anecdotique. S’il s’agissait de nous apprendre à nous battre “comme” le ferait un personnage ou un archétype de personnage, je crierais au génie. Mais là il s’agit de nous apprendre à gagner, à dominer, à prendre le dessus.

    Nous ferions mieux d’apprendre à apprécier perdre, à vivre le combat en sachant qu’on va être vaincu ou d’animer notre corps pour incarner vraiment la stature d’un guerrier, plutôt que de promouvoir l’idée qu’il est utile de savoir se battre.

    Je classe donc personnellement MartiaLarp dans la case “sport”.

  2. Je trouve au contraire que ça renvoie à des situations que nous avons tous connues, ou que nous pouvons tous connaitre.

    En GN les tricheurs ont toujours l’ascendant psychologique. Face à un gars qui a décidé de ne pas se coucher, on a généralement tendance à passer hors jeu, éventuellement en s’énervant.

    Dommage que cela implique d’être un tueur en twin blade 🙂 La prochaine fois, j’appellerai mon grand frère.

  3. Je ne peux pas donner de nom, mais depuis que j’ai suivi le conseil du début de l’article (imaginez un GROS tricheur – oui, celui-là, qui ne tombe jamais – en face d’un MartiLarp-iste), j’ai de l’affection pour ces types.

    Blague à part : comme Baptiste, et malgré une réaction initiale plutôt affolée, je trouve ça cool que ces mecs existent. Enfin, toutes proportions gardées. Ils incarnent une approche du GN avant tout ludiste. Si j’étais naïf, je dirais qu’ils ne cherchent pas à GAGNER à tout prix, mais plutôt à mettre toutes les chances de leur côté en s’améliorant. Ce qui suppose une vision du jeu assez égalitaire, où l’équité des chances de chaque joueur serait garantie par les règles (puisque c’est par un entraînement extérieur au jeu, au perso et aux règles que l’amélioration de leurs chances pourrait survenir). Evidemment, je prends beaucoup de pincettes et j’interprète peut-être un peu trop positivement le manifeste et ses corollaires. N’empêche que, placer la baston de GN sous le signe du sport, si ça n’est pas une réponse universelle, est une voie intéressante. Le sport a des vertus authentiques dont l’immixtion dans la baston de GN pourrait faire beaucoup de bien au GN. Si la prévalence d’un ressort compétitif est explicite avant le jeu, pour chaque participant ; si les limites de cette compétition sont elles aussi définies et conventionnelles, je trouverais même souvent plus sain de croiser davantage authentiques compétiteurs en matière de baston de GN. Provoc on / ça nous changerait des geeks incompétents, des maladroits qu’on n’a pas le droit de taper à cause de leur(s) entorse / lunettes / souffle au coeur ou encore des petits mytho qui ont des gros persos et ne supportent pas qu’on les érafle “contre le cours du jeu” – ou du film qu’ils se font dans leur tête.

    Au-delà de la provoc, l’existence de cette voie là invite en effet à penser à d’autres voies. A l’image du JDR Ambre, un classement / rang des personnages combattants, tout à fait explicite. A moins d’amener des circonstances particulières, le résultat de chaque combat est connu d’avance et l’on peut dès lors se concentrer sur les à-côtés : esthétique, interprétation. Curieusement, je suis sûr que l’on trouvera autant de détracteurs de cette voie que de celle proposée par MartiaLarp 🙂

    Je crois aussi que la représentation et la mise en scène de la violence sont très banalisées dans l’univers du GN (à quelques rares exceptions). Sans doute pour des raisons “historiques” càd un héritage JDR / med-fantasy (dans Sword & Sorcery, il y a Sword aussi) et parce que le média GN est un pourvoyeur de sensations autrement plus pêchues que le jeu de table quand il s’agit de se tarter entre amis, le tout presque sans aucun risque. Avant de choisir un kit de règles de combat, avant de trancher entre compétition (G), drame (N) et cohérence (S), se poser la question de la fonction de la violence dans un jeu donné me paraît un préalable indispensable. Imaginons un GN qui se tiendrait dans un univers rude où les coups pleuvent, les combats sont rapides, et sanglants, où le destin de chaque combattant tient plus de son acharnement, de sa volonté de survivre et de sa capacité à achever vite son adversaire (au hasard, Trône de Fer ?), baser les règles de combat sur un pur ressort compétitif me paraît adapté. Ce sera moche, mais dans un univers comme celui-là, la guerre est moche.

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