Les Ateliers pré-GN de Peter Munthe-Kaas

Publié le lundi 18 février 2013 dans Articles

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D’après le travail de Peter Munthe-Kaas

(Traduit par Cédric Lhomond)

Note d’electro-gn : Les ateliers pré-GN, ou Workshops, ont été présentés dans un autre article. Il s’agit d’exercices visant à construire son rôle pour le jeu, ou à se mettre dans de bonnes dispositions. Les ateliers peuvent avoir de nombreuses autres applications. Peter Munthe-Kaas, organisateur du jeu de rôle grandeur nature KAPO, s’exprime très régulièrement sur ce sujet et a animé aux GNiales à Paris en 2012 les ateliers suivants.

 

  peter munthe kaas - workshop larp gn

 

Développement des relations (personnage et construction de groupe)

 

Objectif : Compréhension commune des relations et de leurs développements.

 

Instructions : Demandez aux joueurs de former des paires avec quelqu’un de qui ils sont ou seront proches en jeu. Dites-leur de construire une image de leur relation actuelle, en mettant par exemple en scène l’amour, la colère, la peur, le conflit ou quoi que ce soit d’autre. Demandez-leur ensuite de mettre en scène, de la même manière, le futur de cette relation, en la faisant par exemple évoluer vers le chagrin, l’amitié ou autre.

 

Cet exercice rend particulièrement visible aux deux joueurs la manière dont leur relation va se développer durant le GN et les aidera à développer leur jeu dans la même direction. Le caractère physique de l’exercice crée également une forme de compréhension différente de celle qui se développerait à travers de simples discussions – cette méthode est également plus rapide.

 

Final : L’exercice peut être répété avec des joueurs ou des paires différents, autant de fois que vous le jugez nécessaire.

 

 

L’ascendant (construction de groupe)

 

Objectif : Amusement, compréhension physique, compréhension spatiale

 

Instructions : Dites aux joueurs de se mettre par paires. Demandez-leur ensuite d’imaginer qu’ils sont dans une représentation muette d’un combat. Un joueur doit commencer par se placer dans une position avantageuse, au contact de l’autre. L’autre joueur doit essayer d’intégrer son désavantage durant au moins 5 secondes, puis se placer à son tour dans une nouvelle position, où il a l’ascendant – sans pousser son partenaire ni utiliser la force, mais juste en se déplaçant.

Notons qu’une position avantageuse sera liée à un équilibre supérieur dans la posture.

 

Final : L’exercice prend fin lorsque vous pensez que les participants en ont assez.

 

peter munthe kaas - workshop larp gn 2

Pression / Pas de pression (construction de groupe)

 

Objectif : Amusement, compréhension physique

 

Instructions : Dites aux joueurs de se mettre par paires. Demandez à l’un des partenaires d’exercer une douce pression quelque part sur le corps de son partenaire, ce dernier cédant/se dérobant à cette pression. Vous pouvez utiliser la métaphore d’une personne qui essaie d’écraser un moustique alors que l’autre tente de le sauver. L’exercice se veut dynamique, encouragez les joueurs à rester en mouvement.

 

Final : Terminez l’exercice lorsque vous sentez que les joueurs ont compris la notion de base de « céder à la pression ».

 

Variante : Vous pouvez varier l’exercice (et augmenter la dynamique) en laissant les deux joueurs essayer de se pousser/presser mutuellement.

 

 

 

Confiance (construction de groupe)

 

Objectif : Amusement, compréhension physique

 

Instruction : Dites aux joueurs de constituer de petits cercles (environ 5 personnes), avec une personne au centre. Le joueur au milieu doit ensuite fermer les yeux, rester bien droit et pieds joints, et se laisser aller contre les bords du cercle. Les joueurs dans le cercle doivent soutenir doucement le joueur central et l’empêcher de tomber, faire en sorte de le soutenir physiquement dans une position confortable.

Il est extrêmement important que cet exercice se passe bien, que personne ne tombe ou se blesse.

 

Final : L’exercice prend fin quand tout le monde est passé au centre.

 

Variante : Un bon développement de l’exercice consiste à demander au joueur du centre de se déplacer où il veut pendant que les joueurs du cercle le gardent en sécurité de manière à ce qu’il ne heurte rien ni personne.

 

 

L’interview (développement personnage et groupe)

 

Objectif : Donner de la profondeur à un personnage

 

Préparation : Il peut être intéressant de préparer un court questionnaire pour cet exercice, qui donne aux joueurs une trame à suivre ou une source d’inspiration. Il peut s’avérer difficile de partir de rien et un questionnaire peut être un bon alibi.

 

Instructions : Dites aux joueurs de s’interviewer mutuellement par petits groupes (5 à 6 personnes environ). Le joueur interviewé s’assoit en face du groupe qui peut ainsi poser des questions à son personnage. Quelques exemples de questions : « Quelles sont tes relations avec ta mère ? » ou « Te sens-tu intégré dans notre groupe social ? ». Le but est que le joueur ait une meilleure compréhension de son personnage et que les interviewers en apprennent plus sur l’histoire de ce personnage. Il est généralement beaucoup plus intéressant de travailler avec les sentiments et les ressentis du personnage plutôt qu’avec des informations concrètes, comme son lieu de résidence ou ce qu’il préfère manger.

 

Final : L’exercice prend fin quand tout le monde a été interviewé.

Il est important de préciser aux joueurs qu’ils n’ont que 5mn par personne, de garder un œil sur la montre pour eux et de leur dire de tourner.

 

 peter munthe kaas - workshop larp gn 3

L’entente cordiale (construction de groupe)

 

Objectif : Amusement, sonorisation

 

Instructions : Demandez aux joueurs de se mettre en cercle puis commencez l’exercice de telle sorte que chaque joueur fasse un pas à l’intérieur du cercle puis en arrière, et cela en rythme avec les autres. Quand tout le monde est synchro, proposez un son que tout le monde doit répéter. Ensuite, la personne à votre gauche fait un nouveau son, répété par tout le monde et ainsi de suite.

 

Final : L’exercice peut se terminer lorsque tout le monde a proposé un son ou lorsque l’énergie décline.

 

Variante : L’exercice peut être fait avec les noms des joueurs comme introduction à l’exercice.

 

 

Le Nœud humain (construction de groupe)

 

Objectif : Amusement, contact physique

 

Instructions : Demandez aux joueurs de faire un cercle ou plusieurs (environ 15 par cercle) et de fermer les yeux. Demandez-leur de tendre leurs bras, d’avancer lentement vers le centre et d’attraper les mains de deux personnes différentes.

Il peut s’avérer difficile pour chacun de trouver deux mains, vous pouvez les aider en déplaçant leurs bras pour que la connexion se fasse.

Quand tout le monde tient les mains de deux personnes, dites leur d’ouvrir les yeux et de défaire le nœud en se déplaçant mais sans jamais lâcher les mains. L’exercice doit se faire doucement et en souplesse.

 

Final : L’exercice se termine lorsque les joueurs ont défait le nœud, se retrouvant donc à nouveau en cercle ou en huit. Si l’exercice dure trop longtemps, n’hésitez pas à y mettre fin – souvenez-vous de faire applaudir les joueurs.

 

 

 

Les singes (construction de groupe)

 

Objectif : Amusement, représentation (acting out)

 

Instructions : Dites à tous les joueurs de s’allonger au sol et de fermer les yeux. Amenez-les dans une histoire où ils sont allongés dans l’herbe verte, ressentent le poids de leurs corps contre le sol, la caresse du vent et la chaleur du soleil sur leur peau. Laissez-les se relaxer un moment.

Ensuite, racontez-leur ce qu’ils ressentent alors que leurs corps se réveillent et qu’ils commencent à se déplacer, la sensation de leurs bras, de leurs jambes et de leur queue ! Continuez la narration en contrôlant le développement de l’histoire. Chaque nouveau développement de l’histoire devrait apporter une intensité supplémentaire dans le cours des événements.

Racontez-leur qu’ils sont des singes et qu’ils se réveillent dans leur troupeau. Laissez-les se rencontrer entre eux et entamer des discussions de singes.

Divisez le groupe en différents troupeaux qui se rencontrent et luttent, se défiant et hurlant face au danger potentiel. Vous pouvez leur donner un prétexte pour se battre, en lançant par exemple un « morceau de fruit » dans la foule.

 

Final : Terminez l’histoire en leur racontant l’arrivée d’un tigre (que vous jouez), et regardez-les fuir apeurés dans les recoins de la pièce pour se mettre à l’abri du danger.

 

 

Les marches (personnage et construction de groupe)

 

Objectif : Compréhension physique, compréhension spatiale

 

Instructions : Plusieurs exercices en fait, tous basés sur la marche, de différentes manières. Au début de l’exercice, les joueurs marchent en cercle en accordant leurs pas sur ceux du groupe, à partir de là, différentes variations peuvent intervenir.
– marcher en vieillissant/rajeunissant à chaque pas
– marcher dans un espace confiné/réduit
– marcher seulement en ligne droite
– marcher seulement en courant d’un point à un autre

Final : L’exercice se termine lorsque les joueurs se déplacent comme leurs personnages.

 

Variante : L’exercice peut se poursuivre avec les joueurs marchant comme leurs personnages, se rencontrant et apprenant à se connaître, ils marquent leur statut social respectif en levant ou en baissant les yeux quand ils se croisent.

 

 

Ce qui se passe après

 

Objectif : Narration, compréhension commune de l’histoire

 

Instructions : Commencez une histoire en demandant à un joueur de mettre en scène une situation dans le contexte du GN. Par exemple : « Nous sommes assis autour du feu de camp ». Le groupe de joueurs demande « Que se passe-t-il après ? » et le narrateur raconte la suite de l’histoire. Ce processus continue jusqu’à ce que quelqu’un dans le groupe ne soit pas d’accord avec la version du narrateur, et dise : « non ». Le joueur reprend alors l’histoire là où elle en est et développe sa version de la suite.

Le processus continue jusqu’à ce que l’animateur y mette fin.

 

Final : L’histoire peut durer un moment, mais il est important que l’animateur soit attentif  et la stoppe au bon moment. Avant qu’elle ne devienne ennuyeuse ou idiote.

On peut réaliser plusieurs histoires avec cet exercice.

 

Variante : Permettez aux joueurs de faire l’exercice en couple ou en petits groupes, à propos d’histoires spécifiques à leurs personnages ou à propos d’expériences/souvenirs partagés.

 

 

Les Lignes     (développement personnage et groupe)

 

Objectif : Approche du personnage, création de relations en jeu, compréhension commune du groupe.

 

Instructions : Formez des lignes dans lesquelles les joueurs aux extrémités sont « le plus » quelque chose d’un côté, et « le moins » de l’autre. En silence. Quelques exemples de lignes : le plus riche, le plus compréhensif… Les relations créées peuvent être transposées en jeu.

 

Final : Les joueurs peuvent proposer une série de lignes de leur choix, mettant fin à l’exercice quand ils ont terminé.

 

Variante : Utilisez l’exercice comme une présentation amusante des joueurs entre eux, en leur demandant de se ranger par taille, âge, années de GN, sens de l’humour et ainsi de suite.

 

 

Images théâtrales

 

Objectif : Compréhension physique et spatiale, compréhension commune du groupe.

 

Instructions : Cet exercice permet de créer physiquement des situations comme elles pourraient se dérouler durant le GN. Comment se comporterait le groupe s’il était menacé ? Comment les joueurs lutteraient entre eux ? Dans une situation ordinaire et quotidienne, comme autour du repas, ou alors qu’ils lavent leurs vêtements.

Vous pouvez essayer d’intensifier les images, basées sur l’histoire de votre GN, ou demander aux joueurs d’améliorer les images pour en augmenter la puissance. Selon vos instructions, les images peuvent être des visions extrêmes ou réalistes du jeu à venir. L’exercice peut se faire en petits groupes pendant que les autres regardent et/ou commentent les différentes situations.

Cet exercice est très simple, mais c’est un outil très puissant pour permettre aux joueurs de comprendre, voir et ressentir la manière de jouer certaines situations en GN. Avant d’aborder les Images théâtrales, il est préférable que les personnages soient créés, les méta techniques apprises et que les personnages aient des relations de groupe, dans la mesure où tout cela peut apparaître dans les images.

 

Final : Il est bon de faire un large éventail d’images, qui pourraient être importantes pour le jeu prévu et permettre aux joueurs de se construire leurs propres images après coup.

 

Variante : Demandez aux joueurs d’interpréter les situations qu’ils ont créées en images muettes. Laissez-les jouer de 30s à 1mn, le temps de leur donner une sensation de comment la situation pourrait fonctionner. Jouez le rôle de l’instructeur, coupez les scènes et demandez aux joueurs de refaire les scènes qui ne sont pas assez intenses ou qui semblent pouvoir être améliorées. Incluez les joueurs dans l’évaluation des scènes et permettez-leur de faire des suggestions pour les améliorer.

 

 

Bonjour ! (développement personnage et groupe) 

 

Objectif : Créer des relations en jeu et une compréhension commune du groupe.

 

Instructions : L’exercice intervient une fois que les joueurs ont une idée de leur personnage. Demandez aux joueurs de marcher comme leur personnage et, à votre signal, de se dire « Bonjour ! » en fonction de différents critères. Par exemple : « Dites bonjour à la personne qui était devant vous dans la file d’attente du repas », « Dites bonjour à un personnage que vous ne respectez pas »…

 

Final : L’exercice prend fin quand l’animateur est à court d’idées.

 

Variante : Tenez-vous en cercle et commencez l’exercice par une personne serrant la main de son voisin de gauche avec une intention ou une émotion particulière. Le récepteur répond par un « Bonjour ! », et l’exercice se déroule jusqu’à revenir au premier. Utilisez cet exercice pour permettre aux joueurs d’exprimer des émotions comme l’amour, la peur, la haine et ainsi de suite.

 

 

Le Cercle relationnel   (création et développement personnage et groupe)

 

Objectif : Créer des situations relationnelles en jeu.

 

Instructions : L’exercice du cercle relationnel permet de visualiser facilement les relations sociales dans un groupe de personnages. Tous les joueurs se tiennent debout en cercle et s’asseyent l’un après l’autre ; le personnage avec le statut le moins élevé est le premier à s’asseoir, celui au statut le plus élevé en dernier.

 

Final : L’exercice prend fin quand un seul personnage reste debout ou un petit groupe de personnages qui ne semble pas pouvoir se départager. Il n’est pas dérangeant qu’il y ait des conflits de statuts dans un groupe, mais il est souvent utile de les approfondir par la suite.

 

Variante : Lorsque les statuts les moins élevés s’asseyent, ils peuvent le faire derrière le personnage qui leur semble avoir le statut le plus élevé ou au moins derrière une personne avec qui ils sont très liés.

 

 

Ars Ordo       (méta- technique)

 

Objectif : Statuts en jeu, résolution des conflits.

 

Instructions : L’Ars Ordo est une méta-technique utile pour travailler sur les statuts relationnels et la résolution de conflits, sans combat ni violence. L’Ars Ordo est centré sur l’usage du regard comme outil pour établir des statuts hiérarchiques. Cette technique comprend trois niveaux d’intensité :

1.      Oculaire : Quand deux personnages  croisent leurs regards, un conflit statutaire commence. Le joueur qui rompt le contact perd l’affrontement et accepte la domination hiérarchique de l’autre. Ce type de courts affrontements statutaires arriveront souvent.

2.      Physique : Si personne ne se soumet, il y a une escalade de l’affrontement. Les joueurs vont se faire les plus menaçants possibles pour faire plier l’adversaire tout en maintenant le contact oculaire.

3.      Sonore : Si le combat n’est pas résolu à ce stade les joueurs peuvent crier et hurler pour faire plier l’adversaire. Si personne ne cède, les autres joueurs vont décider du vainqueur en se tenant derrière celui qu’ils soutiennent.

En gagnant en intensité, un affrontement attirera probablement l’attention des autres joueurs, le combat devenant une affaire publique. Plus il y a escalade dans le combat statutaire, plus dure est la chute pour le perdant, car tout le groupe en sera témoin.

 

Final : L’exercice s’achève lorsque le groupe a expérimenté quelques fois les trois niveaux d’escalade du conflit.

 

Notes : Il est essentiel de faire comprendre que la part la plus intéressante de l’Ars Ordo se situe dans les interactions de niveau 1, qui permettront, simplement à travers le regard, d’avoir de petits changements constants de statuts dans le groupe.

 

 

Ouais !    (construction de groupe – développement personnage et groupe)

 

Objectif : Narration, fun.

 

Instructions : Le but de l’exercice est de créer une histoire ensemble. Démarrez avec une partie du groupe au centre de la pièce. L’animateur commence alors un récit (ex : « nous sommes dans la forêt »), et tous les joueurs du petit groupe lèvent les mains en disant « Ouais ! ».

Les autres participants interviennent pour raconter la suite (ex : « nous sommes perdus »), et tous ceux qui sont d’accord dans le petit groupe crient « ouais ! ». Ceux qui ne sont pas d’accord quittent le groupe.

L’exercice se poursuit avec de nouveaux participants qui racontent une partie de l’histoire que le groupe peut accepter (et rester) ou rejeter (et partir).

 

Final : L’exercice s’achève quand il n’y a plus qu’un participant (ou très peu).

 

Variante : Le « Ouais ! » peut être utilisé pour créer une mémoire commune en jeu pour le groupe de personnages.

 

 

Amis/Ennemis (construction de groupe – création et développement personnage et groupe)

 

Objectif : Fun, dynamique sociale.

 

Instructions : Les participants se tiennent en cercle et choisissent secrètement un ami et un ennemi parmi les autres. Au signal de l’animateur ils se mettent en mouvement.

L’objectif pour les participants est de se tenir aussi loin que possible de leur ennemi tout en gardant leur ami entre eux et l’ennemi.

 

Final : Typiquement, de petits groupes vont se former durant l’exercice, l’animateur y met un terme quand il sent que l’énergie décroit, après quelques minutes.

 

Variante : Cet exercice peut servir pour créer des personnages. Les relations amis/ennemis peuvent être utilisées en jeu comme orientation positive ou négative. L’exercice peut être utilisé également après la création de personnages pour visualiser les différents sous-groupes en jeu.

 

 

Pingouins et Flamands

Objectif : fun.

 

Instructions : Comme chacun le sait, les flamands raffolent de la cervelle de pingouin, c’est pourquoi les pingouins fuient dès qu’ils en aperçoivent un.

 

Les pingouins ne peuvent se déplacer que pieds joints et les bras soudés au corps, tandis que les flamands avancent d’un long et lent pas glissé d’une seule jambe, un bras en l’air et la main formée en bec.

Chaque fois qu’un flamand becte le crane d’un pingouin, ce dernier se transforme en flamand.

 

Final : L’exercice s’achève lorsqu’il n’y a plus de pingouins.

 

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Peter MUNTHE-KAAS

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9 réactions à Les Ateliers pré-GN de Peter Munthe-Kaas

  1. En fait ce sont des exercices de team building ? Etant donné qu’un groupe est la plupart du temps composé de potes, de copains qui se connaissent généralement bien, quel est la plus value ? (A part s’amuser comme on le ferait avec une party game, ce qui est chouette en soit) Est ce que ce type d’exercice ne risque pas de créer du surjeu, de la déconne et des comportements « théatraux » en jeu ? (Ca peut être le but recherché)

    Pourquoi ne pas simplement faire une session de jeu de role grandeur nature en groupe, pour prendre ses marques ?

    Je ne cherche pas a casser du sucre sur cet outil, je cherche juste à comprendre son utilité par rapport à la préparation d’un gn.

  2. Déjà il ne me semble pas que le fait que les joueurs d’un GN se connaissent tous bien soit une généralité. J’ai déjà participé à des jeux où je ne connaissais pas grand monde. Ce genre d’atelier peut permettre aux joueurs de se mettre à l’aise avant le jeu, de travailler certains aspects de leur personnage et ainsi rentrer plus rapidement dans le jeu une fois qu’il a commencé. On connaît tous ce moment de flottement de début de jeu quand on n’est pas encore dans la peau de son personnage, des ateliers de préparation active en amont me paraissent résoudre assez bien ce problème.

  3. Salut,

    Je pense que l’outil est utile dans l’optique d’un GN sans backs de personnages : l’approche est par ailleurs bien différente ; d’un côté une approche intellectuelle (lecture écriture), de l’autre une approche et une compréhension physiques, plus proche à mon sens de ce qu’est le GN.

    Ce qui est intéressant c’est que tout est choisi par les joueurs eux mêmes, du coup (pour prendre un exemple précis) il est quasiment impossible qu’un joueur timide se retrouve avec le rôle d’une grande gueule « m’as tu vu » ; le Roi aura vraiment les capacités de jouer un Roi (ce sera même validé tacitement par les autres joueurs).

    Cet outil permet également de faire tomber certaines tensions ou appréhensions liées aux attentes des organisateurs voire des autres joueurs en termes de niveau de jeu ou de RP, et donc, de débuter le « vrai » GN avec une plus grande confiance en soi et des relations préexistantes et positives avec les autres joueurs (quels que soient leurs camps), facilitant du même coup l’entrée en jeu et le niveau de RP.

    L’outil reste un outil et demande a être utilisé de nombreuses fois afin d’en affiner l’usage.

    Pour les risques de surjeu ou de « théatralisation » excessive, sans être catégorique, je crois qu’au contraire cet outil permet à chacun de fonctionner au diapason des autres, un niveau de jeu commun et accepté par tous.

    Enfin, dans le cadre de la découverte de métatechniques valant règles d’affrontement par exemple (comme dans le cas de l’Ars Ordo), il est plus facile de comprendre et d’intégrer cette règle en la pratiquant plutôt qu’en la lisant.

    Merci pour tes remarques en tout cas 😉

  4. Même pour les GN avec des backs et entre « potes », cela peut être utile. D’une part car entre ce qu’on pense jouer avec talent et le vrai talent de jeu, il y a souvent un subtil écart qu’il n’est jamais inintéressant de commencer à combler. Ensuite, parce que ces situations sont des exercices précis, légèrement décalés par rapport à du jeu de rôle et qu’ils offrent donc des expériences inédites qui forcent à sortir des « styles » de jeu dans lesquels après quelques GN on peut avoir tendance à ronroner.

    Evidemment, les meilleurs joueurs et qui sont conscients de l’être n’auront sans doute aucun besoin de ce genre d’exercice. 😉

  5. A la lecture des commentaires,il y a des trucs qui m’échappent : ces exercices sont utilisés pour des gn jeux narrativistes,classiques ou les deux. Y a t’il création d’informations « canon » par rapport à l’univers ?

    Ces exercices sont prévu pour tout les joueurs ou seulement des groupes dont les personnages sont liés ? Et ces groupes sont imposés dans le gn par l’orga ou créé par les joueurs.

    Personellement, j’aime beaucoup préparer le jeu avec les pj qui ont un background commun avec mon personnage mais je déteste par dessus tout avoir la moindre information sur comment les autres joueront et ce pour me laisser la surprise en jeu. (Si le roi est un excentrique et que mon personnage ne le connais pas, ca me dérangerait fortement de découvrir son jeu en workshop)

    Si le debut du jeu est une resucée des répétions du workshop, je préfère la période de flottement 😉

  6. Les ateliers ou workshops sont un outil qui peut être utilisé de nombreuses manières différentes.

    On peut imaginer les utiliser pour un groupe ou pour tous les joueurs.

    On peut les utiliser pour créer du background ou pour se préparer à bien utiliser celui qu’on a déjà.

    Bref, à chacun de voir ce qu’il veut obtenir et comment il peut les utiliser.

  7. J’aime beaucoup l’idée de pouvoir briser la glace avant le jeu (cela rejoint le flottement cité par Lucie), c’est un des intérêts que je vois à ces exercices 🙂 Je pense tester cela lors de ma prochaine organisation, j’en tirerai certainement d’autres conclusions.

    Merci pour cet article 🙂

  8. Je tiens à préciser que je pensais pas que ma liste de liens génèrerait des backlinks de partout.

    Mea maxima culpa, platement désolé 🙂

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