Preview de GN : Nuit Blanche à Venise

Publié le mardi 12 mai 2015 dans Previews de GN

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Titre du jeu de rôle Grandeur Nature : Nuit blanche à Venise

Organisateur : Les Uchronautes

Date d’ouverture des inscriptions : Vendredi 1er Mai à 10h

Lien vers les inscriptions ou pré-inscriptions : https://docs.google.com/forms/d/15gzrOpx2lbLMYodLnFZeptq1AMygEKbM8b5O-OEEvhA/viewform

Localisation : Château de Dalhem, en province de Liège en Belgique

Date du jeu : Dans la nuit du 24 au 25 octobre

Durée de jeu : 12h de jeu plus +/- 3h d’atelier avant

Nombre de Pjs : 60 (deux tiers de rôles masculins pour un tiers de rôles féminin)

Nombre de Pnjs : 20

A-t-il déjà été organisé, et si oui, quand ? Non, ce sera une première pour cette création de notre association

nuit blanche venise

D’où vient l’idée de ce jeu, qu’est-ce que ce jeu est et qu’est-ce qu’il n’est pas ?

L’idée de « Nuit Blanche à Venise » nous est venue en regardant différents films et séries. La lecture du Manga « Cesare » (F.Soryo, éd. Ki-oon) a contribué aussi à nourrir notre imaginaire. Nous avons donc emmagasiné pas mal d’idées venant de gauche et de droite et qui n’attendaient qu’une occasion pour être réunies.

Ce jeu est avant tout une histoire que nous avons envie de raconter avec et aux joueurs. Pour nous, raconter une histoire c’est la clef d’un Gn. Nous offrons aux joueurs le début de l’histoire par l’intermédiaire des backgrounds, de la description de l’univers, des accessoires, etc. Le cœur de l’histoire est mis en place par la réalisation du jeu en lui-même et par les actions des joueurs. Bien sûr, le plus dur est de mettre en scène un final qui clôturera l’histoire sans pour autant se montrer dirigiste car les joueurs doivent rester les écrivains du jeu.

Qui sont les personnages (en gros) et quelle est la raison de leur présence?

Les personnages sont un mélange de personnages historiques du quattrocento et de personnages créés pour l’occasion. Ils sont tous invités par le doge de Venise, Augostino Barbarigo, qui donne un grand bal masqué pour célébrer le carnaval. Les personnages appartiennent à différentes délégations qui viennent de toute la péninsule Italienne mais aussi des grandes nations d’Europe, comme la France, le Saint empire ou l’empire Ottoman. On retrouvera bien sûr au casting de grands noms de l’époque, que ce soit des artistes, mais aussi des hommes d’églises, des philosophes ou des nobles. Et les personnages créés pour l’occasion n’ont rien à envier à leurs homologues historiques.

 

 

Comment travaillez-vous ? Avez-vous une méthode d’écriture ? Écrivez-vous vos fiches dans votre coin ? Quelle est votre méthode, telle que vous l’expliqueriez à un nouveau venu dans l’équipe?

Nous travaillons sur un projet en deux phases. Il y a un premier temps où nous travaillons en équipe. Là, nous faisons ça à l’ancienne, nous nous retrouvons chez l’un ou l’autre avec du papier, des bics, etc.
Dans cette première phase, nous allons d’abord faire un gros brainstorming pour mettre en place ce que sera le GN, sa base, son histoire, mais aussi pour fixer les objectifs, le budget, le décor, l’intendance, etc.

Une fois que la vision commune du projet est définie pour et par l’ensemble du groupe, nous passons à la phase de réalisation à proprement parler. Le travail est divisé au sein des orgas, que ce soit la scénarisation, la logistique ou le décorum du jeu.
Là, chacun va travailler de son côté et faire avancer sa part de boulot via des google drive, ainsi à tout moment les autres peuvent savoir où en est tel ou tel sujet. Cela permet aussi d’intervenir en temps réel, de poser des questions ou d’interagir avec ce que les autres sont en train de faire.
Nous continuons malgré tout à nous réunir à intervalle régulier. Les réunions entre nous sont toujours très productives et maintiennent la motivation du groupe tout au long du projet.

Dans le cadre de « Nuit blanche à Venise », pour  l’écriture des délégations et des personnages à proprement parler, nous avons décidé ensemble des délégations qui seront présentes et du pourquoi de leurs invitations. La même démarche a été appliquée pour chacun des rôles au sein de ces délégations. Une fois l’ensemble des rôles déterminés, nous avons fait pour chaque personnage un mapping déterminant ses liens avec les autres invités.
Ces deux étapes ont été faites en groupe, permettant à chaque scénariste d’avoir une vision globale du jeu, au moment d’écrire les personnages et délégations répartis entre les organisateurs chargés d’écrire les différents rôles.

Logistiquement, c’est un challenge ? Pourquoi ce site de jeu, ces décors ? S’il y a des règles de jeu spécifiques, qu’apportent-t-elle au jeu ?  

Sur « Nuit blanche à Venise » il y a deux challenges principaux. L’un lié au cadre et à l’ambiance propre au jeu et l’autre est lié à l’écriture.

Le premier challenge auquel nous avons été confrontés a été d’imaginer comment rendre le faste, mais aussi l’ambiance d’un carnaval de la renaissance. Il nous fallait tout du long respecter deux aspects essentiels. De un faire quelque chose d’immersif, de beau et d’attractif, mais en respectant un budget viable pour le GN.
De deux, maintenir un équilibre entre les activités et animations proposées et la place laissée au roleplay des joueurs.

Le deuxième challenge était que l’écriture d’un tel nombre de personnages et d’intrigues était pour nous une première. Et l’air de rien, écrire quatre-vingt rôles de manière sensible, cohérente et intéressante à jouer, le tout cadrant avec une trame scénaristique pouvant accrocher les joueurs… Et bien, on dira ce que l’on voudra mais ça reste un véritable challenge.

En termes de règles, le jeu se veut plutôt minimaliste, visant la simulation et le roleplay avant les aspects purement techniques.

 

 

Si c’est important et spécifique, pourquoi ce format (nombre de joueurs et durée de jeu) ? 

La spécificité principale de ce jeu est son format court, assez rare en Belgique. Avec une nuit de jeu, plus une après-midi pour les ateliers « Nuit blanche à Venise » est clairement un format inhabituel.
Nous voulions ce format court pour plusieurs raisons. D’abord pour coller avec le titre du gn (rire), mais surtout parce que nous pensons que dans un format de ce type les joueurs se lâcheront plus en termes de jeu. Dans les formats longs les joueurs ont tendance à êtres plus timorés, plus circonspects pour arriver au bout du gn et comprendre tout ce qui ce passe, et ça sans parler de l’envie de garder son personnage propre aux GN se déroulant en sagas.

Dans un one shoot court, ces questions ne se posent pas, les joueurs se donnent à fond. L’autre avantage selon nous est de limiter les moments creux. Sur un format de quelques heures, les joueurs ont toujours quelque chose à faire et il se passe toujours quelque chose.

Pour le nombre de joueurs, nous avons longuement discuté avant de le fixer à 60. Il fallait rester sur un nombre suffisamment faible pour pouvoir scénariser tous les rôles de façon optimale, mais aussi garder un équilibre et de l’intérêt dans les différentes délégations.
L’autre souci, au moment de finaliser les rôles, était de définir le nombre de rôles masculins et féminins en présence. Difficile de prévoir des rôles mixtes quand on s’attaque à des personnages comme De Vinci, Machiavel ou Lucrèce Borgia.
Au final, nous pensons ne pas nous en sortir trop mal, avec des personnages très intéressants à jouer qu’ils soient masculins ou féminins.

Pour cette session, qu’est-ce que vous espérez, que diriez-vous à vos joueurs pour être sûrs qu’ils comprennent bien votre volonté ?

Tout d’abord, nous voudrions dire aux joueurs de venir essayer de donner vie à cette tranche d’Uchronie sans a priori. La télé, les livres d’histoire ou les romans donnent une certaine vision de la Renaissance, mais ici il est question d’une uchronie. Bien sûr, nous nous nourrissons de l’histoire avec un grand H ou non, mais nous présentons notre vision au travers de ce jeu.
L’autre conseil que l’on pourrait donner, surtout pour les joueurs qui ne sont pas habitués à notre style, c’est qu’il s’agit ici pleinement d’un jeu orienté vers la simulation et la narration. L’intérêt des jeux des Uchronautes réside dans l’interprétation des personnages de manière sensible et cohérente et dans la réalisation d’une histoire. Il ne s’agit pas de remplir des objectifs ou des intrigues en utilisant des compétences à tour de bras.
Enfin, le dernier conseil que l’on pourrait donner aux joueurs serait de ne pas être rebuté par le prix de prime abord assez élevé par rapport au format du jeu. Il est vrai que le jeu est plus cher que la moyenne, mais une part énorme est consacrée à rendre le jeu le plus grandiose et immersif possible : Banquet d’inspiration renaissance, musiciens, maître de danse pour animer le bal, artiste ou concours du plus beau costume sont quelques exemples de ce qui attend les joueurs.


Si on devait parler de votre jeu dans une critique sur Electro-GN, quel serait le meilleur angle d’attaque ? De quel aspect de votre jeu devrait-on parler avant tout ? 

Les deux aspects qui nous semblent les plus importants sont le coté immersif et grandiose dont je parlais plus tôt et le coté simulationniste du jeu.
Pour le coté immersif, nous avons l’envie de faire vivre au joueur une expérience unique dans l’ambiance absolument fascinante de la renaissance italienne, avec ses intrigues, ses passions et son faste.
Pour le coté simulation, ce qu’il y a de réellement intéressant, c’est qu’à défaut d’être réellement innovant, ce type de jeu est excessivement rare en Belgique. Bien sûr, tous nos amis Français sont aussi les bienvenus durant notre nuit blanche.

Présentez-nous un peu l’asso et son identité !

Les Uchronautes est une association fondée à Liège en Belgique de l’envie des organisateurs de proposer une autre façon de voir le GN. Ici en Belgique, ce sont les sagas médiévales fantastiques aux accents gamistes qui dominent le paysage ludique. Il y avait clairement une envie d’essayer d’autres formats et d’autres thématiques chez les joueurs que nous fréquentons. Donc, nous nous sommes lancés dans l’aventure de créer des GNs. Même si de plus en plus d’associations se tournent vers d’autres styles, nous sommes toujours minoritaires.
Nous avions envie de liberté, envie d’expérimenter et d’aborder différentes facettes du gn. C’est ainsi que pour le moment, nous avons décidé de nous focaliser sur des one-shot, changeant nos univers au gré de nos envies. Mais nous ne nous fermons aucune porte, et peut-être qu’un jour nous aurons envie d’essayer du médiéval fantastique ou une saga. Qui sait ? Mais ça, ce n’est pas pour tout de suite…

Et vous ? Le groupe des auteurs, qui êtes-vous ?

Les Uchronautes c’est Arnaud, Benjamin, Dominique, Marc et Mylène, un groupe d’amis faisant du jeux de rôles (grandeur nature ou table) depuis plus de dix ans et qui un jour ont eu l’envie de passer de l’autre côté du miroir et d’offrir aux joueurs les jeux auxquels nous aurions aimé jouer.

 

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gn uchronautes

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