Preview de GN : I am what I am

Publié le lundi 21 janvier 2019 dans Previews de GN

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Titre du jeu de rôle Grandeur Nature : I am what I am

Association organisatrice : Rôle TTBM

Date d’ouverture des inscriptions : ouvert jusqu’au remplissage des sessions

Localisation : Paris (pour l’instant)

Lien vers les inscriptions : https://www.facebook.com/groups/1990413251256416/

Date du jeu : mars 2019

Durée de jeu : 1h30 d’atelier et 3 heures de jeu environ

Nombre de PJ : 6

Nombre de PNJ :

A-t-il déjà été organisé, et si oui, quand ? Oui, la première session a eu lieu le samedi 15 décembre 2018.

Les auteurs : Thomas Grunemwald, Matthieu Pierrot-Beck et Nicolas Pierrot-Beck

Pitch du jeu :

Un groupe d’homosexuels masculins va intégrer un nouveau fraichement arrivé et l’aider à s’épanouir dans sa vie sociale, sentimentale et sexuelle.

Le principal objectif du jeu est de partager autour de l’ordinaire/de la quotidienneté d’homos aujourd’hui, et des thématiques spécifiques rencontrées par cette “communauté”.

D’où vient l’idée de ce jeu, qu’est-ce que ce jeu et qu’est-ce qu’il n’est pas ?

Ce jeu n’est pas un jeu pédé pour des pédés. Il n’est pas uniquement réservé à des joueurs masculins et homos. Nous avons toujours souhaité, en l’écrivant, le faire jouer à des joueurs hétéros et à des joueuses. Nous avons prévu de nombreux ateliers pour que l’immersion se fasse progressivement et en douceur y compris pour quelqu’un qui connaît mal sa prostate.

L’idée d’écrire ce jeu est venue notamment après avoir joué “Say a little prayer”, qui se passe dans le milieu homo et qui aborde les thématiques du SIDA et du deuil. Nous avons eu envie d’un jeu centré sur l’amitié et l’émancipation en non-mixité ; sur des émotions plus positives. Toutefois lors de notre bêta-test à Labo GN, nous nous sommes rendus compte que certaines scènes mettaient les joueur.e.s dans une position délicate d’oppresseur ou de victime. Ces aspects ne sont pas à occulter même si, au global, nous pensons ce jeu comme “un GN qui finit bien” et qui fait du bien.

Qui sont les personnages (en gros) et quelle est la raison de leur présence ?

Les personnages sont des pédés parisiens, trentenaires et quarantenaires. Cinq d’entre eux se connaissent depuis plusieurs années. Ils se retrouvent régulièrement pour échanger sur ce qui se passe dans leur vie. Un nouveau personnage intègre le groupe d’amis au début du jeu. Alors qu’il va faire son cheminement personnel sur sa réalité en tant qu’homo, les autres personnages vont vivre des scènes qui abordent chacune une thématique différente. Ainsi sont abordés l’homophobie au travail, l’addiction au sexe, la paternité, le rapport à la “communauté homosexuelle”…

Comment travaillez-vous ? Avez-vous une méthode d’écriture ? Écrivez-vous vos fiches dans votre coin ? Quelle est votre méthode, telle que vous l’expliqueriez à un nouveau venu dans l’équipe ?

Nous nous sommes appuyés sur la méthode eXperience au début. Pour la création des personnages, nous avons travaillé avec des archétypes et des post-it, pour créer des tensions et des contradictions. Nous nous sommes réparti la rédaction des scènes au gré des envies et des inspirations.

Les retours de la bêta faite à Labo GN nous a rassurés sur la direction que nous prenions et nous a convaincus de terminer l’écriture. Une fois le premier jet terminé, nous avons fait une relecture complète à trois pour vérifier que chaque scène fonctionnait. Il y a eu beaucoup de réécriture à ce stade. Suite à la session test de décembre, nous continuons de travailler sur certaines scènes.

Logistiquement, c’est un challenge ? Pourquoi ce site de jeu, ces décors ?

Dès le départ, la contrainte logistique a été prise en compte. Le jeu a été pensé pour être organisé dans un appartement qui peut accueillir confortablement six joueur·e·s et 1 à 3 orgas.

Si c’est important et spécifique, pourquoi ce format ?

Nous prévoyons 1h30 d’ateliers pour environ 3 heures de jeu. Les ateliers sont nécessaires car les joueur·e·s vont compléter leur back, se créer une histoire commune, apprendre à se connaître. Les joueur·e·s vont également prendre possession de la cuisine, s’habituer à parler de bites et aussi, pour celles et ceux qui le souhaitent, créer un compte de leur personnage sur un site de drague gay.

Pour cette session, qu’est-ce que vous espérez, que diriez-vous à vos joueurs pour être sûrs qu’ils comprennent bien votre volonté ?

On espère que les joueurs passent un bon moment, qu’ils s’approprient et s’amusent des clichés et peut-être qu’ils découvrent une ou deux choses sur le monde fantabuleux des pédés.

Si on devait parler de votre jeu dans une critique sur Electro-GN, quel serait le meilleur angle d’attaque ? De quel aspect de votre jeu devrait-on parler avant tout ?

Une piste qui nous intéresserait et qui pourrait être riche serait une comparaison avec d’autres jeux traitant de l’homosexualité comme “Say a Little Prayer” ou “Just a Little Lovin’”.

Présentez-nous un peu l’asso et son identité !

Rôle TTBM est avant tout une blague sans aucun lien capitalistique avec Rôle TSMB. C’est un lobby puissant et très secret œuvrant grâce à des techniques machiavéliques (et dieu sait que les GNistes en connaissent) à la prise du pouvoir des pédés sur la France et bientôt l’univers.

Et vous ? Le groupe des auteurs, qui êtes-vous ?

Des copains pas très différents de nos personnages qui ont tendance à trop délirer en Twingo sur la route des vacances.

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