Retour sur le quota, un gn marquant

Publié le lundi 6 janvier 2020 dans Critiques de GN,Slide

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(Ce texte sera écrit au féminin inclusif, ce qui selon moi accepte mieux les identités de genre habituellement minorisées ou exclues.)

Avant propos

Il y a encore pas très longtemps, j’étais une gniste de salon comme on dit. La compagnie d’autres être humains ayant toujours été compliquée pour moi, j’aimais le fait de pouvoir figer mes expériences dans un temps et un espace limité entrecoupé de dégustation de trucs gras et parfois alcoolisés. Les gns auxquels je jouais étaient courts, avec une proposition assez resserrée et les personnes avec qui je partageais ces instants étaient soi connus, soit recommandés par des gens en qui j’avais toute confiance. Poussée par la curiosité et enthousiasmée par une proposition atypique, j’ai ressenti un appel très fort en entendant parler d’un jeu qui devait être organisé bientôt : “Le Quota”. Explorer la vie de réfugiées françaises fuyant une société fascisante déchirée par des difficultés économiques et climatiques et rêvant d’une nouvelle république bretonne comme espoir d’un ultime refuge. Dans un premier temps j’ai préféré ne pas m’y inscrire, n’aimant pas le coté “safari” qui pouvait ressortir de la proposition de ce gn. Et puis finalement, la peur de regretter une expérience si singulière a fini par prendre le dessus. Et je me suis dis : “pourquoi pas” ?

Le Quota, une expérience atypique

Le 18 juillet dernier, je me pointais donc à Ascoux, en pleine campagne, pour intégrer ce grandeur nature qui est un peu, à bien des égards, une première fois. C’est marrant les premières fois. La première fois qu’on part en voyage scolaire, le premier sandwich au nutella, le premier baiser, la première fois que ta banquière te harcèle au téléphone, ta première éjac faciale, ton premier deuil, ta première épilation des aisselles… 

Bref c’est toujours un peu spé. On se sent souvent paumée, y’a la barre de stress qui te dévore le ventre, c’est parfois génial ou terrifiant, douloureux ou orgasmique, mais on va dire que généralement ça te change et tu sors toujours un peu cotonneuse de ces expériences. Pour vous simplifier la tâche on va dire qu’après ce gn j’ai un peu la sensation d’être un gros rouleau de coton.

“Le Quota” aura donc été mon premier gn sur plusieurs jours, mon premier gn avec autant de monde, mon premier gn avec que des gens que je connais pas et sûrement le premier gn où j’incarne un personnage aussi proche de moi. C’est un gn qui parle de migration, du fait de devoir se trouver dans une situation où on doit quitter ce qu’on connaît, ce qu’on aime et toute les choses qui ont fait nos vies. À titre personnel, je n’ai jamais été migrante et je connais pas grand-chose des mouvements migratoires dans le monde et c’est dans ces bottes là que j’ai abordé l’expérience. Dans ce gn, j’incarnais une activiste lesbienne qui a perdu son taff car elle se prostituait et qui a subi une agression violente qui l’a fait tout quitter : famille, maison, argent, amis, réseaux militants. En tant que personne transféminine, non binaire, pansexuelle, militante et ancienne travailleuse du sexe, en tant que personne soumise à tout un tas d’injonctions violentes et ayant un rapport étroit aux vécus traumatiques, c’était une sacré prise de risque pour moi d’aborder un tel personnage. Mais quelque part, pour moi, c’était une manière de payer mon droit d’entrée sur ce gn. Nous allions mettre en scène, quelque part, la violence subie par d’autres et pour moi c’était une marque de respect de mettre en jeu les violences que j’ai pu vivre ou que je peux encore subir dans la balance.

À bien y réfléchir, “Le Quota” n’est pas une expérience très riche en événements ni en rebondissements. Ça va plutôt nous parler d’ennui, de fatigue, de découragement et d’amitiés tissées entre deux claquements de portes. On commence déjà le gn dans des circonstances particulières puisque l’on fuit une France qui devient anxiogène et dangereuse pour nous. Parce qu’on a pas la bonne orientation sexuelle, pas la bonne couleur de peau, pas les bons parents, parce qu’on est pauvre, parce que de manière générale nos croyances ou nos idéaux n’ont plus droit de cité ici ou juste parce que l’on déplait à une autorité grandissante qui s’est propagée en se construisant des boucs émissaires. 

Photo : Joram

 

Nous fuyons donc un monde qui nous est devenu irrespirable pour rejoindre une Bretagne libre et indépendante, réceptacle de tous les rêves. Point de passage obligé pour nous : le centre de détention “La Baconnière” où nos personnages seront évalués afin de savoir si elles seront dignes d’être accueillies en république fédérale de bretagne, si elles feront parti du “quota” qui aura la chance de passer la frontière.

Comme je le disais plus haut, j’avais vraiment très peur d’une expérience avec un gros effet tourisme où on va prendre un sujet de société un peu dur pour aller chercher une intensité dramatique, histoire de se changer les idées après une semaine chargée. J’avais aussi peur d’être juste dans une expérience masochiste où on joue à se faire mal. Mais assez rapidement mes peurs se sont écartées. Il est incontestable que je me suis sentie très mal en vivant les situations qu’on me proposait, mais à aucun moment tout cela n’a été esthétisé. Rien n’est joli, rien n’est beau, tout est cruellement anodin et réel.

Non… Non je ne peux pas dire ça. Soyons honnête avec nous-mêmes, ou en tout cas essayons de l’être même si c’est difficile. Certes le cadre s’inscrit dans une horreur quotidienne assez inhabituelle. Je le concède et le constate. Mais rien n’est esthétisé, je n’en suis pas sûre. La tentation est toujours tellement forte dans des jeux basés sur les interactions entre personnages joueuses de faire briller et faire brûler nos personnages. Nos personnages ont eu beaucoup d’histoires entre eux :  relations amoureuses, destin familial, sexualités, querelles anciennes, trahison, désir de protection… Peut-être aussi que ce goût de la dramaturgie a été notre transport, notre véhicule pour encaisser ce gn. Peut-être que ce n’étais pas très élégant au final mais peut-être n’avons nous juste, pour un grand nombre d’entre nous en tout cas, pas su, pas pu faire autrement.

Le Quota, un cadre étrange et intriguant 

Alors oui nous n’avons sûrement pas échappé aux sirènes du jeu émotionnel. Pourtant je tiens à souligner plein d’éléments de cadre, plus ou moins discret, qui nous ont amené à apporter beaucoup de pudeur dans nos interprétations respectives. Je dois également préciser que le jeu étant organisé en partenariat avec médecins sans frontières, cela a contribué à nous mettre en confiance avec ces éléments de cadre. 

Le premier élément de cadre de ce jeu et qui à mon avis est très réussi, c’est la présence des gardiennes chargées de nous surveiller et d’organiser nos journées. Elles vont par leur existence assurer un mur, une prison mentale qui apportera sa sensation d’enfermement bien avant que l’on sente les murs réels du centre qui nous prive de contact avec l’extérieur. 

Le deuxième élément de ce cadre de jeu est également humain. Ce sont les autres personnages incarnés par les orgas qui vont rythmer nos vies et qui sont censés nous “évaluer”. En théorie, elles sont là pour nous aider à accéder à ce paradis breton et à supporter nos conditions de vie à l’intérieur du centre. En pratique la vacuité de leurs rôles, car tant les évaluations semblent reposer sur des critères abscons que l’aide qu’on peut nous apporter semble vaine, est ce qui contribuera à donner ce sentiment d’emprisonnement qui ne nous quittera plus. 

Le dernier élément de cadre qui m’a semblé important durant ce gn a été notre rapport à des tâches quotidiennes que nous devions effectuer, liées à la vie au sein du centre. Des plus estimées aux plus dégradantes, chaque travail ayant des niveaux d’exigence et de rémunération bien distinct. Reproduisant ainsi une hiérarchie sociale principalement basée sur la soumissions aux règles et l’obéissance aux détenteurs de l’autorité toujours symbolisés par la présence des gardiennes autour de nous.   

Photo : Joram

 

Comme vous l’aurez peut-être compris, il y a un personnage caché dans ce gn. Il est plus fort et plus grand que les autres. Il est présent assez tôt dans l’expérience même si on ne le voit jamais. Et pourtant son étreinte est presque omniprésente. Ce personnage c’est le vampire, la succube, c’est le mur infranchissable. C’est d’ailleurs assez effrayant de voir à quel point toute l’architecture de ce gn est pensée pour nous voler notre force vitale. Plus on va se débattre, plus on va combattre, plus nous serons soumises au côté implacable du réel et à l’incompréhension des règles qui ont cours. 

C’est quoi être breton ? C’est quoi cette identité sacrée auquel on me demande de coller ? Et moi qui je suis ? D’où je viens ? Combien de concessions, d’humiliations ou de violences sur mon identité devrai-je subir avant de me montrer digne de ce qu’on attend de moi ? Faut-il que j’en vienne à haïr qui je suis pour passer de l’autre côté ? Que j’en vienne même à oublier qui je suis ?

Le quota parle donc d’identités et de la difficulté de les préserver dans un contexte qui leur est hostile. Qu’avoir le contrôle sur ce qui nous définit, individuellement ou au sein d’un groupe, est un privilège des temps de paix. En 1998, l’auteur Amin Maalouf, publie “les identités meurtrières”. Dans ce livre il parle de ça : ce qui nous construit et nous définit dépend avant tout de la présence ou non d’attaques extérieures. En cas d’attaque sur certains éléments de notre identité il y a deux réflexes possibles : gommer ces éléments pour s’adapter ou exacerber certains aspects de notre identité pour tenter de se battre.

J’ai le sentiment que “Le quota” parle de ça. Il parle de ce qu’on est parfois obligé de perdre pour survivre. Et il parle aussi de ce qu’on veut essayer de préserver de nous-mêmes. Nos personnages n’avaient de toute façon aucun espoir que leurs tentatives de rébellion aboutissent, l’histoire du quota étant profondément dramatique (et hélas réaliste). Néanmoins nous avons eu le luxe de pouvoir mettre en scène nos colères, nos espoirs, nos trahisons et nos envie de solidarité. 

Et c’est là ou “Le Quota” pêche un peu je trouve. Car les notions d’identités, de déracinement et d’appartenance sont assez vite éludés. Si on les a joués parfois efficacement surtout quand on jouait une population discriminée (je pense notamment aux personnages non hétérosexuels et/ou avec des origine étrangères), la mise en valeur de la culture des personnages, de ce qu’elles veulent préserver d’elles et de ce qui les déchirent dans cette errance est sûrement trop souvent passé à la trappe. Dès que nos personnages étaient violentés par leur environnement on pouvait certes y faire appel, mais c’était quelque chose d’assez peu construit et que nous aurions sûrement pu davantage explorer.

Les ateliers de pré-jeu par exemple, en dehors de quelques tentatives de mise en ambiance, ne s’attarde pas trop sur ces aspects là. Ils vont plutôt se concentrer sur travailler nos interactions entre nous et bosser nos outils de sécurité émotionnelle. Ce qui semble certes important et qui est incontestablement l’une des grandes qualités de ce gn, le quota étant avant tout une expérience centrée sur les violences physiques et psychologiques que vont subir les personnages. Mais quelque part il y a tout un corpus de l’expérience qui a sûrement été mis de côté. 

Récit d’un jeu “laboratoire”

Mais quid de l’expérience du coup ? Qu’est-ce que je pourrais vous raconter sur notre expérience de jeu ?

Je pourrais commencer par vous parler du tout début du gn car il commence par une route à arpenter. C’est le chemin qui nous mènera jusqu’au centre de rétention où nous serons “réparties” par les autorités compétentes.  Nous marchons en faisant le tour d’un bâtiment jusqu’à arriver à une entrée où une gardienne nous bloque le passage et nous force à nous asseoir. Il y a une pression dans l’air, on entend les cris des gardiennes qui “s’occupent” des nouvelles arrivantes. Intuitivement on baisse la tête, spontanément on n’a pas envie de comprendre ce qui se passe. En quelque mots : on se tait et on attend. On fouille nos affaires, on nous estime, on nous évalue, on nous remet un badge avec un numéro d’identification puis on nous laisse seule dans le silence : le processus de déshumanisation a commencé. 

Moi et quelques autres commençons à sortir de sacs plastiques les quelques affaires que nous avons pu conserver avec nous. Il y a ici tout notre monde et tout ce qui peut nous rattacher à notre vie d’avant. D’autres se retrouvent dans une grande salle évoquant un réfectoire, de petits groupes éclatés se forment, certaines personnes se sont croisées sur la route, d’autres retrouvent des personnes qu’elles pensaient ne jamais retrouver. Les sourires succèdent aux pleurs, les regards inquiets succèdent aux gestes d’affections. Rapidement on nous réunit en petits groupes assignés à des tâches précises allant de l’entretien des espaces à la préparation des repas. Un certain nombre d’entre nous se retrouve néanmoins désœuvré et les gardiennes nous hurlent de nous inscrire sur une liste en crachant leur autorité à tout va comme pour marquer leur territoire. Ce sont des chiennes de garde chargées de distiller la peur, nous ne verrons que rarement une épaule réconfortante sur laquelle nous appuyer mais ce climat de peur, lui, nous deviendra vite familier.  

Photo : Joram

 

Nous n’incarnerons pas ou nous incarnerons peu l’errance de ces personnes migrantes. Cela fait partie des choses qui, je pense, peuvent donner le sentiment d’une expérience artificielle, vue de loin. Nous n’avons pas incarné des personnes marchant sur des distances considérables, devant peut-être traverser plusieurs pays, connaissant la faim, le froid… Pourtant nous voyons, peu à peu, de là d’où nous sommes, notre pays d’origine se déliter, éteindre nos espoirs en nous retirant nos droits un à un, voire petit à petit notre terre natale sombrer dans la violence et le ressentiment. Revues de presses, lettres, avis administratifs sont comme autant de couperets qui s’abattront sur nous. Et il y a un effet organique dans ce gn, c’est que tout y est tellement dur, tout y est tellement oppressant que le besoin de faire des scènes plus légères ou plus humaines peut se faire ressentir rapidement. Et crée par conséquent des ouvertures assez inhabituelles dans nos interprétations respectives et nos interactions réciproques.

Ce que je trouve intéressant dans le processus, c’est qu’en choisissant un monde qui est proche du nôtre, à la seule différence que ce monde s’est délité et a sombré quelque part, il est assez facile de se projeter dans ce qu’on pourrait proposer aux autres. La plupart du temps en gn, nous avons peu l’occasion d’amener nos cultures personnelles, nos vécus, nos histoires, nos expériences sur le devant de la scène.

S’il est probable que peu d’entre nous avaient des expériences à partager autour des problématiques de la migration, nous étions sûrement beaucoup plus nombreuses à avoir quelque chose lié à nos vécus personnels qui soit intéressant à raconter dans ce type de fiction : parentalité, relation de couple, découverte de son orientation sexuelle, pauvreté, isolement social, violences, dépression…

Si en théorie on peut faire ça dans à peu près n’importe quel gn, il est rare de voir des dispositifs de jeu qui nous permettent de le faire autant. Il est rare de voir des jeux qui donnent de la valeur aux vies des anonymes.

J’étais surprise par exemple d’être autant bouleversée par ce gn. Mais je pense aussi que c’est parce que par essence, il y a une certaine porosité dans la souffrance. C’est le concept d’une oppression : on subit la violence et la force de l’autre, ce qui quelque part nous rapproche. Et dans un espace comme “Le Quota” avec des personnages qui ont perdu autant de choses, qui sont l’objet de violences et d’humiliations quotidiennes, on est dans un espace favorable à ces moments d’introspection, d’écoute et de partage de nos souffrances et de nos doutes. 

C’est aussi quelque chose d’essentiel, je pense, si on veut qu’un grandeur nature puisse être autre chose qu’un moment de détente ou de dépaysement. Il faut qu’il y ait un processus d’empathie quelque part, déjà pour être à l’écoute de ce qu’on nous propose de vivre, mais aussi pour qu’on puisse être à même de partager des vécus personnels qui résonnent avec ce qu’on tente de nous faire ressentir ou de nous faire comprendre. Pour ne pas incarner “des migrantes” mais des personnes humaines et complexes qui se retrouvent à un moment de leurs vies à tenter de migrer vers un ailleurs qui leur semble plus vivable.

C’est pour moi la grande qualité de ce grandeur nature. Ce n’est pas seulement d’avoir amené une thématique dure et un sujet difficile. C’est aussi d’avoir invité par son design à amener les gens à partager leurs histoires et leurs souffrances. Par un système plutôt simple lié à un vaste regroupement d’archétypes assez librement interprétables, chacune d’entre nous va alors incarner une figure avec un rôle social assez fort. La meneuse, le saint, le confident, l’exploratrice, le marginal… À les entendre comme ça on dirait presque des figures de western. Peut-être parce que la volonté de ce gn est de graver les histoires de personnages dans la mémoire collective, qui comme je le disais plus haut, sont des anonymes mais mériteraient d’être des modèles.

Je pense que quelque part c’est l’une des grandes forces du “Quota”, sa capacité à nous montrer ce qui fait de nous des êtres humains et à réfléchir sur comment cette notion peut être fragile et changeante. Ça revient un peu à ce que disait Judith Butler dans son essai “défaire le genre” : l’humanité n’est pas une notion universelle où tous les humains pourraient librement s’en revendiquer, mais juste une norme au final plutôt figée et rigide. Certains humains n’ont pas le droit à l’humanité, car leurs vérités, leurs histoires, leurs réalités ne sont pas jugées comme étant acceptables ou légitimes.

Certains corps n’ont pas le même accès à la protection, à la sécurité, n’ont pas le même accès à l’alimentation, au logement, à l’amour ou à la compassion. Et au final que l’on parle des migrantes, des personnes queer, des travailleuses du sexe, des militantes broyées par un état, des personnes racisées, des femmes revendiquant leurs droits ou des minorités de genre, on parle de la même chose. On parle du refus de la société à croire en d’autres humanités qu’elle a préféré effacer car elle avait trop peur d’accepter cet “autre” qui ne lui ressemble pas suffisamment.

“Le Quota” n’est peut être pas le support idéal pour parler de migration et occulte sûrement plein de sujets possibles et intéressants. Mais il a le mérite d’essayer d’aborder un sujet difficile, de l’aborder avec beaucoup de pudeur et d’ouvrir suffisamment de possibilités sur le sujet pour que d’autres puissent avoir envie de l’explorer.

“Le Quota” est une expérience qui nous invite à ouvrir des portes et à accepter d’autres humanités possibles et je ne le remercierai jamais assez pour cela. 

 

Liens :

https://experiencegn.jimdo.com/nos-productions/le-quota/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Judith_Butler

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Identit%C3%A9s_meurtri%C3%A8res

https://www.msf.org

https://www.electro-gn.com/12343-preview-le-quota

https://www.facebook.com/Le-Quota-1667378070028820

https://anathaneum.wixsite.com/the-quota

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Arjuna Khan

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